jeudi 21 juillet 2016





TITRE ORIGINAL : Il n'y a rien de Controversé à propos du culte Ad Orientem

Par Steve Skojec
Éditorialiste en chef de One Peter Five
Le 19 Juillet 2016

SOURCE : One Peter Five

C’est une partie intégrante de la nature humaine : notre sommes centrés sur ce que nous regardons. Quand nous parlons à d'autres, nous établissons un contact visuel. Lorsque nous nous déplaçons d'un endroit à l'autre, nous pointons dans cette direction. Les pilotes d’avion font face à l'avant. Les conducteurs automobiles aussi. Les chirurgiens ne regardent le mur arrière d'une salle d'opération. Je n’ai pas encore rencontré un cuisiner qui préparait ses repas à l’arrière du poêle. Les soldats ne marchent pas par en arrière. Leurs écrivains regardent leurs écrans (ou s’ils sont de la vieille école, leurs calepins.)

Pris à un niveau plus profond, les amoureux contemplent avec affection leur bien-aimée. Quand quelqu'un est en amour, les distractions disparaissent. Pensez à une jeune mariée et au marié lors de leur mariage. Rassemblées à leur mariage, il y a parmi les personnes les plus importantes dans la vie de ce couple heureux et pourtant où est portée leur attention ? Ce n’est pas une question qu’ils n’aiment pas ceux qui se sont réunis pour célébrer leurs voeux de mariage ; c’est une question de priorité pour ceux qui les prononcent. Leur union, leur sacrement ... transcende.

Dans tous les aspects de l'existence humaine, nous gardons devant nous les objets de notre culte, de notre contemplation, de notre amour, et surtout, de notre adoration. C’est ce que nous sommes. C’est ce que nous faisons.

Donc quand quelqu'un vous dit qu'il y a un problème avec le culte ad orientem, s’ils disent que, le fait de faire face à Dieu lorsqu’on L’adore est un problème, que cette pratique agit comme une distraction, qu’elle n’est pas attestée historiquement, qu’elle provoque la désunion, etc. ils ne vous disent tout simplement pas la vérité.

Une question évidente rend la situation claire : « Est-ce que Marie, Marie-Madeleine et Saint Jean ont tourné le dos à Notre Seigneur sur le Calvaire quand Il souffrait et qu’Il est mort ? »

Bien sûr que non. Et pourtant chaque Messe nous place au pied de cette même Croix... de façon identique.

Si vous êtes un Évêque et que vous colportez des excuses relativement à ce vous « attendez » de vos prêtres qui célèbrent la Messe face au peuple, au lieu du Dieu qu'ils sont venus adorer, vous leur donnez des pierres au lieu du pain. Si vous avez recours à l'affirmation selon laquelle il y a une préférence dans l'Instruction Générale du Missel Romain (IGMR) pour tourner le dos à Dieu que vous prétendez adorer (il n'y a pas de telle préférence, c’est un mythe pernicieux basé sur une erreur de traduction), vous le vous devez à vous-mêmes , vous le devez aussi aux prêtres qui vous ont juré obéissance et aux fidèles de votre diocèse de dire la vérité — toute la vérité.

Cette entière opposition au culte ad orientem — la façon dont l'Église a adoré depuis les temps apostoliques comme de plus en plus de recherches historiques l’ont démontré — est une controverse inventée qui rabaisse le Vrai Sacrifice de l'Autel. Certains disent que c’est une question de pouvoir. D’autres disent que c’est à propos de l’oecuménisme. Certains disent que c’est juste de l’ignorance. Ça n'a pas vraiment d'importance ce qu’en est la raison. Les Évêques, ont un devoir moral de lutter contre cette erreur et non pas de la promouvoir. En outre, les Évêques n'ont pas le pouvoir d'interdire le culte ad orientem même dans leurs propres diocèses.

Qui est-ce que vous adorez, Vos Excellences ? Si c’est le Seigneur, alors pourquoi Lui tournez-vous le dos ?

Je suggère à vous tous qui voudraient voir vos Évêques permettre la liturgie révérencieuse — la liturgie dans laquelle le prêtre conduit les fidèles au culte de Dieu, Lui faisant face ensemble dans la même direction — que vous priez d'abord pour qu’ils soient éclairés et, si nécessaire, pour leur conversion à la plénitude de notre Foi Catholique et à l’adoration due à l'Eucharistie. Deuxièmement, envoyez-leur une version de la lettre que nous vous avons fournie demandant le culte ad orientem.

Si tout le reste échoue, je vous suggère de cesser immédiatement tout soutien financier à tout diocèse coupable d’assaut grave contre le culte ad orientem, la Messe Traditionnelle en Latin ou l'orthodoxie en général. Je vous suggère non seulement de mettre un terme à votre soutien financier direct à travers des choses comme les Campagnes annuelles des Évêques, mais aussi tous les fonds non affectés à votre paroisse qui pourraient être confisqués par le diocèse. (Si vous voulez soutenir votre pasteur, demandez-lui s'il y a une façon que vous pouvez faire qui n’est pas soumise à cette confiscation diocésaine.) Il est impératif que vous « ne vous absteniez pas seulement de contribuer ; vous devez mettre une note explicative dans l’enveloppe de la Campagne annuelle de votre Évêque (ou de l'envoyer directement à la chancellerie) donnant la raison exacte pour laquelle vous ne contribuez pas et de combien vous seriez prêts à contribuer si l’Évêque nourrissait les fidèles avec tout ce que l'Église a à offrir pour le Salut des âmes. Un de mes amis a suggéré de placer votre dîme hebdomadaire dans un compte portant intérêt pour un temps et d’envoyer d'une copie imprimée du relevé bancaire de ce compte (une fois qu'il aura atteint une montant suffisant) avec votre note explicative.

Il y a aussi beaucoup d'autres endroits intéressants pour contribuer aux œuvres de l'Église qui ne financeront pas les projets favoris des Évêques qui méprisent la sagesse liturgique pérenne de l'Église.

Certains diront que c'est précipité, que nous devrions approcher les Évêques avec bienveillance, que nous devrions demander et plaider pour des miettes de leurs tables. C’est ce que les gens ont fait durant les vieux mauvais jours du temps de l’instauration de la Messe « indult » (note : Terme de droit ecclésiastique qui désigne une dérogation au droit commun, accordé par le Saint-Siège. Voir plus détails ici. ), et plusieurs, sinon la plupart, ont été traités comme des parias pour leur trouble. Même après Summorum Pontificum, nous devons nous battre pour chaque millimètre de terrain dans la plupart des endroits tout simplement pour adorer comme l'Église l’a toujours fait. Nous ne demandons pas quelque chose de nouveau ni d’inapproprié ; nous demandons quelque chose d'ancien, de vénérable et d’établi. Nous ne devrions pas être réduits à de telles mesures, mais nous nous retrouvons avec peu de choix.

Nous ne devrions pas permettre à un autre de nos euros (ou dollars) de tomber entre les mains d’Évêques qui fraudent leurs troupeaux de la vraie liturgie, d’une bonne théologie ou d’un Catholicisme authentique. Assez est assez. Coupez les fonds aux mauvais Évêques. Commencez dès aujourd'hui.