jeudi 3 décembre 2015

« Pas le moindre respect »

pour ceux qui luttent pour faire respecter les enseignements de Jésus

par Edward Pentin
Le 2 décembre 2015

SOURCE : National Catholic Register



Un théologien moraliste anglais a donné une réponse réfléchie et franche à une réflexion controversée sur le Synode Ordinaire sur la famille par le Père Jésuite Antonio Spadaro, rédacteur en chef de l'influent journal La Civiltà Cattolica.

Écrvant en réponse à une demande de commentaire du site National Catholic Register, le Père George Woodall, professeur de théologie morale et de bioéthique à l'Université Regina Apostolorum de Rome, énumère une série de critiques de l'article du Père Spadaro dans lequel le Jésuite prétend que le Synode a offert une ouverture afin de permettre la Sainte Communion aux divorcés remariés.

Le Père Spadaro, un proche conseiller de François et dont les publications sont filtrées par le Secrétariat d'État, a écrit dans son article de novembre qu’il croyait que, selon le Rapport Final du Synode, les divorcés remariés pouvaient discerner leur admission aux Sacrements, guidés par un prêtre dans le « for interne » (au confessionnal) et que, dans ce sens, le Synode Ordinaire avait donc effectivement jeté les bases pour cela, « l'ouverture d'une porte » qui avait été « fermée » au « Synode précédent ».

En revanche, le Cardinal George Pell a dit au National Catholic Register, le 26 octobre, qu’il n’était « nulle part mention » dans le Rapport Final de la Communion pour les divorcés remariés et que ce n’était « pas une des possibilités qui flottaient dans les airs ».

Dans ses commentaires, publiés intégralement ci-dessous, le Père Woodall souligne ce qu'il considère comme de graves faiblesses dans les arguments et les affirmations du Père Spadaro. Parmi ses critiques, il y a le fait que le Jésuite ignore deux enseignements du Seigneur et ceux de Saint-Paul, il néglige un débat depuis des décennies sur les « interprétations sérieusement problématiques » du passage dans Gaudium et Spes sur la conscience et n'a pas « la moindre once de respect » pour ceux qui aspirent à se conformer à l'enseignement de Jésus que Spadaro réduit à une « caricature ».

Le Père Woodall est l'un de quelques experts et de dirigeants de l'Église dont le Cardinal Wilfrid Napier et le Cardinal Raymond Burke qui sont venus à l’avant-scène pour critiquer l'article La Civiltà Cattolica.

Beaucoup pensent que la réflexion du Père Spadaro était un « ballon d'essai » pour voir quel genre de réaction serait reçue à une telle perspective sur le Synode. Jusqu'à présent, les réponses publiées sont largement négatives.



Le Synode des Évêques de 2015 et Antonio Spadaro, S.J.

L'évaluation du Synode des Évêques par le rédacteur en chef de La Civiltà Cattolica, le Révérend A. Spadaro, SJ, soulève de nombreuses questions. Pour des raisons de temps, je limiterai mes observations ici aux points suivants.

1. Les différentes opinions exprimées lors du récent Synode des Évêques sur les questions clés concernant le mariage et la pratique pastorale ne sont pas reflétées très équitablement dans les commentaires de Spadaro dans la prestigieuse revue de théologie qu’il édite actuellement. Le Rapport Final, ou Relatio finalis, contient un langage qu'il interprète toujours dans une direction particulière, ce qui, par conséquent, met en cause la notion du dialogue qu'il prétend épouser. Le point de vue de la théologie et de la pratique pastorale, de la doctrine et du rôle de la conscience qui sont exprimés dans son texte reflète le genre d'écriture régulièrement retrouvée dans les années 1970 et 1980.

