samedi 11 juin 2016

François découvre l’hérésie
(en la prononçant !)




par Christopher A. Ferrara
SOURCE : The Remnant
Le 10 juin 2016













Depuis plus de trois ans maintenant, François torture les oreilles des Catholiques et perturbe les esprits Catholiques avec une interminable série de sermons hétérodoxes et de « méditations » tordues sur l'Écriture, la plupart d'entre eux livrés dans la chapelle de sa piaule à l'hôtel cinq étoiles de la Casa Santa Marta. Le spectacle quotidien est devenu presque comique :


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.
  • Jésus prétend juste être en colère avec Ses Disciples ;
  • L'enfant Jésus « a probablement dû demander pardon » à Marie et à Joseph pour sa « petite escapade » au Temple ;
  • Saint Paul déclare : « Je me vante seulement de mes péchés» (confondant apparemment Saint Paul avec Martin Luther) ;
  • Quand Marie était au pied de la Croix, sûrement qu'Elle voulait dire à l'Ange :« Menteur ! J’ai été trompée » ;
  • Quand nous allons à la confession, « ce n’est pas que nous disions notre péché et que Dieu nous pardonne. Non, pas ça ! Nous cherchons Jésus-Christ pour lui dire : " Ceci est votre péché et je pècherai à nouveau " »
  • La Tour de Babel était un « mur » symbolisant la xénophobie ;
  • Lorsque nous comparaîtrons devant Lui pour le Jugement, Dieu ne nous demandera pas si nous sommes allés à la Messe ;
  • Les prêtres devraient donner l'absolution à ceux qui ont « peur » de divulguer leurs péchés parce que le « langage des gestes » suffit (encourageant ainsi des absolutions invalides) ;
  • Matthieu a résisté à son appel par le Christ et se cramponnait à son argent — « Non, pas moi ! Non, cet argent est à moi » ;
  • L'Évangile est simplement une « réflexion » sur les « gestes » du Christ parce que l'Église « ne donne pas des conférences sur l'amour, sur la miséricorde » (c’est le travail de François !) ;

Le miracle du Christ de la multiplication des pains et des poissons est « plus qu'une multiplication, c’est un partage, animé par la foi et la prière ».

Et ça va ainsi à l'infini. Ce ne sont que quelques exemples sortis de ma tête et sans ordre particulier. Qu'il suffise de dire que, étant donné sa dépendance à dire tout ce qu’il pense contrairement à ce que l'Église enseigne, François est le premier Pape dans l'histoire de l'Église qui est littéralement une fontaine d'erreurs et, donc, une démonstration continue des raisons pour lesquelles la définition dogmatique de l'infaillibilité papale du Premier Concile du Vatican a alors été cernée soigneusement par des critères qui ont sévèrement limité sa portée précisément aux définitions dogmatiques.

Mais cette semaine, nous avions quelque chose de nouveau, même pour François. Voici le sermon à Casa Marta le 9 juin (la traduction de l'italien est tout à fait exact) :

« Ce sain réalisme de l’Église Catholique : l’Église Catholique n’enseigne jamais "ou ça, ou ça". Ceci n’est pas Catholique. L’Église dit : "ceci et ceci". "Fais la perfection : réconcilie-toi avec ton frère. Ne l’insulte pas. Aime-le. Mais s’il y a un problème quelconque, au moins mettez-vous d’accord, pour ne pas déclencher la guerre ».

Ce sain réalisme du catholicisme. Il n’est pas catholique (de dire) "ou ceci, ou rien" : ceci n’est pas catholique. C’est hérétique. Jésus sait toujours cheminer avec nous, il nous donne l’idéal, il nous accompagne vers l’idéal, il nous libère de cette cage de la rigidité de la loi et nous dit : mais, faites jusqu’au point où vous pouvez aller. Et lui, il nous comprend bien. Il est notre Seigneur et voilà ce qu’Il nous enseigne ».

Eh bien, bien sûr, tout cela est pourri. Mais le pire, ce sont les déclarations qui affirment que : (a) c’est « hérétique » pour un Catholique de dire « ça ou rien » concernant la loi morale, (b) l'Église est « réaliste » à propos de l'application des préceptes moraux, (c) Jésus ne nous donne que « l'idéal » vers lequel Il « accompagne » simplement la personne en exigeant seulement d’elle son obéissance « au point qu’elle en est capable » et (d) ceci est l'enseignement de Dieu, qui sont — pris individuellement et dans leur ensemble —eux-mêmes ouvertement hérétiques.

Comme le fait remarquer Rorate Caeli, dans Jean Paul II Veritatis Splendor déclare à l’encontre de François, que :

Ce serait une très grave erreur de conclure... que la règle enseignée par l'Église est en elle même seulement un " idéal " qui doit ensuite être adapté, proportionné, gradué, en fonction, dit-on, des possibilités concrètes de l'homme, selon un " équilibrage des divers biens en question »... ce qui est inacceptable mais est au contraire l'attitude de celui qui fait de sa faiblesse le critère de la vérité sur le bien, de manière à pouvoir se sentir justifié par lui seul, sans même avoir besoin de recourir à Dieu et à sa miséricorde.

« Cette dernière attitude corrompt la moralité de toute la société, parce qu'elle enseigne le doute sur l'objectivité de la loi morale en général et le refus du caractère absolu des interdits moraux portant sur des actes humains déterminés, et elle finit par confondre tous les jugements de valeur… »

Curieusement, chez l’écrivain fantôme de Amoris Laetitia, l’Archevêque hurberlu Victor François ( « Guéris-moi avec ta bouche ») Fernandez, semble avoir une dépendance linguistique du mot « concret » dans le contexte de la loi morale : « les situations concrètes » (26, 31), « les réalités concrètes (31), « les préoccupations concrètes » (36) « les circonstances concrètes » (175), « les réalités concrètes de la vie de famille » (203) , « les préoccupations concrètes des familles » (204), « les exigences concrètes de la vie » (223), « les questions concrètes auxquelles sont confrontées les familles »(229), « la situation concrète » (301), « la vie concrète d'un être humain » (304), et— en accord avec le sermon hétérodoxe de cette semaine de François « la complexité concrète des limites de quelqu’un » (303).

Pis encore, Amoris adopte précisément le critère que Jean Paul II a rejeté en ligne avec toute la Tradition : « La propre faiblesse de quelqu’un » dans l'application de la loi morale. En effet, le fameux chapitre 8 de ce honteux document est effrontément intitulé «ACCOMPAGNER, DISCERNER ET INTÉGRER LA FRAGILITÉ ».

Mais regardez le côté positif : au moins François reconnaît encore le concept d'hérésie. Maintenant il aura seulement à l'appliquer à l'hérésie actuelle. Le sermon du 9 juin pourrait faire un bon début.

Désolé pour la légèreté. Mais vraiment, est-ce qu’un tout autre ton peut être utilisé à ce point ? Nous avons passé au-delà du domaine du scandaleux pour en arriver au domaine de l'absurde. Je ne peux pas croire que tout Catholique honnête puisse encore prendre ce pontificat au sérieux sous quelqu’aspect autre que la menace que son absurdité même fait peser sur l'intégrité de la mission de l'Église.