jeudi 5 novembre 2015

Une lettre de l'Évêque Côme Passion à l'Apôtre Paul



Écrit par : Michael Lofton
SOURCE : The Remnant

Saint-Paul a résisté face à face à Pierre parce qu'Il avait miné la Vérité de l'Évangile

Clé de compréhension
Et petite remarque avant de lire

On peut facilement penser que l'Évêque de Laodicée qui écrit cette lettre peut ressembler à l'Archevêque Cupich de Chicago qui est encore plus Progressiste/Moderniste que le Pape. Ce n'est pas peu dire !

Toutes les citations en bleu sont empruntées des grands médias, des allocutions ou des homélies du Pape. Vous pouvez cliquer sur chacune d'elles pour retracer la source. Malheureusement, leurs équivalents français n'étaient pas toujours disponibles. Nous avons tenter de vous les rapporter lorsqu'elles étaient disponibles.

L'important, par contre, c'est que toutes ces citations ont été dites. Rien n'a été inventé par l'auteur.



De l’Évêque Côme Passion de Laodicée à l'Apôtre Paul

Grâce et paix à vous.

On m'a récemment envoyé une copie de votre première lettre aux Corinthiens et j’ai quelques questions que je voudrais aborder avec vous.

Je suis émerveillé de votre conception de Dieu quand vous dites :

« Vous savez sûrement que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous. Eh bien, si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu détruira le coupable. Car le temple de Dieu est saint, et c'est vous qui êtes son temple ». (1 Corinthiens 3 : 16-17)

Apôtre bien-aimé de Dieu, ne savez-vous pas que Dieu est un Dieu d'amour et non pas de colère ? Il est tout simplement trop miséricordieux pour « détruire » une personne. Vous feriez bien d'apprendre que Dieu aime tellement ses enfants qu'il ne les condamne pas.

Je suis même encore plus perturbé par les menaces que vous portez contre les Corinthiens en disant :

« Certains d'entre vous ont fait les prétentieux en pensant que je ne viendrais pas vous voir. Mais si le Seigneur le permet, j'irai bientôt chez vous. Alors je connaîtrai non pas seulement les paroles de ces prétentieux mais ce dont ils sont capables ! Car le Royaume de Dieu n'est pas une affaire de paroles mais de puissance. Que préférez-vous ? que je vienne à vous avec un bâton, ou avec un coeur plein d'amour et de douceur ? ». (1 Cor. 4 : 18-21)

Oh cher Apôtre ! Ne savez-vous pas que nous ne devons pas utiliser un tel langage dur mais que l’on doit accompagner ces personnes dans leur « cheminement de foi » ?

Beaucoup plus inquiétante était votre suggestion vraiment pas charitable qu’un Corinthien coupable de ce que vous considérez comme de « l'immoralité sexuelle » devrait être excommunié. Vous dites :

« On entend dire partout qu'il y a de l'immoralité parmi vous, une immoralité si grave que même les païens ne s'en rendraient pas coupables : on raconte, en effet, que l'un de vous vit avec la femme de son père ! Et vous faites encore les prétentieux ! Vous devriez au contraire en être affligés, et l'auteur d'une telle action devrait être chassé du milieu de vous. Quant à moi, même si je suis absent de corps, je suis près de vous en esprit ; et j'ai déjà jugé au nom de notre Seigneur Jésus celui qui a si mal agi, comme si j'étais présent parmi vous. Lorsque vous serez assemblés, je serai avec vous en esprit et la puissance de notre Seigneur Jésus se manifestera ; vous devrez alors livrer cet homme à Satan pour que son être pécheur soit détruit, mais qu'il puisse être spirituellement sauvé au jour du Seigneur ». (1 Cor 5 : 1-5 )

Comment osez-vous avoir une telle attitude de jugement envers cet homme ? Vous ne l'avez pas encore rencontré et pourtant vous le jugez. Nous ne devons pas excommunier ces personnes et vous feriez mieux de ne pas vous « asseoir dans la chaire de Moïse et juger ... avec la supériorité et la superficialité, les cas difficiles et les familles blessées » . Plutôt mort que de « lancer des pierres à ces personnes » , « nous avons besoin de connaître leur vie si nous désirons les accompagner » ( dernière citation de l'Archevêque Cupich de Chicago).

Vous démontrez de plus une attitude haineuse envers ceux parmi les Chrétiens qui ne répondent pas à vos normes de perfection, en disant :

« Dans ma précédente lettre, je vous ai écrit de ne pas avoir de contact avec ceux qui vivent dans l'immoralité. Je ne visais pas, d'une façon générale, tous ceux qui, dans ce monde, sont immoraux, envieux, voleurs, ou adorateurs d'idoles. Sinon, vous devriez sortir du monde ! Je voulais vous dire de ne pas avoir de contact avec quelqu'un qui, tout en se donnant le nom de chrétien, serait immoral, envieux, adorateur d'idoles, calomniateur, ivrogne ou voleur. Vous ne devez pas même partager un repas avec un tel homme ». (1 Cor. 5 : 9-11).

