mercredi 14 mars 2018

Année cinq de la dictature de la miséricorde

Le Vatican engage une grande firme légale
pour exproprier un site web critique du Vatican



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Centre de Fatima
Le 14 mars 2018


Mon ami et paroissien Michael Hichborn, directeur de l'Institut Lepanto, a écrit un article très détaillé sur la nouvelle largement rapportée que le Secrétaire d'État du Vatican, le Cardinal Pietro Parolin, a engagé le méga cabinet d'avocats Baker & McKenzie pour exiger qu'InfoVaticana, un agrégateur de nouvelles basé à Madrid, remette son site web au Vatican, cessant ainsi d'exister.

Baker & McKenzie, un promoteur agressif de l'agenda « LGBT », affirme dans sa lettre de demande que le Vatican détient les droits non seulement sur le symbole des clés croisées, une image utilisée par toutes sortes d'entreprises et d'organisations à travers le monde, comme InfoVaticana l'a présenté sur son site, mais aussi toute utilisation du mot Vatican dans son nom. Mais, comme le note InfoVaticana :
« Il y a beaucoup de sites qui incluent ces lettres dans leur domaine et qui ne sont pas remis en question. Sans aller plus loin une agence de voyages exploite le domaine vatican.com, un autre site web d'information religieuse porte le nom de ,insidetheVatican.com et le journal La Stampa a une section de religion dirigée par le célèbre Vaticaniste Andrea Tornielli sous la marque Vatican Insider, parmi une douzaine d'autres exemples qui montrent ce que tout le monde a compris en lisant la nouvelle ».

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

À l'heure actuelle, dans la cinquième année de la Dictature de la Miséricorde présidée par le « Pape Dictateur » ( maintenant un livre publié par l’éditeur Regnery qui lui donne une crédibilité et une portée internationale ), la raison de la requête sélective de Parolin devrait être évidente : InfoVaticana a publié des articles critiques sur le Vatican, sur Amoris Laetita, sur l'infiltration homosexuelle dans l'appareil du Vatican et l'agenda global de la « réforme » que François poursuit sans relâche malgré l'opposition croissante des fidèles qui n'acceptent pas son plan évident de renverser l'enseignement de Benoît XVI, de Jean-Paul II et de toute la Tradition dans le domaine du Mariage et de la morale sexuelle et, évidemment, l'enseignement de Paul VI même sur le mal intrinsèque de la contraception.

Comme Hichborn l'observe, l'affirmation selon laquelle un site web ne peut pas utiliser le mot « vatican » dans son nom et qu’il doive remettre son nom de domaine [ InfoVaticana ] au Secrétaire d'État du Vatican est « comme le gouvernement fédéral des États-Unis qui dirait au plus grand quotidien Américain « USA Today » qu'il doit remettre son nom et son domaine Web au gouvernement des États-Unis parce que l'utilisation du terme « USA » est exclusive au gouvernement. Peut-être, alors, l'État de New York devrait exiger que le New York Times remette son nom et son domaine Web pour la même raison. Et la même chose avec America Magazine ».

C'est encore un autre exemple de la brutalité à laquelle le Vatican doit recourir dans une vaine tentative pour faire taire l'opposition qui fait face à une attaque contre la foi et la morale sans précédent dans l'histoire de l'Église. Mais, pour citer un passage de l'Écriture si souvent cité par le Père Gruner : « Je vous le déclare, s'ils se taisent, les pierres crieront ! » (Luc 19, 39-40). C'est ainsi que Notre-Seigneur lui-même a parlé de ses disciples quand les Pharisiens ont exigé qu'Il les réduise au silence alors qu'ils saluaient Son approche de Jérusalem sur un dos d'un âne.

Aujourd'hui, les néo-Pharisiens qui sévissent dans l'Église, imaginant des arguments élaborés pour la tolérance du divorce et la relativisation du Sixième Commandement au nom de la « miséricorde », exigent le silence des fidèles qui défendent l'Évangile du Christ contre leurs sophismes néo-Pharisaïques. Ils ne réussiront pas. Au contraire, plus vigoureusement ils essaieront de réprimer la Vérité, plus elle s'affirmera avec insistance — si ce n’est de la part de la hiérarchie, alors ce sera de la part des laïcs de l’Église Militante, qui savent qu'ils doivent obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.