mardi 1 décembre 2015

Écoutez le prédicateur personnel du Pape
Les oreilles vont vous chauffer...


L'oecuménisme tordu


SOURCE : par Christopher A. Ferrara
Fatima Network Perspectives
Le 30 novembre 2015

Un « prédicateur papal » pour la Grande Apostasie

Pendant des décennies maintenant, le suprêmement ridicule Père Raniero Cantalamessa, une véritable police de l’hérésie néo-moderniste, a servi comme « Prédicateur à la Maison Pontificale ». Il conserve ce titre en vertu de François. Mais Cantalamessa a monté d'un cran sous l'impulsion de « l'effet François » qui semble déplacer l'élément humain de l'Église vers un Christianisme sans doctrine composé d'invocations vides du nom du Christ et qui appelle à « fixer notre regard sur Lui » comme une sorte de mantra néo-païen.

Le 24 novembre, Cantalamessa a amené son cirque sur la route, s’adressant au « Dixième Synode général » de l'absurde « Église d'Angleterre ». L’« Église d'Angleterre » est la pièce A de l'échec catastrophique de « l'œcuménisme », qui est essentiellement une tentative désespérée et sans fin pour trouver l’« unité » avec les Protestants sectaires qui n’ont absolument aucune intention d'adhérer aux vérités que le Christ a révélées.


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Après une cinquantaine d'années de vain « dialogue œcuménique », cette parodie diabolique d'une Église a « progressé » en partant de l’approbation du divorce et de la contraception jusqu’au cautionnement de l'avortement, de l'homosexualité et du « mariage gay », tout en prétendant ordonner des femmes en tant que « prêtres » et « évêques ».

Face à la décomposition totale de cette secte dégénérée, Cantalamessa a fait ce que tout bon « œcuméniste » fait : il ignore la réalité et proclame « l'unité » là où il n'y en a pas. « Nous ne devrions jamais permettre à une question de morale comme celui de la sexualité nous diviser plus que l'amour pour Jésus-Christ qui nous unit » a-t-il déclaré à ce Synode de fous. Mais comment peut-on « aimer » Jésus tout en violant les préceptes les plus fondamentaux de la Loi Divine et naturelle en se livrant à l'adultère (divorcés et « remariés »), à la fornication et à la sodomie ? On ne le peut pas, bien sûr. Comme l'enseigne Notre Seigneur Lui-Même : « Si vous M’aimez, vous garderez Mes Commandements ». (Jean 14 :15)

Ce que Cantalamessa veut signifier vraiment est que, plutôt que d'admettre que « l'œcuménisme » a totalement échoué à réaliser l'unité dans la vérité — même juste la morale de base — il faut simplement oublier la vérité pour des raisons d’« œcuménisme », y compris la morale de base. Par conséquent, en ligne avec la nouvelle tendance la plus en vogue du Christianisme sans doctrine, Cantalamessa a déclaré à ce rassemblement de collègues hérétiques ce qui suit : « Nous devons revenir à l'époque des Apôtres : ils ont confronté un monde pré-chrétien et nous sommes confrontés à un monde largement post-chrétien. Lorsque Paul veut résumer l'essence du message Chrétien en une phrase, il ne dit pas, « telle ou telle doctrine que je vous annonce. » Il dit : « Nous prêchons le Christ crucifié » (1 Cor. 1 :23), et « Nous prêchons. . . Jésus-Christ comme Seigneur » (2 Cor. 4 : 5). Telle est la véritable « articulus stantis cadentis et Ecclesiae », l'article par lequel l'Église se maintient ou disparaît.

En d'autres termes, la vérité qui nous rend libres (Jean 8 :32) — la vérité qu’ont révélée le Christ et les Apôtres et que Son Église a transmise depuis vingt siècles précisément comme étant Sa Doctrine — n'a plus d'importance. Faites juste réciter stupidement, « nous croyons en Christ crucifié » et « Jésus est Seigneur » tout en déclarant que n’importe lequel de Ses enseignements jugés inacceptables par les Protestants sont pas un obstacle à « l'unité ». Cantalamessa trahit le Christ et commet une haute trahison contre le Royaume de Dieu qui est Un, Saint, Catholique et Apostolique. Il trahit même les plus Anglicans Conservateurs qui ont fui l'asile d'aliénés de la « Communion anglicane » dont certains ont été ré-ordonnés prêtres Catholiques dans l'Ordinariat Anglican établi par le Pape Benoît.

Avec chaque jour qui passe, la preuve monte : nous avons atteint le stade final de la crise post-conciliaire, le stade où la vraie Doctrine de la Foi est rejetée en faveur d'un vague gnosticisme qui passe pour le nouveau, le plus « miséricordieux » Christianisme que François a introduit dans le monde. Dans son récent discours à la Fondation Lépante, le bien nommé Évêque Athanasius Schneider parle à juste titre de « nouveau parti clérical gnostique » dans l'Église.

Si ce n’est pas au moins le début de la Grande Apostasie prédite dans l'Écriture Sainte, qu’est que ça serait ? Seul le Troisième Secret de Fatima dans son intégralité nous fournira les détails précieux par lesquels nous pourrons donner un sens à cette situation à la lumière de l'Écriture. Car, comme Saint Thomas d‘Aquin enseigne, à chaque âge, Dieu envoie des prophètes « non pas pour déclarer une toute nouvelle doctrine, mais pour la direction des actes humains.» (Somme Théologique, II-II, Q. 174, art. 6).

Un tel prophète – de fait, la Prophète des Prophètes - est Notre-Dame de Fatima.