mardi 20 mars 2018

Le mode de fonctionnement du Pape François



par : L'éditeur de Rorate Caeli
Le 19 mars 2018

SOURCE : Rorate Ceali

Cinq ans après le Pontificat de Bergoglio, le site Rorate Caeli est (enfin !) loin d'être seul dans nos reportages et analyses sur le Pape François. Plusieurs livres exposant le comportement et les méthodes utilisées par Jorge Bergoglio ont été publiés ou sont en cours de publication. Ross Douthat, le chroniqueur conservateur solitaire du New York Times, a un livre de ce genre sur sa planche de travail qui sera publié la semaine prochaine.

M. Douthat avait une colonne dans le New York Times de dimanche ( 18 mars 2018 ) ( en grande partie un extrait de son livre à venir ) exposant le mythe selon lequel François ferait croître l'Église ( la présence à la Messe a chuté sous ce pontificat ) et examinant comment le fait d’appeler à une « trêve » sur les questions urgentes a fait partie d'un programme furtif de libéralisation à petits pas.


Ce paragraphe est peut-être le plus éloquent que nous avons vu depuis un bon moment, dévoilant la tactique de Bergoglio :

« Le plan pontifical pour une trêve est ingénieux ou trompeur, selon votre point de vue. Au lieu de changer formellement l'enseignement de l'Église sur le divorce et le remariage, sur le mariage homosexuel, sur l'euthanasie — changements qui sont officiellement impossibles parce qu’ils sont au-delà des pouvoirs de son Office — le Vatican sous François fait un double mouvement. Tout d'abord, une distinction est faite entre la Doctrine et la pratique pastorale qui prétend qu’un simple changement pastoral peut laisser intacte la vérité doctrinale. Ainsi, un Catholique remarié peut recevoir la Communion sans que son premier mariage soit déclaré nul, un Catholique qui planifie un suicide assisté peut encore recevoir les Derniers Sacrements, et éventuellement un Catholique homosexuel peut avoir son union de même sexe béni — et pourtant, rien de tout cela ne change l'enseignement de l'Église selon lequel le mariage est indissoluble, que le suicide soit un péché mortel et qu’un mariage entre conjoints de même sexe soit une impossibilité, pourvu que ce soit toujours considéré comme une exception plutôt qu'une règle ».

C'est une bonne chose de voir les grands médias exposer la tromperie employée par ce Pape, amplifiée par les blogs et les médias sociaux, même si cela a pris cinq ans. Si ce rayon de soleil avait été aussi brillant dans les années 1960 et 1970, il est probable que le Concile Vatican II et sa mise en œuvre — notamment en ce qui concerne la révolution liturgique — n’auraient pas glissé aussi facilement.