mardi 21 juin 2016

Rencontrez son père...
spirituel



TITRE ORIGINAL : Le Pape de Martini : les couples en cohabitation ont la Grâce du « vrai mariage »

François affirme que ceux qui cohabitent
peuvent avoir la « grâce d'un vrai mariage »
L’héritage de Martini continue


Par John Vennari
SOURCE : Catholic Family News









Notre Seigneur a commandé à Pierre de confirmer ses frères dans la Foi (Luc 22 :32). François se plaît à faire le contraire.

Le 16 Juin, lors d'une session de questions et de réponses à l’occasion d'une conférence à Rome, le Pape François a donné à entendre que ceux qui vivent dans une cohabitation « fidèle » peuvent avoir « la grâce du mariage réel en raison de leur fidélité ».

Contrairement à ce qu'affirme François, cependant, la cohabitation ne peut jamais porter en elle la grâce du mariage proprement dite parce que c’est la tombe du mariage véritable.

Poursuivant sa course de trois ans de commentaires publics téméraires qui évoquent le scandale dans le monde entier, François a parlé de la situation en Argentine là où beaucoup de couples participant aux classes préparatoires au mariage cohabitent typiquement. Catholic News Agency (CNA) rapporte ce qui suit :

«Ils préfèrent cohabiter [dit François],, ce qui est un défi, une tâche. Ne demandez pas : « Pourquoi ne vous mariez-vous pas ? Non, accompagnez, attendez, et aidez-les à mûrir, aidez leur fidélité à mûrir ».

Il a dit que dans la campagne du nord-est de l'Argentine, les couples ont un enfant et vivent en cohabitation. Ils ont un mariage civil quand l'enfant va à l'école, et quand ils deviennent grands-parents ils se « marient religieusement ».

«C’est une superstition, le mariage fait peur au mari. C’est une superstition que nous devons surmonter » a dit le Pape. « J'ai vu beaucoup de fidélité dans ces cohabitations et je suis sûr que c’est un vrai mariage, ils ont la grâce d'un vrai mariage en raison de leur fidélité, mais il y a des superstitions locales, etc».

Bien que certains puissent être choqués par l'observation suivante, je vois vraiment l'élément démoniaque dans la dernière affirmation de François. Un aspect du diabolique consiste en une manifestation de l’opposé de l'enseignement du Christ et Chrétien. Dans la Messe Noire (comme déjà expliqué par Mgr Sheen) les prières sont dites à rebours, le Notre Père est récité à l’envers.

L'explication de François est à rebours. C’est tout simplement une inversion démoniaque de la nature entière du mariage lui-même. Il propose en quelque sorte de vivre dans un état prolongé de fornication, ce qui est un péché mortel qui provoque la mort de l'âme et ça génère, selon lui, en quelque sorte la grâce d'un « vrai mariage » qui contribue à la vie de l'âme.

La cohabitation est un état permanent de fornication qui est un péché mortel contre le sixième commandement. Saint Paul, énonçant des péchés graves que les Chrétiens doivent éviter, prévient que le fornicateur (I Cor. 6 : 9-10) « ne verra pas Dieu »..

François ne parle jamais le langage du Christianisme sur cette question, mais présente une purée bizarre de ce qu’il considère les beaux aspects de la morale Chrétienne assorti d’un humanisme romantique.

Selon toutes les apparences, il semble que François ne croit pas que les péchés de la chair soient des péchés mortels. Ou s’il y croit, il est expert à retenir cette croyance pour lui-même. Quand on aborde les questions des Catholiques divorcés et « remariés », la cohabitation ou l'homosexualité, il ne réitère jamais que ces péchés et ces modes de vie sont des péchés mortels dont il faut se libérer immédiatement. Jamais n’en a-t-il exprimé le moindre souci, la plus petite indication, que les péchés mortels de la chair inavoués résultent dans la damnation éternelle de ceux qui les commettent. Il n'a aucun sens d'urgence pour les personnes piégées dans ces péchés. Jamais non plus on ne l'entend réitérer l'avertissement de Notre-Dame de Fatima que « un plus grand nombre d’âmes vont en enfer pour les péchés de la chair que pour toute autre raison ».