Plutôt que de fuir avec arrogance ces personnes, vous devriez « accompagner ces personnes qui ont eu cet échec dans leur amour. Ne condamnez pas. Marchez avec eux et ne pratiquez pas la casuistique sur leur situation ». Une telle approche est trop faite d'exclusion et «je pense que nous devons nous assurer que nous ne cataloguons pas un groupe comme s'il ne ne faisait pas partie de la famille humaine », contrairement à ce que vous faites clairement ici.

Vous avez non seulement supposé que vous pouvez juger les autres, mais vous avez même suggéré que d'autres Chrétiens peuvent juger de l'« immoralité sexuelle » (c'est la manière dont vous diabolisez ces personnes), en disant :

« De quoi je me mêle à juger ceux qui sont hors de l'Église ? Ne jugerez-vous pas ceux qui sont à l'intérieur ? Dieu jugera ceux du dehors. «Expulsez le méchant du milieu de vous ».

Mais ne savez-vous pas le Seigneur a dit : « Ne jugez pas de peur que vous ne soyez jugés » ? Nous ne devons pas « servir des condamnations ou des anathèmes, mais proclamer la Miséricorde de Dieu » à ces personnes.

Je suis plus troublé, et même personnellement offensé, par votre déclaration haineuse concernant les homosexuels pratiquants qui ne vont pas au Ciel quand vous avez dit :

« Vous savez sûrement que ceux qui font le mal n'auront pas de place dans le Royaume de Dieu. Ne vous y trompez pas : les gens immoraux, adorateurs d'idoles, adultères, pédérastes, voleurs, envieux, ivrognes, calomniateurs ou malhonnêtes, n'auront pas de place dans le Royaume de Dieu ». (1 Cor. 6 : 9-10)

Dans Laodicée, « je visite régulièrement des gens qui se sentent marginalisés, qu'ils soient des personnes âgées, des gais, des lesbiennes, des individus et aussi des couples divorcés remariés ... Nous avons besoin de connaître ce qu'est leur vie si nous désirons les accompagner . « Nous savons que « l'éthique Chrétienne est fondée sur des relations stables où l'exclusivité, la loyauté et les soins sont au cœur de l'un et l'autre » si bien que tant que la relation homosexuelle est stable, alors nous devrions « reconnaître la qualité réelle des couples gays et lesbiens ; et une telle forme de vie commune doit répondre aux mêmes critères que l'on trouve dans un mariage ecclésiastique ».

Il était assez difficile de croire que vous avez affirmé qu'une femme divorcée dont l'ancien conjoint est encore en vie ne peut pas se marier :

« À ceux qui sont mariés, je donne cet ordre (qui ne vient pas de moi, mais du Seigneur) : la femme ne doit pas se séparer de son mari, — au cas où elle en serait séparée, qu'elle ne se remarie pas, ou bien qu'elle se réconcilie avec son mari — et un mari ne doit pas renvoyer sa femme ». (1 Cor. 7 : 10-11)

Ici, vous vous montrez être un exemple de ces « cœurs fermés qui souvent se cachent jusque derrière les enseignements de l’Église ou derrière les bonnes intentions afin de s'asseoir dans la chaire de Moïse et juger, quelquefois avec supériorité et superficialité, les cas difficiles et les familles blessées ».

Je suis aussi troublé par votre rigidité quand il en vient à l'Eucharistie comme vous avez en fait suggéré pour certains qui peuvent être jugés par Dieu pour avoir communié d'une « manière indigne » :

« C'est pourquoi, celui qui mange le pain du Seigneur ou boit de sa coupe de façon indigne, se rend coupable de péché envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'examine soi-même et qu'il mange alors de ce pain et boive de cette coupe ; car si quelqu'un mange du pain et boit de la coupe sans reconnaître leur relation avec le corps du Seigneur, il attire ainsi le jugement sur lui-même ». (1 Cor. 11 : 27-29)

Comme je l'ai dit plus tôt, Dieu aime tellement ses enfants qu'il ne les condamne pas de même qu'il ne pourrait jamais être si impitoyable que de dire que quelqu'un peut boire son « jugement sur lui-même ». Votre rigidité concernant qui peut ou ne peut pas recevoir l'Eucharistie est pharisaïque, car elle est plus préoccupée par l'observation des règles ou coutumes que par l'amour pour le prochain.

J'avais un peu d'autres os à gruger avec vous, mais ça devra attendre pour une autre fois. Pour l'instant, je souhaite que vous puissiez examiner comment vous avez été enclin à juger, comment vous avez été arrogant, haineux et pharisaïque dans vos écrits.

La paix soit avec vous.

Mgr Côme Passion, Évêque de Laodicée