lundi 23 janvier 2017

Ce “foutoir” lui a éclaté au visage




* * * * NOUVEAU Lundi, 23 janvier 2017. Ce que nous avions prévu il y a 40 ans est en train de se produire : un schisme.

Il est l’aboutissement de cette théologie qui a conduit à utiliser Vatican II d’une façon erronée pour démolir la liturgie en en faisant non plus le ciment de la foi catholique mais une simple activité dominicale répondant à la diversité des goûts et des sentiments. La liturgie a déraillé ; la foi s’est mise à divaguer.

C’est sur cette foi devenue erratique et avec la complicité d’esprits déboussolés qu’ont germé les projets pastoraux les plus périlleux dont “Amoris laetitia” est comme un aboutissement comme le montre bien Sandro Magister dans un article traduit sur le site de “Diakonos” et dont voici un large extrait significatif :

« Lors des deux synodes qu’il a convoqué et 2014 et en 2015, le Pape François s’est confronté aux résistances face aux innovations qu’il voulait introduire sur ce terrain miné que constitue le soin pastoral de la famille.

Pour mater l’opposition, il joua de ruse, comme l’a naïvement révélé après coup l’un de ses proches, l’Archevêque Bruno Forte, en citant textuellement ces paroles que le Pape lui avait dites pendant le synode : “Si nous parlons explicitement de la communion des divorcés-remariés, tu n’as pas idée du foutoir qu’ils vont me mettre. Alors n’en parlons pas directement ; toi, fais en sorte de jeter les bases et ensuite je tirerai moi-même les conclusions.”

Et c’est bien ainsi que les choses se sont passées. Jorge Bergoglio n’a jamais clairement déclaré qu’il voulait autoriser la communion des divorcés remariés, ce que l’Eglise catholique n’avait jamais autorisé précédemment, mais il a donné le champ libre aux paladins de l’innovation, allemands en tête. Une fois le synode achevé sans vainqueurs ni vaincus, c’est lui qui tira les conclusions dans son exhortation apostolique “Amoris laetitia” où il dissimula les nouveautés qui lui étaient si chères dans quelques notes de bas de page sibyllines, entre le dit et le non-dit.

Mais ce “foutoir” - selon ses propres mots - qu’il avait réussi à désamorcer au cours du Synode lui a éclaté au visage par la suite, parce que les ambiguïtés qu’il avait volontairement introduites dans “Amoris Laetitia” ont donné lieu à une incontrôlable explosion d’interprétations théoriques et de mises en œuvres pratiques allant dans tous les sens. Avec comme résultat, par exemple, que dans le diocèse de Rome, la communion est admise pour les divorcés-remariés qui vivent “more uxorio” (comme mari et femme) alors que dans le diocèse de Florence, ce n’est pas encore le cas et que dans ceux de San Diego et de Philadelphie, elle est interdite. Pareil dans tout le monde catholique où entre un diocèse et l’autre, entre une paroisse et une autre, les pratiques les plus variées et opposées sont entrées en vigueur, toutes se réclamant de leur propre lecture d’ “Amoris Laetitia”.

Quatre cardinaux, l’italien Caffarra, l’américain Burke et les allemands Meisner et Brandmüller (...) ont demandé publiquement au Pape de dissiper une fois pour toutes les doutes doctrinaux et les pratiques mises en œuvre autour d’ “Amoris Laetitia”. François n’a pas répondu. Et il ne pourra pas répondre, à moins de se contredire lui-même. »

Comme pour la liturgie qui, en abandonnant l’usage du latin, a éclaté et s’est ouverte aux pratiques les plus farfelues, la doctrine et la pastorale sont devenues aujourd’hui affaire de sensibilités : des sensibilités qu’il faut respecter, bien sûr. Surtout si, sous couvert de “progrès”, elles contredisent la doctrine et vident les églises !

SOURCE : PRO LITURGIA sous l'onglet ACTUALITÉS en date du 23 janvier 2017