lundi 25 juillet 2016

Le Pape de « l'inclusion » déclare :

« Les étrangères et les personnes âgées sont
persona non grata dans les cloîtres »




par Christopher A. Ferrara
SOURCE : The Remnant
Le 25 juillet 2016

À présent, nous devrions être habitués à la tendance Bergoglienne à faire à peu près tout ce qu’il condamne chez les autres — par-dessus tout, d’émettre des jugements sur les prétendus péchés et les insuffisances des gens qu’il a en aversion, en particulier les Catholiques pratiquants.

Mais la Constitution apostolique Dei Vultum quaerere (VDQ) (i.e. La recherche du visage de Dieu ), portant sur « La vie contemplative des femmes » ( document complet en français ici ) représente un nouvel extrême surprenant de cette duplicité. Le même Pape qui condamne « l'exclusion » comme étant pharisaïque et salue « l'inclusion » comme Chrétienne, celui qui professe rejeter « la voie de l'exclusion des personnes de notre communauté » et qui défend « le chemin de l'inclusion » vient tout juste d’ordonner dans le document Dei Vultum quaerere (VDQ) :


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.
  1. l'exclusion des ressortissants étrangers comme recrues pour les couvents cloîtrés qui sont des monastères pour les femmes ; et

  2. l'exclusion des personnes âgées de toute détermination d’autonomie conventuelle — autonomie que Dei Vultum quaerere détruit lui-même en exigeant que tous les monastères se joignent aux fédérations dont le cadre juridique (doté d’un président et d’un conseil) va inévitablement les dominer ou bien entièrement les intégrer.

Je ne peux pas ajouter à l'analyse complète de Hilary White ( voir son analyse ici en français ) de cette bombe extrêmement destructrice, la dernière étape de la campagne Bergoglienne pour convertir l'Église entière en l'équivalent d'une république bananière dans laquelle les Catholiques à l’esprit de tradition vivent dans la crainte du Pape et de ses acolytes modernistes. Ici, je vais me concentrer sur l’appel étonnamment flagrant de Dei Vultum quaerere portant sur l'exclusion des femmes de la vie contemplative fondée sur leur origine nationale ou sur leur âge.

Je me réfère, tout d'abord, à l'article 3 § 6 du règlement à la fin de VDQ qui stipule :

« Même si les constitutions des communautés internationales et multiculturelles manifestent l’universalité du charisme, on doit absolument éviter le recrutement de candidates venant d’autres pays dans le seul but de préserver la survie du monastère. Des critères seront établis pour en assurer l’application ».

Notez que cette clause en soi n’interdit pas le recrutement de novices seulement pour assurer la survie d'un monastère, ce qui pourrait être compris comme une clause qui s’adresse pour un recrutement hâtif de candidates mal adaptées afin de préserver la survie d'un monastère Au contraire, elle interdit seulement le recrutement dans d'autres pays à cette fin. Autrement dit, le Pape de l'inclusion, le Pape qui vitupère constamment contre les « murs » qui restreignent l'immigration, fait maintenant de l'origine nationale le seul critère d'exclusion à tous les couvents et monastères dans le monde.

Ne vous laissez pas berner par l'expression « uniquement dans le seul but de préserver la survie d'un monastère ». Le mot « uniquement » signifiera rien dans la pratique. Ceci est simplement une interdiction de recrutement à l'étranger, il n'y étant pas d’empêchement au recrutement domestique « uniquement dans le but d'assurer la survie d'un monastère ».

Maintenant, qu'est-ce que l'origine nationale a à voir avec l'aptitude d'une candidate pour le noviciat ? Absolument rien. Le caractère international des populations conventuelles, en effet, est une tradition de l'Église. Ainsi, Dei Vultum quaerere comme tel, dans la mode typique de Novus Ordo — doit professer de respecter la chose même qu'il démolit, à savoir les « Communautés internationales et multiculturelles manifestant l'universalité du charisme ».

Face à cette hypocrisie flagrante, l'infatigable apologiste Bergoglien Andrea Tornielli a écrit un article intitulé « Pourquoi François exhorte à ne pas exercer de « recrutement » de jeunes religieuses dans les pays pauvres ». L'article est un exemple classique de ce que le Pape signifie vraiment dans le genre de «propagande néo-Catholique ». Feignant de ne pas remarquer ce que François a décrété, Tornielli écrit : « La provenance d’une novice ne devrait jamais être un problème, ni non plus l'existence de communautés internationales et multiculturelles. Mais la formation rigoureuse à la vocation ne doit pas être facultative et il n'y a pas à prendre de raccourcis ».