2. Il applaudit l'utilisation de termes tels que « cheminement », « dialogue », « ouverture », « collégialité », « diversité ». Ce ne sont pas des termes qui doivent être évités en tant que tels. La tentative sincère du Synode de redécouvrir et d'aborder d'une manière sensible pastoralement les situations complexes et variées des personnes dans différents types de relation et sa difficulté est à juste titre saluée. Il cite, en l'approuvant, l'affirmation que ce qui est considéré comme une ouverture sur un continent est perçu comme mauvais dans un autre. La suggestion qu'il y ait du discernement de la réalité et des besoins spécifiques des personnes à la suite des indications déjà données par Jean-Paul II dans Familiaris Consortio est approuvé sans réserve. Les commentaires de François sur ceux qui souhaitent jeter des pierres plutôt que d'offrir du pain à ceux dont les situations ne correspondent pas aux idéaux mis de l’avant par l'Église ou sur ceux qui souhaitent voir des anathèmes sont cités, comme si l’emphase doit être accordée à être prêt à « accueillir » les personnes dans le besoin de guérison et de réconciliation car ils font partie de l'Église et méritent d'être pastoralement aidées à aller de l'avant plutôt que de se sentir exclus. Dans tout cela, Spadaro estime que langage ouvert du Synode est orienté vers l'ouverture, vers l’admission aux divorcés remariés d'avoir accès aux Sacrements et en particulier à la Sainte Communion puisque, juge-t-il, c’est difficile de voir qu'ils sont en communion avec l'Église s’ils ne sont pas admis à la Communion Eucharistique. Il privilégie l'idée de pasteurs au confessionnal qui discernent les différentes situations de pénitents et peut-être en utilisant le for interne pour leur permettre un tel accès car ils peuvent ne pas être subjectivement coupables de quelqu'échec ayant affligé leur mariage. Il se félicite de l'accent mis par les Pères Synodaux sur la conscience, là où l'homme est seul avec Dieu dans ce sanctuaire intérieur où la Voix de Dieu est entendue (cf. Vatican II, Gaudium et spes, n. 16).

3. Accueillir, discerner, accompagner ou cheminer avec des gens dans des situations difficiles avec un accent sur la proclamation de la Joie Évangélique de la rédemption sont toutes des approches pastorales positives qu’aucun pasteur véritable ne souhaiterait rejeter. La question est de savoir comment elles doivent être interprétées et ce qu'elles peuvent impliquer. La Miséricorde de Jésus envers Bartimée ou envers la femme adultère est au cœur de l'Évangile, mais l'Évangile de Marc, qui contient le passage sur Bartimée, pas là mais ailleurs à plusieurs reprises associe l'appel à la foi avec la demande d’une conversion intérieure profonde à la Vérité en Jésus-Christ (par exemple Mk. 1,14-15) ; et c’est aussi cet Évangile dans lequel se trouve l'une des présentations les plus claires de l'enseignement de Jésus sur le divorce et le remariage, sur l'indissolubilité. (Mc. 10, 3 -10). Dans l'Évangile de Jean, Jésus ne jette pas la pierre à l'adultère, mais non seulement il confirme implicitement l'immoralité de l'adultère, mais il requiert d’elle qu’elle ne pèche plus (Jn. 8, 1-11). Bien sûr, le texte ne dit rien quant à savoir si oui ou non elle était divorcée. Quand Jésus est confronté à cette question directement par les rabbins, il rejette le compromis supposément sanctionné par Moïse même dans les cas où l'adultère a eu lieu, donc même dans l’interprétation la plus restrictive de la Loi Mosaïque favorisée par l'une des écoles rabbiniques (Mt 19, , 3FF).