François s’est avancé bien au-delà en parlant des « aspects positifs » allégués de la cohabitation (le radotage que nous avons entendu pendant les deux derniers Synodes), en allant maintenant jusqu’à laisser entendre que la cohabitation « fidèle » peut en quelque sorte transformer une vie dans le péché en une vie de la grâce. En cela, comme dans beaucoup d'autres domaines, il semble suivre l'exemple du moderniste, le Cardinal Martini, que François louange comme le « Père pour toute l'Église ».

François suit Martini

François a été considéré comme le « Pape de Martini » dès le premier jour. La puissante faction Martini aux deux Conclaves de 2005 et 2013 a mis tout leur soutien derrière Bergoglio, le « candidat de Martini ». Thomas C. Fox, l’Éditeur du National Catholic Reporter, a publié en titre de célébration de Bergoglio comme Pape : « Le Rêve du Cardinal Martini : L'Église de François ».

Résumons certains traits modernistes de Martini :

Dans sa dernière interview, que Martini a demandé à être publiée après sa mort, Martini dit l'Église Catholique est « 200 ans de retard ».

De plus Martini s’est plaint : « Notre culture a vieilli, nos églises et nos maisons religieuses sont grandes et vides, l'appareil bureaucratique de l'Église grandit, nos rites et nos habits sont pompeux ».

Martini a encouragé l’ouverture à la réception de l'Eucharistie par les Catholiques divorcés et remariés, la conseillant contre ce qu’il a appelé de la « discrimination ».

Dans son livre « Conversations nocturnes avec le Cardinal Martini » publié en 2010, Martini parlant du dialogue avec les non-Catholiques ; il a déclaré qu'une fois que vous parlez franchement avec les membres de diverses autres religions : « Vous serez même heureux que l'autre personne soit un Protestant ou un Musulman ».

Martini a reconnu la dissidence par rapport à Humanae Vitae exprimée par les Évêques Allemands et Autrichiens comme « pointant vers une direction que nous pourrions promouvoir aujourd'hui ».

Aussi Martini a appelé à une approche plus collégiale et synodale de la gouvernance de l'Église.

Comme nous le verrons, Martini a aussi sapé la morale Catholique, affirmant que les jeunes ont déjà des relations intimes avant le mariage et devrait être laissés à eux-mêmes pour faire leurs propres jugements.

Pourtant, François, au premier anniversaire de la mort du Cardinal Martini, l’a publiquement salué comme « un Père pour toute l'Église ».

François a continué en lançant un appel pour appeler Martini une figure «prophétique», et « un homme de discernement et de paix ».

François suit Martini et la tendance des Jésuites modernistes dans un affaiblissement délibéré de la vraie morale Catholique. Dans le passé, nous avons rapporté trois éléments de Martini que François suit consciencieusement :

1) Les pédales douces de Martini sur l'homosexualité : « Il ne me serait pas venu de les juger » qui préfigure le commentaire de François : « Qui suis-je pour juger ? » ;

2) L’affirmation de Martini : « Vous ne pouvez pas faire de Dieu un «Dieu Catholique » — une phrase répétée par François dans son entrevue à La Repubblica en 2013 où il a dit : « Je crois en Dieu, pas en un Dieu Catholique ».

3) L'insistance de Martini pour que les Catholiques divorcés et « remariés » puissent être autorisés à recevoir l'Eucharistie, un objectif effectivement accompli par le scandaleux Amoris Laetitia de François.

Nous allons maintenant examiner les paroles du Cardinal Martini en ce qui concerne la morale Catholique traditionnelle et plus spécialement ses conseils pervers pour les jeunes. L'approche de Martini implique un déni implicite des péchés de la chair.

