mardi 21 juin 2016

Socci





Pape Bergoglio : « Jésus joue un peu au fou »
★★ ★
et d'autres expressions et actions inconcevables, extrêmement graves prononcées jeudi dernier

Antonio Socci
L'Etranger
Le 19 juin 2016

SOURCE : Rorate Caeli

C’est à en trembler pour un Pape de confondre un diable à deux faces avec Jésus. C’est arrivé jeudi dernier quand Bergoglio s’est référé par erreur à un chapiteau de colonne de la Cathédrale de Vezelay : un cas d’ « erreur d'identité » emblématique de ce pontificat même si un certain écrivain fantôme était probablement à blâmer.

C’est, d'autre part, dans son propre style de mélanger (Jésus et le diable) en proposant que Judas a été sauvé (sans se repentir) donnant l'impression qu’il n’avait donc pas abouti en enfer ...

Il est difficile de savoir si ce Pape croit à l’enfer ou non — mais en l'écoutant — il semble que les seuls qui y vont sont ceux qui sont contre l'immigration de masse, qui utilisent des climatiseurs ou des verres en plastique et les Chrétiens qui suivent l'Évangile à la lettre.

En tout cas, dans ce même discours jeudi soir dernier à la Conférence de l'Église à Rome, Bergoglio n'a pas limité ses commentaires à l'absurdité du chapiteau à Vezelay.

Il a enfilé une série d'inconcevables autres « perles » atteignant les limites de blasphème : Jésus dans l'épisode avec la femme adultère « joue un peu au fou» (une phrase choquante que le site du Vatican a changé par « faire semblant de ne pas comprendre », mais nous avons l'enregistrement ...) et Jésus, dans le même épisode lorsque la femme a été sauvée de la lapidation — « était un peu faible sur la moralité » (ha mancato verso la morale) (ceci est textuel également). Jésus n'était pas « un propre » ( « un pulito »), il a effectivement utilisé cette expression, qui sait ce qu’il voulait dire (mieux vaut même ne pas le demander).

Puis, finalement, Bergoglio a même affirmé que « la grande majorité de nos mariages sacramentels sont nuls » ( contraignant le Père Lombardi à expliquer pourquoi le texte sur le site du Vatican avait été corrigé pour : « une partie de nos mariages » ).

Et pour terminer sa performance, le même Évêque de Rome — a ajouté à cette téméraire et dévastatrice affirmation que, d'autre part, de nombreuses « cohabitations » sont de « vrais mariages » ( légitimant les cohabitations de facto après avoir délégitimé les vrais mariages sacramentels solides).

Tout ceci est seulement curieux et même amusant pour l’opinion publique laïque comme un spectacle de démolition de voitures, mais d'un point de vue Catholique, c’est dévastateur ; c’est une sorte de fléau qui est tombé sur l'Église et qui risque de la détruire.

AU-DELÀ DES LIMITES

C’est à un point tel que Robert Spaemann, l'un des plus grands Théologiens et philosophes Catholiques Allemands, et ami personnel de Benoît XVI, était de retour vendredi en tonitruant à nouveau dans « Die Tagespost » avec un article portant le titre éloquent : « Même dans l'Église, il y a une limite à ce qui est supportable ».

Voici quelques-unes de ses remarques :

« [...] Certaines affirmations du Saint-Père sont en nette contradiction avec les Paroles de Jésus, avec celles des Apôtres ainsi qu’avec la Doctrine Traditionnelle de l'Église.. [...] Si, dans l'intervalle, le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi est vu comme accusant ouvertement d'hérésie le plus proche conseiller et auteur-fantôme du Pape, cela signifie que la situation est allée trop loin en effet. Même dans l'Église Catholique, il y a une limite à ce qui est supportable».

Aussi Spaemann a aussi critiqué l'ambiguïté habituelle de Bergoglio sur certains thèmes abordés dans Amoris laetitia où — pour ne pas être pris dans l'hérésie manifeste — il dit et ne dit pas, il fait allusion mais n'explique pas, il lance furtivement des grenades. *

En voici plus de Spaemann :

«[...] Le Pape François n’est pas très friand de clarté sans équivoque. Il y a peu de temps quand il a déclaré que le Christianisme ne fait pas d’« ultimatums », il est évident que ça ne le dérange pas du tout ce que le Christ a dit : « Si c'est oui, dites « oui », si c'est non, dites « non », tout simplement ; ce que l'on dit en plus vient du Mauvais ». (Matt. 5, 37). Les lettres de Paul sont pleines d’« ultimatums » et, finalement, « Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ». (Matt. 12, 30) ».