4. Lorsque Saint Paul applique l'enseignement de Jésus sur l'indissolubilité à des circonstances que Jésus n’avait pas rencontrées, dans une autre culture où les gens voyaient les choses d'une manière très différente, il a appliqué l'enseignement de Jésus à ces nouvelles circonstances sans réserve en première instance en cette terre et en cette culture différentes dans son ensemble (1 Cor 7,10 à 11) en disant que c’était « du Seigneur » et « pas de moi » et qu’en tant que tel, il était lié par cette doctrine dans ses directives pastorales sur cette question. Il l’a aussi appliquée de la même manière une fois plus quand il aborde une autre situation à laquelle Jésus n’avait pas été directement confronté, à savoir le mariage de deux païens où l'un des deux païens avait été baptisé dans l'intervalle, mais à cette occasion, il avait émis une condition : que le païen permette au Chrétien de vivre en paix ou de pratiquer sa nouvelle foi (1 Corinthiens 7 : 12-14). Seulement là où le païen aurait refusé de permettre au conjoint nouvellement baptisé de vivre en paix ou de pratiquer sa foi qu’il aurait permis une séparation (1 Co 7, 15-16), mais pas le divorce, encore moins le remariage et encore moins l’admission aux Sacrements puisque, comme il le dit plus tard dans la même lettre, ceux qui ne sont pas aptes à recevoir le Seigneur s’apportent la condamnation sur eux-mêmes en le faisant (1 Cor. 11, 26-34). C’est cette même lettre qu’il inclut aussi l'adultère parmi les péchés qui excluent du Royaume de Dieu (1 Cor. 6 : 9-10).

5. Spadaro ne tient pas compte du refus de Saint Paul soit de diluer l'enseignement reçu du Seigneur ou de sanctionner un pratique pastorale qui semblerait remettre en cause ou qui donnerait l’impression de miner l'enseignement du Seigneur. Ceci est très important parce que Saint Paul était un grand théologien avec une perspicacité pastorale considérable, avec du discernement et de l'expérience, plein de compassion et de miséricorde, qui prêchait l'Évangile du pardon, mais sans porter atteinte à ce qu'il avait reçu du Seigneur ou même d’en donner apparence .

6. L'accent mis sur la conscience personnelle évoquée par Spadaro rappelle Gaudium et Spes mais ignore complètement les interprétations sérieusement problématiques de ce texte par certains pasteurs et théologiens au cours des décennies suivant le Concile. L'idée qu’il faut suivre sa conscience simplement en raison de ses convictions personnelles est fausse. L'attention accordée par ce théologien du fait d'une bonne intention, même dans des circonstances pressantes, ne suffit jamais à approuver un acte moral, jusqu'à ce que l'objet de cet acte, ce qu'une personne choisit délibérément de faire pour donner effet à une telle intention dans ces circonstances, soit soigneusement et correctement évaluée, est tout à fait insuffisante. Et il n’accorde aucune attention du tout au fait que la conscience puisse se tromper et puisse faire un acte de façon coupable ou au fait que même si la conscience se trompe invinciblement, ça ne peut jamais être assimilé à une bonne conscience qui est aussi correcte. Aucune attention du tout n’est accordée au fait que, alors que la conscience est le sanctuaire où nous nous trouvons seul avec Dieu, cela ne signifie pas que nous sommes seuls ou isolés dans cette recherche à discerner la vérité par laquelle nous devrions vivre, comme si ce qui est bon ou mauvais, juste ou faux, variait d'une personne à l'autre. Les clarifications des dernières décennies sur ces questions sont laissées de côté par cet auteur, ses observations ne sont donc pas fiables.

7. La présentation des avis du groupe d'Évêques avec lesquels, il semble, Spadaro a passé un peu de temps, comme s’ils n’étaient intéressés que par des condamnations, des anathèmes, de la doctrine rigide et statique, est largement réduite à une caricature. Il n'y a pas la moindre trace de respect pour eux ou pour les gens qui pensent comme eux dans l'Église, beaucoup d'entre eux sont des couples mariés qui luttent avec les pressions de la vie mais qui cherchent à se conformer à l'enseignement de Jésus que l’Église Catholique a toujours défendu. De laisser entendre ou d’insinuer que la plupart des Évêques ou des personnes qui sont de cet avis sont pharisaïques est grossièrement injuste pour eux et pour l'Église. Il n'y a pas la moindre trace de compréhension, beaucoup moins de compassion ou de pitié envers ceux qui sont véritablement et sérieusement inquiets que l'enseignement de Jésus sur le mariage peut être à risque d'être compromis. Il n'y a aucun effort de sa part d’ouvrir des manières de les convaincre que leurs angoisses peuvent être exagérées ou égarées, rien du fameux « dialogue » tant vanté.

