samedi 4 juin 2016

Le représentant du Saint-Siège « accueille » l’objectif de l'ONU
en matière d’« accès universel à la santé sexuelle et reproductive »




SOURCE : Voice of the Faily
Le 3 juin 2016

Un représentant du Saint-Siège, à l’occasion d’une intervention à l'Assemblée de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) la semaine dernière à Genève, a accueilli l’Objectif du Développement Durable #3 et tous ses sous-objectifs, en dépit du sous-objectif # 7 qui appelle à « l'accès universel aux services de soins de santé sexuelle et reproductive ». Ces termes sont définis comme comprenant l'avortement et à la contraception par de nombreux puissants gouvernements et organismes.

Monseigneur Jean-Marie Musivi Mupendawatu, secrétaire du Conseil Pontifical pour la Pastorale des Travailleurs de la Santé a déclaré à l’OMS que le Saint-Siège félicitait le rapport sur la santé dans l'Agenda de 2030 du Développement Durable, qui comprend les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies ( ODD ) et leurs sous-objectifs.

L'ODD aura une immense influence sur la direction des prises de décision nationales et internationale et de l'aide financière au cours des 15 prochaines années. L'ONU affirme que les ODD « démontrent l'ampleur et l'ambition de ce nouvel agenda universel » qui doit être mis en œuvre « pour toutes les nations, tous les peuples et pour tous les segments de la société ».

La délégation du Saint-Siège, a dit Mgr Mupendawatu, « se félicite de l'emphase essentielle sur la dignité de la personne humaine et sur l'accent mis sur l'équité exprimée dans l'engagement que « personne ne sera laissé derrière ». « Ceci, a-t-il poursuivi, en termes de la santé qui est exprimée dans l'objectif # 3 à savoir « assurer une vie saine et promouvoir le bien-être pour tous à tous les âges », cet objectif possède 13 cibles qui sont étayées par une couverture universelle comme étant la clé de la réalisation de tous les autres (OMS69 / 15 par. 25) ».

L'acceptation sans réserve de Mgr Mupendawatu de l'objectif 3 et de ses cibles, notamment la cible 3.7 qui se lit comme suit :

« D'ici 2030, assurer l'accès universel aux services de soins de santé sexuelle et reproductive, y compris la planification familiale, l'information et l'éducation et l'intégration de la santé reproductive dans les stratégies et programmes nationaux ».

Les « services de soins de santé sexuelle et reproductive » sont largement définis comme comprenant l'avortement et la contraception. Par exemple, le Fonds des Nations Unies pour la Population indique que « la santé sexuelle et reproductive » inclut l'accès pour tous à « la méthode de contraception sûre, efficace, abordable et acceptable de leur choix » qui comprend les méthodes de contraception qui sont, ou peuvent être, abortives . Le Fonds des Nations Unies pour la Population soutient également d'autres méthodes d'avortement, en déclarant : « Où l'avortement est légal, les systèmes de santé nationaux devraient le rendre sûr et accessible ». Les fournisseurs d'avortement tels que Planned Parenthood considèrent ouvertement l'avortement et la contraception comme partie intégrante de la « santé sexuelle et reproductive », y compris dans leurs documentations destinées aux adolescents. C’est aussi un terme qui est utilisé par l'administration Obama pour inclure l'accès à l'avortement.

Mgr Mupendawatu, en accueillant si bien l'objectif # 3 et la cible #7 du ODD, accueille effectivement les appels à l'accès universel à l'avortement et à la contraception en 2030.

Mgr Mupendawatu n'a fait aucune référence à la déclaration des réserves émises par la délégation du Saint-Siège à l'ONU à New York après l'approbation des ODD par l'ONU en septembre 2015. Dans cette déclaration, le Saint-Siège a exprimé des réserves concernant les Objectifs 3.7 et 5.6, tous deux se référant à la « santé sexuelle et reproductive ».

Malgré les réserves exprimées par la délégation du Saint-Siège à New York à ce moment-là, il y a eu une vaste collaboration entre les autres organismes du Saint-Siège et les puissants promoteurs de l'avortement, de la contraception et du contrôle de la population au cours de l'actuel pontificat sous le couvert de la promotion du Développement Durable.