mardi 20 mars 2018

Lettre d’un papa à sa fille
Une petite idée osée pour contrer l’athéisme en institution


Contexte : Un père à la retraite écrit à sa fille qui est cadre dans un centre public de réadaptation/réintégration sociale pour jeunes filles pour lui présenter une idée osée…



Très chère poupounette d’amour

Notre conversation téléphonique d’hier m’a sensibilisé aux difficultés que tes filles au centre peuvent vivre. Je suis bien conscient que la petite catatonique que tu m’as mentionnée est un cas rare et inusité. Il n’empêche que, si ces jeunes filles sont au centre, c’est entre autres raisons parce qu’elles ne sont pas bien dans leur peau. Et quand on a des plaies, le « vivre ensemble » n’est pas toujours facile parce que chacune d’elles ne veulent pas frotter leurs plaies à celles des autres.

Il s’ensuit donc parfois que, pour calmer l’atmosphère, il vous faut recourir à la chambre de retraite (isolation) pour une jeune fille.

Il m’est passé cette idée que je voudrais te partager. Je suis convaincu qu’à moyen terme si tu implantes cette idée, le recours à la chambre de retraite diminuerait sensiblement et beaucoup de plaies chez tes jeunes filles guériraient plus vite si bien que l’atmosphère serait plus gérable et agréable pour tout le monde.

Mais avant de te présenter cette idée, je me dois de te donner un petit cours d’histoire récente du Québec ( année 1960 et subséquentes ). Pourquoi ce petit cours ? Parce que tu auras un meilleur recul du contexte actuel dans lequel tu évolues ainsi que son caractère fautif et tordu. Surtout, tu seras davantage sensible aux résistances auxquelles tu pourrais être confrontée à implanter ma petite idée.

Le petit cours d’histoire

Avec la venue d’un gouvernement Libéral en 1960, il semblait que de l’air frais entrait enfin dans les grandes fenêtres du Québec. Ce gouvernement s’était donné une mission de réaliser une « Révolution tranquille ». Et pour ce faire, il a oblitéré tout ce qu’avaient fait les Conservateurs au pouvoir pendant des décennies antérieures.

Vite et sans trop de détails — parce que ce n’est pas mon propos — on a pensé alors à nationaliser l’électricité qui était produite à l’époque par plusieurs compagnies indépendantes. On se trouvait donc fins ! Raison de cette nationalisation ? On veut être « Maîtres chez nous » et l’eau appartient aux Québécois ! Donc on nationalise et on chasse les Anglais de cette industrie…

Résultat cinquante ans plus tard ? On est aux prises avec une entreprise monopolistique en électricité qui abuse de ses tarifs sur les Québécois. Hydro-Québec augmente ses effectifs plus vite que la croissance de la population du Québec, Une grosse vache à lait, quoi. Voilà ce qui arrive quand on tue la compétition.

Je reviens à mon propos maintenant…

Toutes les décisions prises depuis 1960 étaient donc centrées à l’effet que nous pouvions tout réaliser parce que nous avions une confiance inébranlable en nous-mêmes. Nous allions vraiment devenir « Maîtres chez nous »… The Sky was the Limit ! Contrairement aux années antérieures, Dieu n'était plus le Maître des Québécois, nous-mêmes devenions les Maîtres !

Tout était centré sur nos propres capacités humaines… On avait plus besoin du Ciel pour nous aider… On a balancé l’Église à cette époque comme on a balancé l’industrie qui produisait de l’électricité… Selon les nouveaux dirigeants, la religion constituait des vieilles sornettes des Conservateurs des décennies antérieures. Il fallait balancer cela sinon les citoyens ne compteraient pas sur eux-mêmes pour évoluer.

Et, graduellement, pendant 50 ans, on a inculqué qu’il fallait uniquement compté sur soi. Et ce fut la technique Chinoise de la goutte pour radier le Ciel de l’esprit des gens : d’abord, plus de Crucifix dans les chambres d’hôpitaux, ni dans les écoles…

Ensuite, le gouvernement a remplacé les Congrégations religieuses qui avaient fondé l’ensemble du réseau de nos institutions sanitaires et sociales par des laïcs dans leur gestion. On achevait la laïcisation de nos institutions. Ensuite, il y a eu introduction des cours de morale à l’eau de vaisselle dans nos écoles au lieu du Catéchisme. Il y a eu des batailles épiques de parents qui ont voulu garder le Catéchisme dans les écoles. Le Gouvernement ( Ministère de l’Éducation ) a averti qu’il couperait les fonds aux écoles publiques si le programme du cours de morale n’était pas implanté à l’échelle nationale dans les institutions d’enseignement.