Spaemann était déjà intervenu le 29 avril contre « Amoris Laetitia » de Bergoglio expliquant qu’il y avait des « phrases décisives qui changeaient sensiblement les enseignements de l'Église » [...] « Que cette question de violation émerge sans doute pour toute personne qui pense et qui connaît les textes respectifs. [...] « Si le Pape n’est pas prêt à faire des corrections, il restera à un autre Pape plus tard à faire les choses correctes officiellement. »

Un autre philosophe Catholique important, Josef Seifert, collaborateur à la fois de Jean-Paul II et de Benoît XVI, est intervenu récemment avec des critiques sévères qu’il a justifiées de cette manière :

« Le Pape n’est pas infaillible s’il ne parle pas ex-cathedra. Les vrais Papes (comme Formose et Honorius) ont été condamnés pour hérésie. Et il est de notre devoir sacré — pour l'amour et la miséricorde envers beaucoup d'âmes — de critiquer nos Évêques et même notre cher Pape s'ils dévient de la vérité et si leurs erreurs sont préjudiciables l'Église et aux âmes ».

En outre, ajouté à l'absurdité de l'enseignement magistral de Bergoglio, il y a ses décisions dans le gouvernement de l'Église qui sont maintenant teintées d'un accent sud-américain.

DICTATURE

Par exemple, Bergoglio a élaboré une série de mesures qui soustraient les prérogatives des Évêques et les soumettent à une sorte d’« épée de Damoclès » avec le risque de retrait s’ils ne s’adaptent pas eux-mêmes à la « parole » Bergoglienne.

En effet, après les deux Synodes, au cours desquels l'opposition par les Évêques et les Cardinaux à la « révolution Bergoglienne » était vaste et décisive, tout le monde est maintenant intimidé au silence dans le monde ecclésiastique.

Tant et si bien qu’Athanasius Schneider, ce Monseigneur, Évêque au Kazakhstan (où ils se souviennent bien de ce qu’est la tyrannie ) a déclaré :

« Quand nous arrivons à un point dans l'Église où les fidèles, les prêtres et les Évêques ont peur de dire quelque chose, comme dans une dictature, ce n'est pas l'Église. »

Néanmoins, il y a parmi les laïcs Catholiques troublés de plus en plus de voix qui s’élèvent. La plupart d’entre elles venant des Etats-Unis.

Hier, par exemple, Phil Lawler, du site CultureCatholic.org, commentant le discours du Pape jeudi dernier, a publié un commentaire sévère intitulé : Les dommages causés (à nouveau) par les déclarations du Pape sur le mariage » pour lequel il met en lumière d'autres « perles » de cette intervention.

PERSÉCUTION

En ce qui concerne certaines questions pastorales, on est frappé par l'insensibilité de cette papauté face à la tragédie des Chrétiens persécutés, et, en revanche, son approbation des régimes douteux et même des dictatures inhumaines qui continuent de persécuter et d’emprisonner des Chrétiens.

Le cas le plus flagrant — avec les régimes islamiques — est la Chine.

En effet, une cause de scandale fut l'interview de Bergoglio le 2 février à « Asia Times » où il a complètement passé sous silence les énormes problèmes des droits de l'homme et de la liberté religieuse en Chine (où il y a encore des Évêques comme Mgr Su Zhimin (note : forcé à résidence ? )), mais dans cette interview adressée aux tyrans communistes à Pékin, Bergoglio a prononcé des « paroles sauvagement absolutistes du passé, du présent et du futur de la Chine » oubliant « les millions et les millions de victimes que le Pape ne nomme jamais, même pas secrètement » (Magister) **./p>

« Ce qui perturbe de nombreux Catholiques Chinois » écrit Sandro Magister « c’est le silence que les autorités du Vatican maintiennent sur les Évêques privés de leur liberté ».

Puis, au cours des derniers jours, le cas de l'Évêque de Shanghai, Ma Daquin, a fait sensation. L'Évêque — après quatre ans de résidence forcée — a signé une auto-incrimination, typique de l'époque stalinienne ou de la Révolution culturelle Maoïste, dans laquelle il soutient qu'il a été en erreur et fait des excuses à l'Association Patriotique qui est l'Église officielle du régime communiste chinois.

Cependant, il y a plus. Le Père Bernardo Cervellera, l'un des experts les plus informés sur l'Église Chinoise, sur son site « Asia News » ( même si c’est un Bergoglien ), pour l'amour de la vérité, se devait de rapporter : « Un Évêque Chinois craint que quelqu'un au Vatican a piloté Mgr Ma Daqin à faire des « aveux » afin de plaire au gouvernement chinois ».

C’est certain, il y a des millions de Chrétiens Chinois vivant héroïquement leur foi sous la persécution qui ont été profondément déçus, confus et affligés devant cette volte-face. Mais Rome est aussi devenue cela au cours trois dernières années.

À Rome où vous entendez des paroles inconcevables et retentissantes au sujet du Fils de Dieu, comme celles prononcées jeudi dernier à la Basilique Saint-Jean de Latran par Jorge Mario Bergoglio.

* 'Il bande de sasso et de la main nasconde' qui est une expression idiomatique IMPLIQUE quelqu'un qui aime provoquer et puis un nie la responsabilité des répercussions sur les autres, apprécie confondre les autres.

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