dimanche 13 décembre 2015

L'Archevêque Cupich recidive

Les homosexuels peuvent communier

L’Archevêque Cupich insiste à nouveau que les personnes engagées dans des unions homosexuelles peuvent recevoir la Communion

par : John-Henry Westen
SOURCE : Life Site News



CHICAGO, 11 Décembre, 2015 (LifeSiteNews) –

L’Archevêque de Chicago, Blase Cupich, a prouvé qu'il était encore le principal représentant américain de l'École Allemande de la Théologie en disant à un intervieweur de la chaîne ABC qu'il n’en tenait qu’aux divorcés et remariés Catholiques ainsi qu’aux homosexuels de décider par eux-mêmes s’ils peuvent recevoir la Sainte Communion, et non pas à leurs prêtres ou à leurs Évêques d’en décider.

L'Archevêque a aussi réaffirmé son opposition générale au Canon 915 du Code de Droit Canonique qui requiert des ministres de l'Eucharistie de refuser la Communion à ceux qui « persévèrent obstinément dans le péché grave et manifeste ». Ce canon a été pertinent de façon la plus évidente vis-à-vis les politiciens Catholiques pro-avortement.

L'Archevêque Cupich a présenté son point de vue sur la Communion pour les homosexuels actifs la première fois lors d'une conférence de presse au cours du récent Synode où il a insisté que ces questions étaient du ressort à chaque individu d’en décider à l'aide de sa propre conscience.

Maintenant, de retour de cet événement, il a dit à la même chose à Alex Krashesky de ABC à l’émission Eyewitness News, tout en modifiant ses remarques précédentes légèrement pour refléter les conditions associées au Rapport Final du Synode — à savoir que la conscience de chaque personne doit être formée « selon l'enseignement de l'Église ».

Krashesky a demandé une explication sur les commentaires de l'Archevêque au cours du Synode. Cupich a répondu : « Nous avons exprimé une aspiration pour les gens qui sont coincés dans un système et qui ont besoin de se réconcilier avec l'Église ... qu’ils puissent avoir une autre occasion d'avoir leur cas considéré par ce que nous pourrions appeler le « for interne » plutôt que par le for externe du processus des nullités. C’est ce qui a été présenté au Saint-Père. Le mécanisme n'a pas encore été défini ».

Lorsqu'on lui a demandé si le même « for interne » pourrait être utilisé pour assurer la Communion aux homosexuels sexuellement actifs, il a dit que ça se pouvait. « Quand les gens travaillent en bonne conscience avec leur directeur spirituel pour en arriver à une décision, ils ont alors besoin de suivre cette conscience. Voilà l'enseignement de l'Église. Donc, dans le cas des personnes qui reçoivent la Communion en situations irrégulières, ça s’applique aussi. La question a ensuite été : est-ce que cela vaut aussi pour les personnes homosexuelles ? La réponse de Cupich a été : « Elles sont aussi des êtres humains. Elles ont une conscience. Elles doivent suivre leur conscience ».

Il a poursuivi : « Elles doivent être capables d’avoir une conscience formée, comprendre l'enseignement de l'Église et travailler avec un directeur spirituel pour en venir à ces décisions. Et nous devons respecter cela ».

« Il n’appartient pas à aucun ministre qui distribue l'Eucharistie de prendre une décision au sujet de la dignité d'une personne ou de son manque de dignité à recevoir la Communion. C’est sur la conscience de ces personnes » a-t-il ajouté.

George Weigel, dans un article de 6000 mots sur le Synode dans le site Internet « First Things », présente l’idée du « for interne » comme un effort de dernière minute par le Groupe Allemand afin de sauver la face pour obtenir quelque chose dans le Rapport Final qui se rapprocherait de la révolution sexuelle si espérée. Pour l'essentiel, dit Weigel, « la Relatio Finalis affirme qu’il n’y a pas ici de fossé creusé entre la « Doctrine » et « la pratique pastorale » ... En d'autres termes, la dignité de recevoir la Sainte Communion est une question de vivre dans la Vérité. »

Mais le Synode devait voter contre trois arguments de la part des Allemands. Le premier était qu’en autant que l’on sert la Doctrine du bout des lèvres en affirmant que le mariage est indissoluble, l'Église pourrait donner la permission de recevoir la Communion à ceux qui bafouent le mariage ouvertement par le biais du remariage ou de l'homosexualité. Cet argument, a noté Weigel, a été démoli dans les remarques introductives du Cardinal Peter Erdö de Hongrie qui a déclaré que c’était absolument incompatible avec ce que les Évangiles, Saint-Paul et les enseignements des Papes récents, en particulier Familiaris Consortio de Jean-Paul II, ont tous enseignés sur le mariage . Ceux qui sont dans des mariages irréguliers peuvent rester dans ceux-là pour le bien de leurs enfants mais peuvent être admis à la Communion que s’ils se sont engagés à ne pas avoir de relations sexuelles.

Puis les Allemands ont essayé ce que Weigel a surnommé le « Plan B » : ce fut « l'option du Catholicisme local » de sorte que chaque église nationale pourrait trancher la question pour elle-même. Cela a été rejeté comme une absurdité anti-Catholique, dit Weigel.

Le « Plan C » est reconnaissable en tant que principe de base qui est utilisé par Cupich : que la conscience est suprême « comme ce fut reconnu par le Concile Vatican II dans sa Déclaration sur la Liberté Religieuse, Dignitatis Humanae ». Mais les opposants menés par le Cardinal Thomas Collins de Toronto ont rapidement répliqué selon les mots de Weigel que « L'Église Catholique (et Dignitatis Humanae) n'a jamais considéré la « conscience » comme une faculté de choisir en flottement libre détaché de la Vérité religieuse et morale ». Le Plan C aussi a été rejeté.

Le dernier recours que Weigel appelle le « Plan D » — à savoir de laisser la question à être résolue par le « for interne » du confessionnal ce qui est, en fait, une répétition de l'argument sur la conscience. Il a été autorisé à être mis dans le Rapport Final, mais bien circonscrit autour de la condition qu’une bonne conscience en était une qui est non seulement basée sur « la compréhension » de l'enseignement de l'Église, comme Cupich l’affirme, mais cette bonne conscience doit s’y conformer.