L’athéisme ( aucun Dieu ) s’est propagé partout dont les centres comme le tien. Nous sommes rendus là…

Et pour maintenir l’athéisme en place, les gouvernements athées qu’on a eus depuis 50 ans viennent de trouver une nouvelle raison !

Bien oui ! Cette nouvelle raison est à l’effet qu’il ne faut pas privilégier une religion plus qu’une autre sinon ce serait de la DISCRIMINATION envers les autres religions !

Autant dire à un arbre qu’on va lui arracher ses racines parce qu’elles sont différentes des autres arbres ! Finalement, au cours de ces cinquante années, on a chassé Dieu partout dans notre société et les Québécois n’ont plus aucunes racines Catholiques.

Oui et alors ?

Ai-je besoin de beaucoup élaborer sur l’état dramatique de notre société. Ta courte vie te permet bien de voir l’état de dégradation sociale. Ta profession te rend davantage encore plus sensible à cet état de détérioration que la plupart des gens. Ai-je besoin de t’en faire la litanie ? Dépressions nerveuses, inceste, délinquance, etc… Invasion massive des I-Phone, des baladeurs de musique, des téléphones portables, de la télévision qui empêchent les gens de s’intérioriser et qui les rendent zombies. Imagine : ton propre père envisage de devenir transgenre ! hihihi Faut-il être « fucké » ?

Comment redresser cela selon nos humbles mesures ?

L’expression « Sans foi, ni loi » est bien appropriée de nos jours. Les gens n’ont plus la foi et ils n’adhèrent donc pas davantage à la loi. L’un ne va pas sans l’autre.

Il est vrai que les gens respectent encore la loi mais c’est par peur de se faire prendre et non pas parce qu’ils en comprennent le bon sens et la nécessité.

Il faut donner l’occasion et l’accessibilité aux gens de se retremper avec eux-mêmes mais aussi — et c’est tout autant sinon plus important — de se reconnecter avec le Ciel comme quand ils étaient tout petits…

En somme, leur procurer un espace de spiritualité qui a été jeté aux poubelles depuis plus de 50 ans.

Un petit coin tranquille qui n’est pas la chambre de retraite ou d'isolation

Très chère poupounette, tu sais tellement comment est précieuse notre relation avec le Ciel. Tes cauchemars se sont évanouis grâce au Ciel. Tu as même donné une statue de Marie à un jeune homme au centre et vois comment il était content.

Eh bien, je suis certain qu’il y en d’autres qui aimeraient bénéficier d’un petit coin pour se connecter avec Là-Haut.

Si tu peux libérer un très petit espace au centre et le dénuder au complet [ garde-robe vide, par exemple ], je t’offre d’y établir ce que tu vois sur l’image : une seule chaise ( pas le droit de baladeur ni de I-Phone dans ce petit réduit ) et une petite table devant cette chaise où il y aurait la statue de Marie avec l’Enfant Jésus. Le tout avec une petite chapelle décorative qui entoure la statue.

Rien d’autre sauf l’écriteau qui dirait : « Nous écoutons »

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire

Si tu implantes cette idée, tu vas rencontrer énormément de résistance. Nous vivons dans une société qui ne veut pas de Dieu.

Je peux t’assurer par contre qu’à moyen terme, tes unités de jeunes filles brilleraient dans toute l’organisation comme étant les meilleures.

Mon idée exige beaucoup car elle t’invite à être une grande sœur ou une maman adoptive pour tes jeunes filles. Elle t’invite à dépasser le simple cadre de ta description de tâches.

Il existe peut-être une formule alternative à cette idée. Je m’explique :

Il te suffirait de garder une statue bénie à un endroit et les jeunes pourraient venir la chercher pour lui parler… Cette façon de faire pourrait être plus hasardeuse par contre. La statue pourrait ne jamais revenir…

Comme disait ta Mamie : « Mets ça dans ta pipe et fume ça ! »

Je t’aime et que Dieu vous bénisse tous.

Papa