lundi 27 juin 2016

Beau cas...

La Bête Étatique avance
Voyez l'argumentation de la Bête
Bientôt près de chez vous...

Par : Lianne Laurence
SOURCE : Life Site News


HAMILTON, Ontario, le 24 Juin 2016 (LSN) - Près de quatre ans après le dépôt d'une ordonnance du tribunal pour défendre ses droits parentaux et selon la Charte des Droits relatifs à la liberté religieuse, Steve Tourloukis, un dentiste d’Hamilton (Ontario, Canada) et père de deux enfants a finalement eu sa journée au tribunal.

Mais lui et son avocat Albertos Polizogopoulos se sont retrouvés encerclés et durent affronter jeudi non seulement le Conseil scolaire du District de Hamilton-Wentworth, mais le Syndicat des enseignante(e)s des écoles élémentaires de la province et aussi le gouvernement libéral de l'Ontario.

Tourloukis demandait à la Cour de déclarer qu'en tant que parent, il ait le dernier mot sur ce sur quoi ses enfants puissent être enseignés à l'école publique.

Il a aussi demandé que la Cour constate que le Conseil scolaire de son district viole ses droits de liberté religieuse protégés par la Charte des Droits en refusant d’informer à l'avance quand et comment les enseignants traiteront en classe de sujets sensibles comme l'avortement, l'homosexualité, le « mariage » de même sexe et l’éducation sexuelle pour qu’il puisse retirer ses enfants de la classe s’il pensait qu'ils seraient exposés à ce qui serait de « faux enseignements » selon leur foi Orthodoxe Grecque.

Mais en déposant la cause de Tourloukis devant le Juge de la Cour supérieure de l'Ontario, Robert Reid, l’avocat Polizogopoulos s’est vu être opposé par six collègues de sa profession de l'autre côté de la clôture, la majorité payée par les deniers publics : le Conseil scolaire, le syndicat des enseignat(e)s et le bureau du Procureur général de l'Ontario.

Dans ce qu’il a caractérisé comme une bataille de « David contre Goliath », Lou Iacobelli, président du Fonds de défense pour l'éducation des droits parentaux (PRIEDF), qui a financé Tourloukis dans cette cause, a fait remarquer que l'intervention des libéraux en matière civile « rend clair qu’ils n’ont pas l'intention que de respecter la liberté religieuse et les droits parentaux en matière de « d'équité et d'éducation inclusive » ».

Des défenseurs des droits parentaux se rassemblent à l'extérieur du palais de justice. Lianne Laurence / LifeSiteNews

« Les parents devraient être indignés de la position nouvellement trouvée par ce gouvernement pour porter atteinte aux droits parentaux qui est un renversement complet de la politique de longue date du Ministère de l'Éducation » a souligné Iacobelli, un blogueur catholique et enseignant à la retraite.

« Cette politique, a-t-il ajouté, a toujours permis à un parent qu’il pouvait retirer son enfant de toute leçon qu’il trouvait inacceptable ».

En effet, alors que Polizogopoulos défendait la cause dans une salle d'audience au sixième étage, environ 40 personnes se sont rassemblées sur le trottoir à l'extérieur, portant des pancartes indiquant « Premier Ministre, cessez de violer le droits parentaux » et «Les parents sont les premiers éducateurs. Ne le savez-vous pas, Kathleen ? » (note : Kathleen Whynne est Ministre de l’Éducation).

La demande du père a été logée il y a six ans

L'affaire remonte à la demande de Tourloukis en septembre 2010 — lorsque sa fille était à la maternelle et son fils en 2 e année — que l'école l'informe à l'avance lorsque certains sujets viendraient être à traités pour qu’il puisse déterminer si ses enfants devraient éviter de participer à ces leçons.

« Mon client dit que certains sujets sont des questions religieuses » a dit Polizogopoulos à la Cour et que c’est son devoir d'enseigner à ses enfants ces questions tels que le « mariage » de même sexe et l'avortement selon leur Foi Orthodoxe Grecque.

Polizogopoulos a décrit la motivation de Tourloukis comme suit : « J’ai une obligation religieuse de protéger mes enfants des faux enseignements. Si je ne le fais pas, je suis en défaut en tant que parent et je commets un péché ».

Tourloukis n'a pas d'objection à ce que ses enfants recoivent des informations factuelles ou que les élèves parlent de ces questions, mais il voulait savoir quand et comment ces enseignements seraient transmis dans la salle de classe parce que les enseignants sont des figures d'autorité « et tiennent une place très spéciale aux yeux des enfants ».

Mais « sa demande n'a jamais eu la moindre chance » a dit Polizogopoulos, parce que « les enseignants de l'école avaient reçu une consigne écrite leur indiquant comment rejeter cette demande ».

La demande de Tourloukis est venue à la suite de la « Stratégie inclusive en matière d’Équité et d’Éducation » en 2009 de la part de la Ministre de l'Éducation Kathleen Wynne qui visait à créer un environnement neutre, sûr, acceptant et accueillant pour tous les élèves, y compris ceux s’identifiant comme LGBTQ ou provenant de foyers homoparentaux de même sexe.