8. Un très grave erreur dans l'analyse de Spadaro se produit quand il échoue complètement à distinguer entre l'acte de séparation ou du divorce d'une part et le fait de « se remarier » d'autre part. Il est vrai que, parfois mais pas toujours en aucune façon, l'un des époux est « innocent » de provoquer la séparation ou le divorce et peut ne pas être subjectivement imputable à cet égard. Il est vrai aussi que, là où il y a des enfants, en particulier issus d'une deuxième relation, il y a ce que Familiaris Consortio a appelé les exigences objectives de la justice à observer et, par conséquent, une personne divorcée peut juger qu’elle peut entrer dans une deuxième union pour le bien de ses enfants, auquel cas il peut y avoir des éléments de culpabilité réduite ici. Pourtant, il ignore le fait que d’entrer dans une telle seconde union constitue objectivement le fait de se placer dans une position contraire à l'enseignement de Jésus sur le remariage que Jésus, dans toute Sa miséricorde et Sa compassion, juge adultère. C’est cette deuxième action et pas (seulement) la première qui est directement en cause puisque la personne divorcée et remariée et / ou celui qui « marie » une telle personne se place ici par leur acte délibéré dans une situation objectivement problématique en contradiction avec l'enseignement de Jésus. Même si la culpabilité subjective peut être réduite dans certains cas, pour la raison donnée, cela ne signifie pas que cet acte n’est pas imputable à ceux qui sont concernés ; ceci est le nœud du problème ici, quelque chose que Spadaro ne publicise pas.

9. Le Catholique qui est dans une telle situation n'est pas excommunié ; personne n'a suggéré qu'il l’était. Les Pères Synodaux ont cité des sections de Famililaris Consortio, n. 84 dans lequel Jean-Paul II avait appliqué avec beaucoup de soin du discernement à l'égard de ce qu'il a appelé des situations variées en réponse aux implications de l'Évangile du Christ sur le mariage. Ils n’ont pas cité une phrase clé de cette section, à savoir celle qui déclare que les divorcés remariés, étant dans une situation objectivement contraire à l'enseignement de Jésus sur l'indissolubilité, ne pouvaient pas être admis aux Sacrements tant que cette situation perdure. Cette omission ne peut pas avoir été accidentelle. Spadaro interprète ça comme signifiant que l'obstacle à aux divorcés remariés de recevoir la Sainte Communion n’est plus là et il demande avec beaucoup de verve comment quelqu'un peut être en communion avec l'Église et ne pas être capable de se joindre à la Communion Eucharistique. En dehors de la question de l’acte répréhensible objectif de se« remarier » lorsque divorcé ou de « marier » une personne divorcée et d'adhérer aux Sacrements dans un tel état, ce qui va certainement contre la tradition séculaire de l'Église Catholique, Spadaro court-circuite toute la question ici. Les Pères Synodaux ont parlé de la nécessité de l'Église d’accueillir les gens dans de telles situations délicates pour qu'ils se sentent faire partie de l'Église et de participer par différentes façons dans la vie ecclésiale sans préciser ce que ça pourrait être. Beaucoup d'entre nous, les pasteurs, savons aussi par toutes nos années d'expérience avec de telles situations délicates qu’accueillir ces personnes implique leur parler d'une manière sympathique et gentille, faisant en sorte que leurs enfants ne soient pas désavantagés mais qu’ils puissent être capables d'être baptisés et élevés comme Catholiques, les encourager tous à prier, de venir à la Messe chaque semaine et à participer dans la liturgie autant que leur situation leur permet de le faire, ne recevant pas l'Eucharistie. Il peut y avoir une autre action pastorale qui est appropriée à savoir les demandes de nullité éventuelle dans un « premier mariage ». Une grande partie peut être faite le long de ces lignes pour ces personnes et elles peuvent être intégrées dans la vie de la paroisse de ces manières et dans cette mesure ; c’est quelque chose que les bons pasteurs ont vu et ont activement encouragé et il y a des effets bénéfiques dans leur vie. Spadaro ferait bien de se rappeler que, avant le Concile Vatican II, en partie à la lumière des lois de jeûne de l'époque, de nombreux Catholiques venaient à la Messe et ne recevaient pas la Sainte Communion ; on ne peut pas considérer que ces personnes pendant des siècles ne faisaient pas vraiment et pleinement partie de l'Église. Il ferait bien de lire ce que le Cardinal [Marc] Ouellet a écrit à propos de la Communion spirituelle.

