vendredi 6 janvier 2017

Le double langage de Baldisseri
Note : c'est l'auteur lui-même qui ne lui donne pas son titre de « Cardinal »
Serait-ce parce qu'il encourage des Communions sacrilèges ?




par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 5 janvier 2017



Vous vous souvenez de lui ? C'est le Cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du Synode Bidon qui, au moment de gérer cette fraude sur l'Église, a été découvert à avoir littéralement volé des copies du livre des Cinq Cardinaux dans lequel le Cardinal Burke et quatre autres Cardinaux ont défendu l’enseignement traditionnel de l’Église sur l'impossibilité d'admettre les adultères publics en « seconds mariages » à la Sainte Communion. C'est Baldisseri qui a ordonné que le livre soit enlevé des boîtes e-mail des Pères Synodaux en même temps que lui et le reste de sa cabale manipulaient le Synode pour miner l'enseignement même que les Cinq Cardinaux défendaient.


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

La cabale ayant accompli le but de sa conspiration avec la publication de l’Exhortation Apostolique Amoris Laetitia pour laquelle le Synode Bidon n'était qu'une simple vitrine, Baldisseri déclare maintenant ouvertement la victoire des subversifs sous la rubrique de cette nouveauté absolue appelée le « discernement » introduit dans le chapitre 8 d'Amoris Laetitia. Le « discernement », nous dit-on maintenant, signifie que les préceptes négatifs et sans exception de la loi naturelle concernant la morale sexuelle ( y compris « Tu ne commettras pas d'adultère » ) peuvent admettre des « exceptions » pastorales à être « discernées » dans « certains cas ». Comme le dit Baldisseri :

« Amoris Laetitia ... utilise le mot discernement surtout au chapitre 8, en le reliant à deux autres mots dans le titre : accompagner et intégrer la fragilité ... En fait, quand l'amour ne correspond plus à la forme du mariage sacramentel, l'Église prend soin de ces personnes blessées afin qu'ils retrouvent le chemin de l'Évangile ... »

Remarquez comment les personnes impliquées dans des unions objectivement immorales sont décrites comme des « personnes blessées », comme pour suggérer qu'elles sont les victimes innocentes d'un accident horrible plutôt que de leurs propres choix délibérés et que nous devons fournir une sorte de Premiers Soins à ces « personnes blessées » en « discernant » leur situation, c'est-à-dire comme si quelqu'un ne le savait pas à ce moment-là, leur permettant de recevoir la Sainte Communion sacrilège sans amender leur vie.

Le récit des remarques de Baldisseri se poursuit avec la tromperie qui a animé tout le « parcours synodal » : c'est-à-dire qu'aucun changement de la Doctrine morale et de pratique connexe n'est impliqué dans cette entreprise subversive. Selon le blog italien Sinodo 2015 :

« Cela ne signifie pas, dit le Cardinal, que « les normes et la Doctrine de l'Église subissent des variations qui ne tiennent pas compte des « réflexions morales traditionnelles » ... [mais] en tenant compte de la « norme générale » [ ! ], « des situations particulières doivent être envisagées dans leur spécificité » [...] Dans certains cas, il est prévu que cela inclue également l'accès aux Sacrements pour les couples dits blessés, en particulier dans le cas des divorcés et remariés ».

Ceci est un double langage classique moderniste : l'enseignement n'a pas changé mais maintenant nous l'appliquons différemment à différentes personnes — un changement radical ! L'idée même que la Doctrine morale de l'Église et la discipline connexe soient de simples « normes générales » qui peuvent varier dans l'application selon « des situations particulières » détruit en pratique la Doctrine et la discipline, car les deux sont enracinées dans les préceptes divins de la loi naturelle dans laquelle n'y a pas d'exceptions. Il ne peut en aucun cas être permis de se livrer à l'acte intrinsèquement mauvais des relations sexuelles en dehors du mariage. Par conséquent, il ne peut en aucun cas être permis de recevoir la Sainte Communion tout en s'engageant de façon habituelle dans de telles relations, comme dans le cas des personnes divorcées et « remariées ».

En conséquence, comme la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a déclaré sans équivoque pendant le règne de Jean-Paul II :

« Si le mariage antérieur de deux membres divorcés et remariés chez les fidèles était valide, en aucun cas leur nouvelle union ne peut être considérée comme légale et donc la réception des Sacrements est intrinsèquement impossible. La conscience de l'individu est liée à cette norme sans exception ».

Baldisseri doit savoir qu'il est engagé dans une tromperie délibérée car il est certainement conscient que l'Église n'a jamais enseigné — de fait, Elle ne peut pas l’enseigner — que le précepte « Tu ne commettras pas d'adultère » est variable selon les circonstances. Il doit savoir qu'il essaie de frauder les fidèles en suggérant que l'Église peut accepter l'éthique de situation qui réduirait en pratique tout son édifice moral en décombres et mettrait fin à sa mission même, si cela était possible, en la réduisant à une autre organisation religieuse qui est décédée de la mort du Zeitgeist ( définition : « l’air du temps », « l’âge de l’époque » ) sexuel.

Baldisseri est, tout simplement, un arnaqueur ecclésiastique qui est un acteur majeur d'un long coup monté dont l'objectif est de dépouiller l'Église de la Vérité qui est sa richesse et son patrimoine irremplaçable. Mon ton ici est sévère, voire brutal, mais ce n'est pas le moment de faire une déférence excessive aux prélats de la sorte dont Notre-Seigneur lui-même nous a avertis qu’ils attaqueraient son Église : « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups féroces ». (Matthieu 7 :15)

Ou peut-être la prophétie de Notre-Seigneur ne s'applique pas exactement aux goûts de Baldisseri. Car il n'y a rien d’intérieur dans ses intentions malignes ; elles sont écrites sur tout son visage.