Bien correct, l'origine nationale d'une novice ne devrait pas être un problème et les couvents peuvent et doivent être multinationaux. Mais François a fait de l'origine nationale un problème pour la première fois dans l'histoire des couvents. Tornielli voudrait nous faire croire, cependant, que ce que François veut « vraiment » signifier est simplement que « la formation rigoureuse à la vocation ne doit pas être facultative et qu’il n'y a pas à prendre de raccourcis ». Sauf que ce n’est pas cela que le paragraphe § 6 dit. Le règlement ne dit rien sur la formation par une préparation rigoureuse ou par l'absence de celle-ci chez les novices ; ni, d'ailleurs, y parle-t-on de « jeunes religieuses de pays pauvres ». Au contraire, ça stipule simplement que le recrutement dans d’autres pays pour soutenir un monastère est interdit sur toute la ligne. La formation des recrues est une question entièrement distincte. Sur cette question, comme le fait remarquer Hilary White, François vient d'imposer à chaque monastère du monde une clause absurde de taille unique et universelle ( one-size-fits-all) de « Pas moins de neuf ans et pas plus de douze ans ». Ce n’est pas une période de formation; c’est une période ardue pour décourager les vocations en retenant la Grâce de la Force associée à des vœux complets plus loin dans le temps.

Il n'y a pas à cacher la vérité sur ce que François a fait ici : il a émis l’arrêt de mort pour les innombrables couvents dans l'Église Occidentale basé uniquement sur le critère de l'origine nationale des candidats. Tel est le jeu de puissance cynique d'un ecclésiastique politique, pas un défenseur miséricordieux de « l'inclusion et de la diversité ».

L'article 8 § 1 est même plus cynique, il prétend respecter l'autonomie conventuelle tout la sapant :

« À l’autonomie juridique doit correspondre une réelle autonomie de vie, ce qui signifie : un nombre minimum de soeurs pourvu que la majeure partie ne soit pas d’un âge trop avancé ».

Qu'est-ce que l'âge d'une nonne a à faire avec sa participation à l'autonomie d'un couvent ? Rien, évidemment. Ici aussi, la puanteur de l'hypocrisie monte aux narines, car, plus tôt dans Dei Vultum quaerere, François déclare : «D’autre part, comme le rappelait Saint Benoît, il est fondamental dans la vie communautaire de « vénérer les anciens et d’aimer les jeunes … » Comment François « honore les personnes âgées » en décrétant que le la majorité d’un couvent autonome ne doit pas être composée de religieuses âgées ? Et comment définit-il une religieuse « personne âgée » ? Et quel âge a-t-il au fait ? ? François, le Pape de l’inclusion, qui prétend honorer les personnes âgées, s’engage ici dans une discrimination de rang dans l'auto-gouvernance des couvents fondés sur rien de plus que l'âge chronologique. François n’est pas trop vieux pour gouverner l'Église universelle avec une poigne de fer, mais les « religieuses âgées » sont trop vieilles pour constituer une majorité autonome dans un petit couvent.

Mais il y a plus. L’article 8 § 2 stipule ceci :

« Si les exigences ne sont pas remplies pour une réelle autonomie du monastère, la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Société de Vie Apostolique étudiera l’opportunité de constituer une commission ad hoc formée de l’Ordinaire du lieu, de la Présidente de la fédération, de l’Assistant fédéral et de l’Abbesse ou de la Prieure du monastère. En tout état de cause, une telle intervention aura comme objectif de mettre en route un processus d’accompagnement pour une revitalisation du monastère, ou pour engager sa fermeture. ».

Vous avez pigé ? Quand un monastère n'a pas les « exigences » pour « une véritable autonomie », il sera soumis à un commissariat qu’il le « revitalisera » ou le fermera. Et l'une des exigences de « véritable autonomie » est que la majorité des nonnes ne soient pas âgées. Permettez-moi de relier ces points : François a maintenant interdit le recrutement de candidates étrangères afin de garder un couvent fonctionnel — car, après tout, ce sont des étrangères, cela signifiera simplement la fermeture de tout couvent où des « religieuses âgées » constituent la majorité.

Pourquoi une telle prudence dans ses paroles ? Dei Vultum quaerere démontre encore une fois que le Pontife Romain est le présent dictateur, c’est pur et simple. Comme dans toute dictature, l'hypocrisie officielle et la tromperie du peuple sont essentielles pour la consolidation du son pouvoir sans faire face à une résistance significative. Et il y a beaucoup de flagorneurs pour aider le dictateur à atteindre son but en défendant la puissance plénière du Pape sur l'Église (qui n’est pas remise en question), tout en trouvant des excuses ou en dissimulant ses abus continus et inadmissibles.

Nos remèdes ? Seulement ces trois : la prière, la protestation, et la pétition. Car contrairement à une république bananière littéralement, la Constitution Divine de l'Église n’admet pas de révolution ni de renversement. Nous sommes punis avec ce pontificat et nous devons supporter la punition pour aussi longtemps que Dieu le veut. Nous ne pouvons que prier pour que, après avoir fait notre devoir, ces jours soient raccourcis.