Un manuel d'instruction daté de 2010 émis par le Conseil scolaire de son district déclarait que le Conseil d'administration n'a pas à « cautionner » les enfants qui se retirent du cours portant sur l'homosexualité. Comme rapporté par le site Life Site News plus tôt, le document décrit des « réponses rapides » pour les enseignants afin de contrer les objections des parents au programme « anti-homophobie » telles que : « Il n’est pas question de droits des parents. Les enfants ont le droit à une éducation inclusive sans discrimination ».

« La seule chose que la Commission scolaire a examiné, à mon avis, était les sentiments de ces enfants hypothétiques en classe qui pourraient être offensés par la demande des enfants de quitter la classe » même s’il n’y a aucune preuve qu’un enfant ait pu être offensé » a dit Polozigopoulos à la Cour.

« La croyance erronée ou spéculative de l'école que d'autres enfants seraient victimes de discrimination les a amenés à dire « aucune exception » a-t-il noté.


Le Conseil d'administration de la Commission scolaire n'a même pas non plus considéré que la Charte des Droits de la liberté religieuse de Tourloukis pouvait être impliquée, a soulevé l'avocat. Au lieu de cela, on lui a dit qu'il pouvait retirer ses enfants de l’école publique et les inscrire dans des écoles privées ou Catholiques, ou encore de les enseigner à la maison.

Les écoles imposent la tolérance - pour certains

L’avocat du Conseil d’administration de la Commission scolaire du district, Zega Mark, a déclaré que Tourloukis a droit à l'éducation publique, mais il n’a pas le droit d’« imposer ses vues religieuses » par « l'envoi d'un message à quelqu'un d'autre que son mode de vie n’est pas acceptable ».

Le fait de quitter la salle de classe « transmet un message de non-acceptation qui ne peut pas être accepté dans un système scolaire public où la tolérance est un objectif légal » a dit Zega à la Cour.

L’avocate Kate Hughes, représentante du Syndicat des enseignant(e)s à l’élémentaire ainsi que les avocats du Procureur du gouvernement, Josh Hunter et Emily Bala, ont tous référé à la Loi 13 portant sur la tolérance des écoles de l'Ontario comme un cadre pour les obligations légales des Conseils scolaires.

Mais Polizogopoulos a argumenté que la demande de son client pour son accommodement religieux est antérieur à cette loi adoptée en juin 2012.

Il a ajouté qu’il y a « plusieurs exemples de parents qui reçoivent des accommodements pour des raisons religieuses, mais la demande de Tourloukis a apparemment heurté une obligation perçue de l'école de décourager l'homophobie ».

« Est-ce que la Commission scolaire prend la position que d'avoir une vision traditionnelle du mariage ou d’avoir la vue biblique du mariage est vraiment homophobe ? » a questionné Polozigopoulos.

« Si elle le fait, nous pouvons avoir de plus gros problèmes ici ».

Tourloukis défend son cas

Tourloukis a dit aux journalistes après l'audience qu’il « est un peu déçu de la façon dont les choses ont été présentées à la Cour ».

« Ça ne me dérange pas que mes enfants soient exposés à des informations factuelles » a-t-il souligné. « Je ne plaide pas pour l'ignorance et je ne cherche pas à censurer les autres enfants ».

Tourloukis a ajouté : « Je m’objecte seulement à eux en ce qui concerne leurs enseignements subjectifs à mes enfants sur certains sujets ».

L’avocat Zega du Conseil d’administration de la Commission scolaire du district avait fait valoir que sa demande était vague et « encadrée d'une manière où elle est impossible à gérer » et l’avocat Hughes ( du syndicat des enseignants ) a affirmé que c’était « non seulement déraisonnable, mais aussi irréalisable » à cause des problèmes d'équité et d'inclusivité qui sont enracinés dans les styles de vie des LGBTQ qui sont intégrés tout au long du programme d'études.

Mais Tourloukis dit que sa « demande n’est pas unique ». Le Conseil d'administration dispose de deux politiques obligeant à donner aux parents un préavis de ce qui est enseigné et son propre conseiller en matière d’équité a dit à l'école d’honorer sa demande, a-t-il dit aux journalistes.

En outre, la « même demande écrite exacte que j'ai soumise a été honorée par d'autres Conseils scolaires de l'Ontario » a-t-il dit, et par d'autres principaux d’école de son même district.

« Le refus de mon Conseil scolaire de me donner un préavis est scandaleux ».

Les droits parentaux attaqués

Iacobelli dit qu’il trouve « inexcusable » et « absolument étonnant » que le gouvernement Ontarien « soit intervenu pour empêcher un père d'être capable de retirer ses enfants des leçons qui heurtent les croyances religieuses de sa famille ».

« Si Tourloukis perd, a-t-il ajouté, l'État aura un précédent juridique l'autorisant à enlever les droits parentaux à tous ».

Et tandis que le Gouvernement de la Province d’Ontario et le Conseil d’administration de la Commission scolaire utilisent les deniers des contribuables « pour saper et de faire disparaître les droits parentaux » les « parents qui veulent se battre légalement doit lever les fonds par eux-mêmes » a souligné Iacobelli.

« L'affaire a coûté à ce jour plus de 60 000 $ (42 000 € ). Ceci est erroné financièrement, moralement et juridiquement » a-t-il dit, ajoutant à titre de président PRIEDF ( fonds protégeant les droits d’éducation des parents ) « je crois que nous devons prendre des mesures pour défendre ces droits avant qu’ils ne disparaissent pour de bon pour nos enfants et pour nous-mêmes ».

Le Juge Reid a pris la cause en délibéré.