lundi 20 juin 2016

Prise 2 !
Le Pape en remet !!!

À peine 2 jours après le catastrophique 16 juin


« Pas de génocide Chrétien au Moyen-Orient »
Tant qu'il restera un seul Chrétien debout ?

« Oui, j'ai eu des crises de foi même comme Pape »
Ah ! Nous comprenons certaines déclarations maintenant !




TITRE ORIGINAL :

IMPORTANT : François : « À de nombreuses reprises, je me suis trouvé dans une crise de la Foi » et même en tant que Pape ; il REJETTE qu’il y a un génocide Chrétien au Moyen-Orient



SOURCE : Rorate Caeli

Comment osez-vous appeler cela un signe de génocide ? !

Les trois derniers jours ont vu une grande partie des commentateurs Catholiques analyser, critiquer ou — dans certains cas — briser les limites de l'intelligence et du bon sens afin de défendre les propos de François sur le mariage et la cohabitation ( réf :session de Questions & Réponses du16 Juin ) comme étant « orthodoxes », profondément « pastoraux » ou même comme présageant une sorte de doctrine « approfondie » ou un « développement ». Cela a amené François à des déclarations à peine moins explosives le samedi 18 juin au Collège universitaire Villa Nazareth à Rome, déclarations qui se sont perdues dans les nouvelles. Il a parlé à l’occasion d’une session de Questions & Réponses devant un grand public pour la plupart des jeunes hommes et femmes.

N’allez pas sur le site du Vatican pour lire ce qu’il a dit. Il n'y a que son bref discours devant un petit groupe et non pas sa longue session de Questions & Réponses qui a suivi avec les jeunes devant une bien plus grande foule. La vidéo complète est sur le canal Youtube du Vatican (Visite au Collège universitaire Villa Nazareth à Rome - 18/06/2016). Ses remarques sur le génocide viennent peu après 01 :05 :50 et sur les crises de Foi peu après 01 :17 :30.

TITRE de l'article du site Vatican Insider : « Je n'aime pas quand certains parlent du génocide des Chrétiens » (19/06/2016) :

« Ce samedi 18 juin, en début de soirée, le Pape François a visité le collège universitaire romain Villa Nazareth. Fondé en 1946 par Mgr Domenico Tardini, qui fut notamment secrétaire d’État de Jean XXIII, ce collège était, à l'origine, destiné aux orphelins et aux enfants des familles nombreuses et pauvres. L’objectif était de valoriser leurs talents et leur vocation au service de l’Église et pour le bien de la société. Le fondateur voulait aussi favoriser une fraternité authentique et aider les jeunes à vivre une expérience de vie communautaire. Le Pape y était en visite accompagné par Mgr Claudio Maria Celli. (...) »

« François ne tient pas à l'utilisation du mot « génocide » pour décrire la situation des Chrétiens au Moyen-Orient : « Je n'aime pas ça — je veux être très clair sur ça — » a déclaré François adoptant un ton très sérieux « lorsque certains se réfèrent à ce qui se passe pour les Chrétiens au Moyen-Orient comme étant un génocide. Ceci est du réductionnisme ». « Ne tournons pas un mystère de la Foi, une forme de martyre en un réductionnisme sociologique du mystère de la foi, du martyre » a-t-il prévenu. « Ces Coptes Chrétiens qui ont eu leur gorges tranchées sur la côte Libyenne, tous sont morts en disant : « Jésus, aidez-moi ». Je suis sûr que la majorité d'entre eux ne savaient même pas lire mais ils étaient des docteurs en cohérence de leur propre Foi Chrétienne, ils ont été des témoins de la Foi, en d'autres mots des témoins de la Foi et la Foi nous amène à témoigner de tant de choses difficiles dans la vie ». « Nous ne devons pas nous tromper », « le martyre cruel » n’est pas la seule façon de donner un témoignage à la Foi chrétienne. Il y a plus de martyrs de nos jours que dans les siècles passés, aujourd'hui, il y a un martyre quotidien, le martyre de la patience, de l'éducation des enfants et de la fidélité dans l'amour ». (...) »

« Les Chrétiens qui n’ont pas vécu de « crise de la Foi manque quelque chose ». « À de nombreuses occasions, je me suis trouvé dans une crise de la Foi. Parfois, j’ai interrogé Jésus et j’ai même douté. Est-ce vraiment la vérité ? Est-ce un rêve ? » C’est ce qui lui est arrivé quand il était « garçon, séminariste, religieux, prêtre, Évêque et même maintenant [il est] Pape ».

