mardi 8 décembre 2015

Contraction de miséricorde à prévoir





Un officiel du Vatican annonce une contraction de la Miséricorde au cours « l'Année de la Miséricorde » ?

SOURCE : par Christopher A. Ferrara
Fatima Network Perspectives
Le 7 décembre 2015

Tout comme le Synode Bidon de 2015, dont les documents finaux et l’Exhortation apostolique post-synodale ont été écrits avant même que le Synode n’ait commencé, sans aucun apport de la part de la majorité du Synode, l ‘« Année de la Miséricorde » à partir de demain promet d'être un autre événement orchestré pour atteindre en résultat prédéterminé. Et, tout comme le « Synode sur la Famille » n'a eu rien à voir avec la Famille, il semble que l '« Année de la Miséricorde » n’aura rien à voir avec la miséricorde, mais plutôt avec une expansion du pouvoir au nom de la miséricorde.

Mgr Rino Fisichella, président du Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation — qui est la nouvelle nouvelle évangélisation (sic) puisque la première nouvelle évangélisation n’a produit rien de plus que de l’apostasie — vient d'expliquer ce que l '« Année de la Miséricorde » apportera.


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Ses remarques révèlent ce que je dois dire en toute franchise être l'équivalent ecclésiastique d'une escroquerie.

Tout d'abord, en grande pompe, les « Missionnaires de la Miséricorde » seront autorisés directement par le Pape à « pardonner » même ces péchés réservés au Saint-Siège » de citer Mgr Fisichella. Le seul problème est que, dans le Code de droit canonique de 1983, il n'y a plus « péchés réservés au Saint-Siège ». Il n’y a seulement que des peines canoniques attachées à certains péchés qui peuvent maintenant être pardonnés par un prêtre de paroisse même si la peine — telle que l'excommunication — ne peut encore être levée que par le Saint-Siège. Les péchés cités par Fisichella sont dans cette catégorie :

  • La violation ou profanation de la Sainte Eucharistie (CIC 1367),
  • L’absolution d'un complice d'un péché contre le sixième commandement (CIC 1378)
  • L’ordination non autorisée d'un Évêque (CIC 1382)
  • La violation directe par un confesseur du sceau de la confession (CIC 1388),
  • La violence physique sur le Pontife Romain (CIC 1370).
  • L’obtention d’un avortement. (CIC 1398)

Tous les canons cités impliquent seulement des sanctions, pas le pouvoir de l'absolution, qui, là encore, est possédé aujourd'hui par un prêtre, dans certains cas, avec l'autorisation de l'Évêque. Il n'y a aucune indication que les « Missionnaires de la Miséricorde » sont habilités à remettre les peines ainsi qu‘à absoudre les péchés. Si non, alors leur mandat ne leur confie rien de plus qui ne soit pas déjà de la compétence de tout prêtre d’une paroisse ordinaire qui a la faculté d'entendre les confessions. Alors, à quoi servent ces « Missionnaires » ?

Fisichella a aussi déclaré que le Pape « va étendre à tous les prêtres, pour l'Année jubilaire, la discrétion d’absoudre le péché de l'avortement à ceux qui en ont eu et qui, avec le cœur contrit, demandent pardon pour cela ». Mais les prêtres ont déjà cette discrétion. Donc, encore une fois, nous avons beaucoup de rien ici.

Maintenant, voici où le jeu de puissance manifeste entre en jeu. Premièrement, comme Fiscichella a averti, les Missionnaires de la Miséricorde « sont nommés exclusivement par le Saint-Père et que la faculté de remettre les péchés réservés sera remise à chacun d'eux personnellement. Aucun Évêque dans son diocèse ne peut nommer ces Missionnaires, ni ne peut conférer ces facultés qu'il ne possède pas. »

Qu'est-ce que ça veut dire ? Ce que cela signifie les « Missionnaires de la Miséricorde », dépendant directement du Pape, seront les seuls prêtres dans le monde qui peuvent pardonner les « péchés réservés au Saint-Siège » même si ces péchés sont maintenant pardonnés par les prêtres de la paroisse ordinaires partout sous le Code Canonique de 1983 ? Cela impliquerait une forte contraction de la miséricorde dans l '« Année de la Miséricorde ». Des précisions supplémentaires sont nécessaires afin d’éviter la menace d'un accident du train canonique alors que les Évêques et les prêtres essaient de déterminer quels péchés peuvent encore être pardonnés au niveau diocésain ordinaire.

En outre, est-ce que les « Missionnaires de la Miséricorde » se verront accorder le pouvoir d'absoudre les péchés qu’un Évêque ou un prêtre de paroisse ne pourrait pas absoudre comme le péché d'adultère par une personne « divorcée et remariée » qui n'est pas d'accord de cesser ses relations sexuelles adultères ? Cela reste à voir, mais la perspective semble très réelle en raison de la campagne non-stop du Pape à « intégrer » les « divorcés remariés » comme nous le voyons dans le paragraphe 84 du Rapport Final du Synode Bidon. Ce ne serait pas de la miséricorde mais une fausse apparence de la miséricorde, prétendant absoudre un péché qui ne peut pas être absous parce que le pénitent ne modifiera pas sa vie.

Deuxièmement, lorsqu’il fut interrogé sur le délit de « violence physique sur le Pontife romain » Fisichella a répondu : « Je dirais que nous avons besoin de bien comprendre que « la violence physique » parce que, parfois, les paroles sont aussi comme des roches et des pierres, et donc je crois que certains de ces péchés aussi sont plus répandus que nous pourrions le penser ».

C’est tout simplement insidieux : le terme « violence physique » est arbitrairement élargi pour inclure des actes verbaux entièrement non-physiques. Le Droit Canon est modifié par la métaphore ! Ce serait une énorme contraction de la miséricorde au nom de la miséricorde que d’investir le Pape du pouvoir de taire ses détracteurs sous peine de péché que seulement ses « Missionnaires de la Miséricorde » pourraient absoudre.

Pourquoi ai-je l'impression qu’au moment où l '« Année de la Miséricorde » sera terminée, il y aura moins de miséricorde disponible dans l'Église, tout comme il y a moins de protection de la Famille traditionnelle après que le « Synode sur la Famille » eut fait son travail de sédition ?

La franchise me pousse aussi à dire que l'évaluation de l'Archevêque Bergoglio par un de ses Supérieurs Jésuites semble se confirmer dans ce pontificat jusqu'à présent : « Il génère des loyautés divisées : certains groupes se prosternent presque devant lui tandis que d'autres ne voulaient rien avoir à faire avec lui, et il ne leur parlait guère .... Il a une aura de spiritualité qu'il utilise pour obtenir du pouvoir. Ce sera une catastrophe pour l'Église d'avoir quelqu'un comme lui au Siège apostolique ».

Que Notre-Dame de Fatima intervienne pour empêcher la catastrophe qui se profile en effet sur l'Église en ce moment.