jeudi 5 janvier 2017

La politique d'immigration
n'est aucunement l’affaire de la hiérarchie




par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 4 janvier 2017

Pour votre information

Le grand vaticaniste, Antonio Socci, a traité lui aussi de la crise de l'immigration dès ses débuts. Il parle surtout des réfugiés « économiques » dans son article. Il met en opposition la pensée des Papes précédents à celle de Bergoglio comme le verrez ici.

Ah ! Vous pourriez invoquer le fait que ce sont pour la plupart des réfugiés de guerre présentement et qu'il faut être charitables...

Eh bien non ! L'argument ne tient pas davantage la route et vous verrez pourquoi ici. Et ce n'est pas n'importe qui qui va vous en parler. C'est Monseigneur Sako, le Patriarche Chaldéen Louis Raphael I de Bagdad. Vous verrez qu'il est diamétralement opposé à la pensée du Pape actuel. Et on peut écouter attentivement ce qu'il nous déclare étant plus sur le terrain que le Pape. Ce ne sont pas des idées qui émanent d'un balcon à Rome, en somme.

En conclusion, que ce soit pour des motifs économiques ou de guerre, il n'y a pas lieu d'encourager les migrations massives.

Monsieur Ferrara vient en ajouter une couche dans son article ici : ce n'est même pas des affaires de l'Église de se mêler d'immigration. Bonne lecture.



Alors que le Pape et l'appareil du Vatican continuent de façon insensée à exiger que l'Italie et le reste de l'Europe soient submergés par des vagues interminables de mâles Musulmans ( voir la vidéo ici), un prêtre Italien assiégé parle au nom de tous ses compatriotes Italiens dégoûtés et alarmés quand il plaide pour leur protection contre les « réfugiés ».

Comme l'explique un article du site express.co.uk, ce prêtre, le Père Francesco Inversini, a écrit à la police locale pour demander l'éviction des « réfugiés » — aucun d'entre eux n’étant des femmes et des enfants — qui squattaient dans un bâtiment à côté de son église paroissiale, L'administrateur de la paroisse, qui ne donnera que son prénom par crainte que les « réfugiés » n’utilisent de représailles violentes, a encore averti :


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

« Ils font peur aux enfants et ils pourchassent les gens qui vont à l'église pour leur demander de l'argent. Nous ne pouvons pas vivre comme ça. La paix dans le quartier a disparu, nous sommes assiégés. Ils vont et viennent, ils n'ont pas de documents, ils dérangent les gens et ils brisent les vitres des voitures. Nous ne pouvons pas attendre qu'ils viennent nous lyncher sans laisser les autorités savoir ce qui se passe ».

Bien entendu, ce n'est qu'un petit exemple d'un vaste problème paneuropéen auquel la hiérarchie Catholique a beaucoup contribué avec son agitation incessante à ouvrir les frontières sous le couvert de la charité — une charité qui est la moins des charitables pour les gens qui doivent souffrir des conséquences d'une véritable invasion Musulmane.

L'enseignement constant de l'Église — contrairement aux principes du Bergoglianisme — est que la question de l'immigration est une question de prudence politique dont l'exercice appartient aux autorités civiles qui sont en mesure de connaître les fardeaux et les risques liés à l'immigration. C'est-à-dire que les Évêques Catholiques, l'Évêque de Rome inclus, n'ont ni le droit ni la compétence d'exiger que les autorités civiles adoptent des frontières ouvertes ou une politique d'immigration autrement laxiste. Ces circonstances ne sont tout simplement pas de leur affaire.

Un article intéressant dans le Journal de Droit de l'Université de Saint Thomas appuie précisément ce point, démontrant que ça trouve un soutien dans le document Lumen Gentium de Vatican II:

« Selon Lumen Gentium, les laïcs sont les principaux agents de la Mission du Christ dans les affaires séculaires : « La vocation propre des laïcs consiste à chercher le Règne de Dieu précisément à travers la gérance des choses temporelles qu’ils ordonnent selon Dieu... »

« Quand les Évêques enseignent quelles lois d’immigration méritent d'être soutenues, elles empiètent sur la pratique de la prudence par les laïcs (en supposant que le charisme Épiscopal — de proclamer l'Évangile, d’enseigner et de conduire le troupeau de l'Église — leur accorde une onction spéciale dans leurs jugements prudentiels sur la politique). Ce programme politique agressif est fondé sur une méconnaissance de la nature de la prudence ; elle est elle-même imprudente ».

Il est facile pour François, qui vit dans une enclave murée dépourvue de « réfugiés » et où il est protégé 24/7 par une armée littéralement de gardes de sécurité fortement armés, d’exiger un hébergement illimité de « réfugiés » qui sont vraiment des envahisseurs illégaux. Mais Jean-Paul II — dont François a attaqué l'enseignement sur les divorcés et « remariés » pendant plus de trois ans — a reconnu le rôle de la prudence politique dans de telles situations. Il a noté tout d'abord que « l'immigration illégale doit être évitée ... » et que lorsqu'il n'est pas possible de parvenir à une solution adéquate à la présence d'immigrés clandestins dans le pays, l'autorité civile « devrait diriger ceux qu’ils aident, peut-être aussi leur fournir une aide matérielle, soit pour chercher à être acceptés dans d'autres pays, soit pour retourner dans leur propre pays ... »

Cela ne veut pas dire que les immigrants illégaux doivent être entassés comme des bovins, déportés en masse et autorisés de mourir de faim. La prudence politique doit évidemment être tempérée par la charité Chrétienne, comme l'a aussi bien enseigné Jean-Paul II, qui va au-delà des simples exigences de la justice. Néanmoins, les autorités civiles sont chargées de veiller au bien commun universel, pas seulement au bien des immigrés. Lorsque les populations d'immigrants clandestins menacent le bien commun d'une nation, leur entrée en première instance doit être strictement limitée ; et leur présence dans le pays, s'ils parviennent à contourner les frontières et les lois, ne peut se prolonger si le bien commun en souffre.

Cet équilibre entre le bien commun et le bien des immigrants clandestins relève entièrement du domaine de la prudence politique. L'exercice de cette prudence peut bien inclure l'érection de murs, comme celui que la Hongrie a construit pour se protéger — assez efficacement — contre l'invasion par des hordes de Serbes Musulmans qui n'ont pas l'intention d'être assimilés à une société Hongroise qui est encore largement Chrétienne et qui a maintenant une constitution Chrétienne. (Notez que chaque visage qui regarde à travers le mur de la frontière Hongroise est celui d'un jeune homme, sans femmes ni enfants en vue.)


SOURCE : Breibart

François et ses confrères Évêques libéraux condamnent toutes ces barrières à l'immigration et exigent des frontières ouvertes. Mais, en cela, ils dépassent leur autorité et leur compétence. Paradoxalement, la même hiérarchie est tombée presque entièrement sous le silence sur les questions urgentes qui relèvent précisément de leur compétence et de leur devoir de parler : l'avortement, la contraception, le « mariage gay », le « transgenderisme », la sécularisation de la société civile et la persécution des Chrétiens à la fois sanglante et non sanglante dans presque toutes les nations. Au lieu de cela, la hiérarchie se conforme effectivement à la plate-forme du Parti Démocrate tandis que François assume le rôle de « leader de la gauche mondialiste ».

Tel est le résultat quand les hommes d'église assument une mission qui n'est pas la leur, tout en abandonnant largement celle que Christ leur a donnée. Et telle est la crise à laquelle l'Église est confrontée aujourd'hui — prévue sans doute dans le Troisième Secret de Fatima.