Le site Crux ajoute ce qui suit à l'enregistrement des remarques de François sur les crises de la Foi dans son article « Le Pape dit « martyre », ce n’est pas « génocide » qui est le meilleur mot » et portant sur la même session de Questions & Réponses:

« La réponse de François en ce qui concerne le martyre Chrétien est venu quand un de ceux présents lui a demandé s’il n’avait jamais eu une « crise de la Foi » au milieu ce qui se passe dans le monde incluant les souffrances des Chrétiens. »

« Le pontife a dit que la question était « courageuse » de demander cela à un pape, puis il a admis que « de nombreuses fois, il a vécu une crise de la Foi. Quelques fois, il interrogeait Jésus : « Mais pourquoi permettez-vous cela ? »

« Reconnaissant que ces crises de la Foi sont quelque chose qu'il a vécues à travers toute sa vie », comme enfant, comme religieux, comme prêtre, comme Évêque et comme Pape », François a dit qu'un Chrétien » qui n'a pas de doutes, qui n’a pas eu une crise de la Foi, est un Chrétien qui manque quelque chose ... il est un Chrétien qui s’installe dans un peu de mondanité et qui traverse la vie comme ça ».

C’est une chose pour un Pape de se débattre en privé avec des doutes et des crises de Foi. Beaucoup de bons Catholiques, y compris certains Saints, peuvent avoir lutté avec des tentations intenses à leur Foi, ou ont été honnêtement perplexes par les difficultés et les questions concernant la croyance, ou ont vivement ressenti la perception (non réelle) de l'abandon par Dieu, ou ont crié à Dieu en présence de tant de mal dans ce monde, ou sont peut-être tombés dans un doute réel — mais se sont repentis plus tard. C’est une autre chose pour un Pape non seulement de propager en public qu’il connaît des crises de Foi même en tant que Pape, mais aussi d'insulter ceux qui, par la grâce de Dieu, n'ont jamais eu de crise de la Foi. Peut-être que le Pape voulait dire d'être sympathique à ceux qui traversent une crise de la Foi, mais il y a tellement de façons de réconforter ceux qui ont cette expérience sans l'encourager. Il donnait ici des remarques à un public de jeunes qui sont à être formés pour devenir témoins moraux ; finalement, certains d'entre eux vont éventuellement perdre la Foi après avoir entretenu des doutes parce qu’après tout, le Pape leur a dit que c’était acceptable ? Prions pour eux.

Si le Pape vit des crises périodiques de Foi, est-ce que ça ne l’incite pas à être extrêmement prudent avec ce qu’il dit ? Et est-ce que ça ne devrait pas soulever des questions sur l'état réel de son esprit quand il donne ses remarques les plus dommageables et scandaleuses ?

Le déni explicite du Pape François à l’effet que les Chrétiens du Moyen-Orient connaissent un génocide jette également au visage de nombreux témoignages à propos de la manière spécifique dont les Chrétiens ont été mis à part soit pour la conversion soit pour leur anéantissement forcé par ISIS et d'autres groupes djihadistes qui sont tout autant meurtriers. François voudrait que nous nous bornions à dire que les Chrétiens du Moyen-Orient subissent le martyre. Eh bien, les Chrétiens ont continuellement été des martyrs au Moyen-Orient depuis les hordes des premiers Califes qui ont balayé les sables de l'Arabie, il y a près de 1400 ans. La raison pour laquelle nous parlons de « génocide » contre eux est parce que le niveau de répression des Chrétiens par les Musulmans a atteint des niveaux sans précédent depuis les génocides Arméniens et Assyriens, il y a près d'un siècle. Même si les Chrétiens ne sont pas la seule minorité religieuse qui connaît un génocide aux mains des Islamistes en Syrie et en Irak (les Yézidis viennent à l'esprit), ceci n'efface pas le fait qu'ils vivent un génocide.

Des groupes laïcs tels que l'Association Internationale des Génocides et même la Chambre des Représentants (USA) (par vote unanime) ont reconnu que les Chrétiens du Moyen-Orient souffrent de génocide, ce qui rend le refus du Pape de considérer la situation comme un génocide d'autant plus exaspérante et insensible. (Nous invitons nos lecteurs à voir par eux-mêmes l’étude des Chevaliers de Colomb en faveur de la défense des chrétiens : LE GÉNOCIDE CONTRE LES CHRÉTIENS AU MOYEN-ORIENT (publié plus tôt cette année)