Martini : « L'Église parle trop au sujet du péché »

Les plus audacieux défis de Martini à la morale sexuelle Catholique se trouvent dans le livre « Conversations nocturnes avec le Cardinal Martini : La pertinence pour l'Église de demain, Interview approfondie conduite par le Père Georg Sporschill, S.J, 2010 ». Initialement publié en italien.

Au début de l'entrevue, Martini dit : « Les temps sont révolus depuis longtemps où l'Église pouvait vous amener dans un discours pour que vous ayez une conscience coupable ».

Au cas où nous ne pigez pas ce qu’il dit, il dira plus tard : « L'Église parle trop au sujet du péché ».

Il continue à dire : « Le souhait que le Magisterium puisse dire quelque chose de positif sur la sexualité est justifié. Dans le passé, l'Église a sans doute trop parlé du Sixième Commandement. Parfois, le silence aurait été préférable ».

Aussi Martini a été vraiment dédié à faire changer les choses. Il écrit :

« Dans la préparation de la dernière élection papale [2005], nous, les Cardinaux, avons nous-mêmes discuté ouvertement des questions auxquelles le nouveau Pape ferait face et auxquelles il devrait donner de nouvelles réponses. Parmi elles, ai-je dit, ont été les questions portant sur la sexualité et la Communion pour ceux qui sont séparés et remariés ».

Quels sont quelques-unes des « nouvelles réponses » que Martini propose en ce qui concerne la sexualité ?

Martini dit : « Aujourd'hui, aucun Évêque ou un prêtre n’est inconscient du fait que l'intimité physique avant le mariage est un fait. Nous devons repenser cela si nous voulons promouvoir la fidélité conjugale. Rien ne sera acquis par des positions irréalistes ou des interdictions ».

En d'autres termes, un nombre croissant de jeunes pèchent contre 6e et le 9e Commandements et Martini prône une politique d'abandon — laissant les jeunes à effectivement à leurs passions.

« J'ai appris par des amis et des connaissances » poursuit Martini « comment les jeunes partent en vacances ensemble et dorment dans la même chambre. Personne n'a jamais eu l'idée de cacher ou de considérer cela comme un problème. Devrais-je commenter à ce sujet ? C’est difficile ».

Pourtant, qu’est-ce qui est difficile de reconnaître un comportement immoral qui ruine les âmes et puis d’offrir une correction ferme, aimante ?

Dans tous les cas, Martini continue à commenter d’une telle manière à laisser la porte ouverte pour les jeunes (et n’importe qui d’ailleurs) de poursuivre dans l'activité pécheresse condamnée par l’Église et la Sainte Écriture. La recrudescence massive d'aujourd'hui de la fornication est en quelque sorte un « développement » à ses yeux.

Nulle part on ne voit le Cardinal Martini (ou François) répéter l'enseignement clair de Saint Paul : « Vous savez sûrement que ceux qui font le mal n'auront pas de place dans le Royaume de Dieu. Ne vous y trompez pas : les gens immoraux, adorateurs d'idoles, adultères, pédérastes, voleurs, envieux, ivrognes, calomniateurs ou malhonnêtes, n'auront pas de place dans le Royaume de Dieu »(I Cor. 6 : 9-10).

« Les chemins ne peuvent pas venir d'en haut »

Martini évite le rôle de l'Église en tant que Maîtresse de morale de l'humanité et suggère que les jeunes devraient être laissés à eux-mêmes pour décider ce qu’ils veulent faire. « Nous ne pouvons pas exiger des vies parfaites de nos enfants et des jeunes. Ils trouveront leur chemin progressivement. Les chemins ne peuvent pas être prescrits d’en haut, de nos tribunes et de nos Chaires. La direction de l'Église sera soulagée d'un fardeau si elle écoute, fait confiance et dialogue avec les jeunes. La chose essentielle est d'encourager les individus Chrétiens dans leur capacité de faire des jugements ».

