dimanche 29 janvier 2017

CREDO
CE QUE JE CROIS ET CE QUE JE NE CROIS PAS



SOURCE : Stefan FLEISCHER, site Kathnet (Trad. MH/APL)

Rapporté par : PRO LITURGIA sous l'onglet ACTUALITÉS en date du 28 janvier 2017


* * * * NOUVEAU Samedi, 28 janvier 2017. Les athées ne croient pas en Dieu. Moi, je crois.

Je crois en un seul Dieu en trois Personnes, créateur du ciel et de la terre, tel qu’Il est proposé dans le texte de la confession de foi chrétienne. Mais je ne crois pas à tout ce qu’on raconte aujourd’hui en ce qui Le concerne.

Je crois en un Dieu personnel qui s’est révélé et qui agit dans l’Histoire des hommes. Je ne crois pas en une puissance supérieure quelconque, ou à une force spirituelle plus ou moins indéfinissable, ou simplement à un grand mystère.

Je crois que Dieu est tout proche de nous. Mais je ne crois pas que cette proximité soit telle qu’elle nous empêche de ressentir sa grandeur, sa puissance et sa majesté, et qu’en conséquence nous n’aurions plus à le prendre au sérieux. Je crois que nous aurons toujours à nous tenir devant Dieu avec toute la dignité et tout le respect qui Lui est dû.

Je crois que Dieu n’éprouve aucun besoin de nos marques de piété et d’amour, de nos bonnes actions et de nos sacrifices, et de toutes nos prières. Mais je ne crois pas que nous puissions réaliser ou négliger tout cela selon notre bon vouloir. Je ne crois pas non plus que cela ne serve qu’à notre bien-être psychologique. Je crois que nous avons besoin de tout cela pour ne jamais oublier que Dieu est vraiment Dieu, le seul Saint, le seul Très-Haut, notre Seigneur.

Je crois que Dieu nous a confié la Création, à nous, les hommes. Mais je ne crois pas que les hommes puissent construire, ici et maintenant, et de leurs propres forces, un monde meilleur, en montrant simplement davantage de bonne volonté (et en comptant surtout sur la bonne volonté des autres, d’ailleurs). Je ne crois pas que le péché originel soit une légende venue du fond des âges.

Je crois qu’il y a une vie après la mort. Mais je ne crois pas que le salut soit automatique, qu’il soit un dû.

Je crois que l’éternité sera pour nous le bonheur suprême. Mais je ne crois pas que ce bonheur consistera à faire ce que nous voulons et à voir tous nos désirs personnels se réaliser sans limite. Je crois que le bonheur éternel consiste à être en parfaite harmonie avec la volonté de Dieu.

Je crois en la liberté de l’homme, même devant Dieu. Mais je ne crois pas que nous puissions user de cette liberté sans avoir à rendre des comptes à Dieu.

Je crois à la miséricorde de Dieu. Mais je ne crois pas à cette sorte de miséricorde inconditionnelle qui dit : “Va, et poursuis tranquillement tes méfaits”. Je ne crois pas à une miséricorde qui ferait l’impasse sur l’examen de conscience et le regret, et n’exigerait pas, au minimum, une sérieuse volonté de conversion.

Je crois que Dieu pardonne. Mais je ne crois pas, qu’avec ce pardon, l’acte fautif lui-même, avec toutes ses conséquences, soit tout simplement effacé. Je ne crois pas non plus que ce pardon soit une autorisation à persévérer dans le péché ou une raison suffisante pour négliger une conversion personnelle et une réparation des dégâts causés.

Je crois que Dieu connaît nos faiblesses. Je crois qu’il sait exactement de quoi nous sommes capables ou non. Mais je ne crois pas que Dieu renonce à nous demander, à exiger même clairement de nous, tout ce dont nous sommes capables.

Je crois que Dieu nous aime. Mais je ne crois pas qu’il soit indifférent à notre réaction, à la façon dont nous répondons à son amour. Je ne crois pas qu’il soit insensible au fait que nous accordions à toutes les autres relations et à toutes les autres préoccupations plus d’importance qu’à Lui-même. Je crois que Dieu est un Dieu dont l’amour total implique qu’il veuille entretenir avec nous une relation durable, réciproque et intensive.

Je crois que Dieu est notre Père qui nous aime. C’est pourquoi je ne crois pas qu’il nous ait donné ses commandements par pur plaisir personnel ou comme de simples propositions qui n’engageraient à rien, mais pour que tout se passe bien pour nous et que nous vivions le mieux possible sur cette terre.

Je crois que Dieu entend et exauce nos prières. Mais je ne crois pas que, si nous le Lui demandions, il nous donnerait un scorpion. Je crois plutôt qu’il nous donnerait à la place la nourriture dont nous avons besoin, même si, sur le moment nous ne savons pas vraiment l’apprécier à sa juste valeur.

Je crois que l’Eucharistie est le centre et le sommet de notre foi. Mais je ne crois pas qu’elle soit un simple repas fraternel, plus ou moins sacré selon les jours et nos sentiments. Je ne crois pas que les paroles de la Messe sur “le sacrifice vivant et saint que nous offrons” soit un ensemble de phrases creuses liées à une spiritualité depuis longtemps devenue obsolète. Je crois que, par cette action sacrée, nous est rendue présente la réalité du Sacrifice de la croix.

Je crois à la présence de notre Seigneur dans le pain et le vin. Mais je ne crois pas que cette présence soit purement spirituelle, ou même simplement symbolique. Je ne crois pas que la vérité soit pleinement exprimée si l’on ne s’en tient qu’au discours à propos du pain consacré. Je crois à ce que nous appelons la Présence réelle.

Je crois au baptême. Mais je ne crois pas que celui-ci représente un simple rite d’admission dans la communauté chrétienne. Je ne crois pas que nous puissions sauter par-dessus le passage sur “le pardon des péchés”. Je crois que Dieu agit par les sacrements.

Je crois que notre foi est globalisante et montre de multiples facettes ; je crois que chaque homme peut y trouver et y vivre sa propre spiritualité. Mais je ne crois pas que cette foi présente une palette de choix dans laquelle nous pourrions prendre ou laisser ce qui nous convient. Je crois que Dieu attend de nous que, avec l’aide de l’Eprit Saint, nous nous efforcions de pénétrer toujours davantage dans la plénitude de la Vérité.

Seigneur, aide-moi à vivre une telle foi.