10. Le mariage et d'autres structures de la famille sont mentionnés dans son article. Une fois de plus, les pasteurs les plus compatissants sont très conscients des situations délicates comme les mères célibataires, les pères abandonnés, les soins pour les enfants, lesquels cohabitent de plus en plus et chez lesquels il y a des mélanges de parents et / ou des enfants issus de relations différentes. S’il a l'intention de laisser entendre qu’ils sont tous à être accueillis comme tels dans les structures de l'Église, ce serait problématique. La famille, enracinée dans le mariage, à savoir dans une véritable union d'un homme avec une femme spécifique jusqu'à l'un des deux décède, n’est pas un simple fait sociologique mais c’est la cellule de la société et de l'Église. Sanctionner ou approuver ces autres sortes de relations comme si elles étaient en quelque sorte l'équivalent du mariage ne peuvent qu’affaiblir davantage le mariage que, jusqu'à présent, l'Église a toujours défendu. Aucune preuve de réflexion critique sur les implications de ce qu'il semble proposer n’apparaît tempérer ce que Spadaro a à dire sur ces sujets. Une approche pastorale de ne pas condamner ceux qui vivent dans de telles réalités, de chercher à les aider à remédier leur situation si possible doit être distinguée de l'approbation de ce qui n’est pas correct. Sinon, le relativisme si évident dans la société sera mis de l’avant par les pasteurs de l'Église.

11. Spadaro est correct de remarquer les nombreuses images employées par les Pères Synodaux. Elles sont importantes et peuvent être utiles jusqu'à un certain point. Cependant, la joie de transmettre l'Évangile du Christ, la « parraesis », l'image d'être en chemin ensemble, d'accueillir et d’accompagner tous ceux d'un tel voyage, tout cela ne peut être utile qu'à la condition que l'on en sache plus clairement à propos de ce voyage, non seulement en termes de sa destination mais aussi du « chemin » à suivre, celui de Jésus-Christ qui ne peut pas être réduit à la Miséricorde mais qui doit être aussi ancré dans la Vérité, pas juste la vérité strictement salvifique quant à la teneur de la Révélation Chrétienne des Mystères de la Foi en tant que telle, mais aussi dans la vérité morale à savoir comment devons-nous tous vivre si nous voulons suivre le Seigneur. La grande Tradition de l'Église implique ceci aussi ; c’est ce que l'on voit « transmis » ou « remis » par Saint Paul sur le mariage et l'indissolubilité. Ces éléments clés ont été observés dans l'Église en tout temps et en tous lieux et, à leur égard, l'Église sur un continent n’enseigne pas ou n’exige pas quelque chose de différent de ce qu'Elle fait dans un autre continent. Les pasteurs de l'Église sont liés par ce Dépôt et sont responsables de la sauvegarde et la transmission de ce Dépôt. Ceci est très loin d'être un cas de rigidité ou une question de vouloir jeter des pierres ou de lancer des anathèmes à quiconque ; c’est une question de fidélité à Jésus-Christ, fidélité à la Vérité, fidélité à Son Évangile, y compris Son Évangile sur le mariage et la vie de famille. C’est une préoccupation qui est plus que légitime, mais c’en est une que Spadaro échoue manifestement à comprendre ou à reconnaître avec ceux avec lesquels il est en désaccord. S’il est vrai, comme on l'a laissé entendre, que ce Jésuite écrit certains des discours du Pape, il est à espérer que François trouve un autre scribe sans délai.

Père G.J. Woodall

13 novembre 2015