jeudi 10 décembre 2015

L'Année de l’Illusion commence






L'Année de l’Illusion commence ?

SOURCE : par Christopher A. Ferrara
Fatima Network Perspectives
Le 9 décembre 2015

Dans son homélie à la Messe pour l'inauguration de « l'Année de la Miséricorde », François a relancé une illusion à propos de Vatican II de laquelle l'Église semblait au moins commencer à recouvrer ses esprits durant le règne du Pape Benoît. Voici ce que François a dit :

« Aujourd’hui en franchissant la Porte Sainte, nous voulons aussi rappeler une autre porte que, il y a cinquante ans, les Pères du Concile Vatican II ont ouverte vers le monde. Cette échéance ne peut pas être rappelée seulement pour la richesse des documents produits, qui jusqu’à nos jours permettent de vérifier le grand progrès accompli dans la foi. Mais, en premier lieu, le Concile a été une rencontre. Une véritable rencontre entre l’Église et les hommes de notre temps...


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Une rencontre marquée par la force de l’Esprit qui poussait son Église à sortir des obstacles qui pendant de nombreuses années l’avaient refermée sur elle-même, pour reprendre avec enthousiasme le chemin missionnaire. C’était la reprise d’un parcours pour aller à la rencontre de tout homme là où il vit : dans sa ville, dans sa maison, sur son lieu de travail… partout où il y a une personne, l’Église est appelée à la rejoindre pour lui apporter la joie de l’Évangile. Une poussée missionnaire, donc, qu’après ces décennies nous reprenons avec la même force et le même enthousiasme ».


Cette évaluation de ce qui est arrivé après le Concile est tout autant en harmonie avec le monde réel que des hallucinations induites par le LSD.

Tout d'abord, l'héritage du Concile n’est pas une « vraie rencontre entre l'Église et les hommes et les femmes de notre temps », mais plutôt la fuite d'une rencontre réelle ce qui signifierait dire aux « hommes et aux femmes de notre temps » la vérité sur leur la situation — la situation de chacun d'entre nous, pécheurs — devant Dieu : que nous sommes des créatures déchues dans le besoin de la rédemption par la grâce sanctifiante, que les Sacrements de l'Église catholique sont des canaux de la grâce qui font que, sans cette grâce, nous sommes perdus pour l'éternité .

La seule « rencontre » à laquelle Vatican II nous a conduits est à une conversation inutile, sans but et sans fin mais toujours polie avec l’homme d'église d'aujourd'hui qui ne veut pas offenser et qui évite d’offenser à tout prix — même au prix de la Vérité salvifique elle-même. Une vraie rencontre ? Ne me faites pas rire. Et avant le Concile, l'Église aurait failli à rencontrer les gens dans une manière authentique ? Quelle blague. Et quelle insulte à l'Église elle-même.

Et que dire de ce non sens qu’avant Vatican II l'Église était « renfermée sur elle-même » et qu’elle doit « prendre la route une fois de plus, avec enthousiasme, dans son voyage missionnaire ». S'il vous plaît ! Le voyage missionnaire s’est effondré dans un arrêt complet grâce aux nouveautés totales de « l'œcuménisme », du « dialogue » et du « dialogue interreligieux » — jamais entendus dans le l'Église avant le Plus Grand Concile jamais vu. Et maintenant, qu'est-ce que nous avons si ce n’est un Pape qui déclare que le « prosélytisme » — c’est-à-dire ce qui cherche à convertir et qui est l'essence même de l'activité missionnaire — « est non sens solennel ».

Un voyage missionnaire renouvelé depuis Vatican II ? Voilà un gros mensonge pour l’histoire.

L'homélie continue dans la même veine délirante : « C’était la reprise d'un voyage de rencontres des gens là où ils vivent : dans leurs villes et leurs maisons, dans leurs lieux de travail ».

Pour l'amour du ciel ! Où l'Église « rencontrait-elle » les gens avant 1962 ? Sur la lune ? N’y avait-il pas de paroisses catholiques, d’écoles catholiques, des groupes de jeunes Catholiques, ou de Congrès Eucharistiques dans les villes et les villages peuplés par les Catholiques avant Vatican II ? Est-ce que tous les prêtres et les Évêques se cachaient dans des palais fortement gardés ? Est-ce que l’Évêque Sheen, par exemple, n’avait pas un auditoire à la télévision plus grand que Milton Berle de par la force de rien de plus que de son éloquence convaincante, d’un tableau noir et de la craie ?

Assez de ce conte de fées néo-catholique sur l’« Église forteresse » basse et méchante des âges noirs pré-conciliaires qui ne parvenait pas à « rencontrer » les gens. C’est l’establishment ecclésial de post-Vatican II qui a manqué à son devoir de rencontre — la rencontre demandée par le Commandement divin.

Ils ont nourri les personnes avec des pierres quand ils avaient besoin de pain, causant des millions à faire défection chez les sectes protestantes là où, au moins, ils entendent parler de la Gloire du Ciel et des feux de l'enfer. Depuis le Concile, les conversions ont chuté tout autant que les baptêmes, les mariages en église, ,la fréquentation de la Messe et les vocations — il y a moins de prêtres dans le monde aujourd'hui qu'il n'y en avait il y a près de cinquante ans. Les paroisses ferment, les écoles catholiques sont en train de fermer et les diocèses font faillite à cause des scandales des prêtres homosexuels. Et les Catholiques qui sont encore dans les bancs sont maintenant aussi libéraux sur les questions de foi et de morale, en gros, que leurs voisins Protestants.

Non, après le Concile, l'Église n'a pas « émergé des bas-fonds qui, pendant des années, l’avait gardée enfermée sur elle-même ». Au contraire, elle a échoué sur les bas-fonds — les bas-fonds du Concile - et elle est maintenant enfermée sur elle-même dans l’illusion post-conciliaire qu’elle n'a jamais été aussi dynamique comme elle l’est maintenant, grâce à Vatican II, alors que son état actuel (humainement parlant) peut se résumer en deux mots prononcés par Jean-Paul II : « apostasie silencieuse ».

Et ainsi, il semble donc que l’Année de la Miséricorde sera une Année de l'Illusion. Mais voilà ce que Soeur Lucie de Fatima voulait entendre par « désorientation diabolique ».