Faire des jugements fondés sur quoi ? Sur des mauvaises habitudes acquises à succomber aux passions ? De habitudes des passions qui deviennent rapidement une sorte de dépendance ? De habitudes de ceux qui n’ont jamais appris le principe de base réitéré par les Saints Catholiques d’« éviter l'occasion de pécher ? » Est-ce que Martini est ignorant de cet avertissement de Saint Thomas d'Aquin : « la fille première-née de la luxure est la cécité de l'esprit ? » Est-ce que l’aveuglement de l'esprit est une bonne base pour faire des jugements ?

Martini déjà affirmé que les jeunes ne devraient être adressés en ces matières à partir des « Chaires », c’est-à-dire de la Doctrine Catholique traditionnelle. Et Martini a dit plus tôt que l'Église et le Pape doivent être prêts à donner de nouvelles réponses aux questions portant sur la sexualité humaine. L'enseignement de Saint Paul dans 1 Corinthiens 6 n’entre jamais dans l'équation de Martini.

Encore une fois, le Pape François, au premier anniversaire de la mort du Cardinal Martini, a publiquement salué comme « un Père pour toute l'Église » et a continué à appeler Martini une figure « prophétique », et « un homme de discernement et de paix ».

Pas compétents pour être des servants de Messe

Pour porter cela rapidement à une conclusion :

1) François suit Martini dans son mépris pour le péché mortel de fornication et est prêt à laisser la porte ouverte pour les personnes engagées dans la dépendance de ces péchés à poursuivre leur mode de vie inacceptable — Martini dans le cas de promiscuité des jeunes et François dans le cas des couples en cohabitation. Pire, François invente une théologie dégénérée par laquelle la « fidélité » humaniste des couples en cohabitation peut magiquement se transformer en une sorte de vrai mariage. En cela, François suit l'appel de Martini à parler « positivement » et de donner « de nouvelles réponses » aux questions sur la sexualité humaine.

2) Ces déclarations de François et Martini affichent une pensée perverse qui les rendent toutes deux inaptes à servir comme servants de Messe si ce n’était des postes exaltés qu’ils occupent et qu’ils ne méritent pas.

3) L'enseignement destructeur des âmes de ces hommes n'est pas venu de nulle part. Ça a été endémique dans l'Église parmi les Théologiens Modernistes de morale depuis le temps de Vatican II. Des écrivains influents tels que les Pères Joseph Fuchs, Richard McBrien, Richard McCormack et d'innombrables autres proposèrent leur perversité dans les collèges et les séminaires Catholiques sans aucune discipline efficace des pontificats relâchés des Papes Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI. Il est de notoriété publique que l'Ordre des Jésuites tout entier est notoirement pro-homosexuel et l’a été depuis des décades. Après 50 ans de ce laxisme scandaleux — le résultat direct de la révolution de Vatican II — un pontificat comme celui de François était inévitable.

4) Tragiquement, comme l’Évêque Mgr de Galarreta (FSSPX) a noté dans son beau sermon à Winona le 3 Juin, il semble n’y avoir aucun groupe d'Évêques qui se tienne debout au travers du chemin de destruction de François.

Il appartient aux intéressés Catholiques de quelque rang, laïcs, prêtre ou Évêque, de résister publiquement à l’effritement de la morale Catholique par François, de prier pour que son pontificat puisse être corrigé ou considérablement raccourci, de nous armer en étudiant la Foi Catholique de tous les temps à partir des grands manuels de théologie pré-Vatican II et de promouvoir la vraie Foi à tous ceux dans notre sphère d'influence.

Enfin, nous devons nous rappeler que la solution ne réside pas dans le retour du bon vieux temps supposé de Benoît XVI et de Jean-Paul II, deux révolutionnaires de Vatican II, dont les politiques œcuméniques modernistes a produit le bouleversement actuel (par exemple, ce fut Jean-Paul II qui a élevé à la fois Kasper et Bergoglio au rang de Cardinal).

Au contraire, la réponse est un retour à la pleine intégrité de la Doctrine Catholique dans le même sens et la même explication de ce que l'Église a toujours tenu, et dans le cadre anti-moderniste contre-révolutionnaire du plus grand pontife du 20ème siècle, le Pape Saint Pie X. Aucune autre solution va faire.