mercredi 18 novembre 2015

On a aboli la peine de mort

pour les violeurs et les tueurs en série

mais on a approuvé l'aiguille
pour les vieux, les malades
et les personnes déprimées



Par : Jonathon van Maren
SOURCE : Life Site News

6 novembre 2015 (LifeSiteNews) - Je voudrais que les défenseurs de l'euthanasie et de la soi-disant « mort dans la dignité » m’expliquent quelque chose. Comment se fait-il que la promotion incessante et la légalisation du « suicide assisté » ne soit pas la « glorification du suicide » ?

Je suis fatigué de tout ce bavardage insensé transparent sur la façon dont le « suicide assisté » n’est pas sur une pente glissante. L'expression elle-même crie de déni : « Voulez-vous vous tuer ? Allez, laissez-nous vous aider avec ça ». Quand le fait d’aider les gens à se tuer eux-mêmes est nommé « soins de fin de vie » plutôt que « complicité d'assassinat », qui décrochera le téléphone à l'autre bout du fil de SOS Suicide ?

Voici ce qu’il en est. Je connais beaucoup de personnes qui luttent contre la dépression. Je parie que tout le monde le fait. Si nous sommes honnêtes, nous pouvons admettre que de nombreuses personnes qui luttent avec la maladie mentale pourraient, en particulier dans un moment noir, envisager le suicide s’il était facilement disponible et relativement indolore. Telle est la raison pour laquelle la première cause de décès par arme à feu au Canada est le suicide — parce que beaucoup de gens qui ne se seraient pas normalement enlevés la vie le font dans un moment noir palpable.

L'idée que notre gouvernement, notre système de soins de santé, notre société, envoient de tels signaux mixtes à ceux qui contemplent le suicide constitue de la négligence criminelle et est carrément dégoûtant. Le suicide n’est jamais la réponse comme les militants ont l'habitude de dire. Maintenant je suppose qu’ils devront se qualifier. Le suicide n’est jamais la réponse —sauf parfois. C’est compliqué !

C’est ce qui se passe déjà.

Considérez Laura, une bonne femme en santé de 24 ans originaire de Belgique. Les médecins ont récemment approuvé sa demande d'euthanasie parce qu'elle avait « des pensées suicidaires ». La solution à des pensées suicidaires est le suicide maintenant, apparemment. Une des amies de Laura, qui était aussi suicidaire, est morte par euthanasie quelque temps auparavant.

L'histoire n'a pas causé beaucoup de remous cependant. Cinq personnes par jour meurent par euthanasie en Belgique et des rapports ont émergé à l’effet que de nombreuses personnes âgées sont de plus en plus tuées sans leur consentement comme des animaux domestiques trop vieux qu’on endort pour toujours. Pour une raison quelconque, nous avons réussi à abolir la peine de mort pour les violeurs et les tueurs en série mais on a approuvé l'aiguille pour les vieux, les malades et les personnes déprimées.

Et puis il y a les Pays-Bas où un rapport a noté qu'un minimum de 50% de ceux qui ont été tués par euthanasie souffraient de dépression à l'époque. Les chercheurs néerlandais n’ont pas trouvé pas que c’était une grosse affaire affirmant qu'il n'y avait aucune raison de croire que les requêtes pour mourir de ces gens n’avaient pas été réfléchies correctement, comme si demander de mourir n’était pas en soi un signe d’un processus de pensée déformée.

Ce n’est pas une certaine théorie du complot non plus. En 2013, la Ministre Néerlandais de la Santé Edith Schippers a admis qu'il y avait eu au moins 45 « décès d'euthanasie psychiatrique » dans cette seule année.

L'impact chez les familles peut être tragique comme Tom Mortier peut en témoigner. Il a déposé une plainte auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour contester la loi sur l'euthanasie en Belgique après que les médecins eurent tué sa mère en raison d’une « dépression incurable » — et rien d'autre. M. Mortier, au cœur brisé, qui n'a même pas été contacté par quiconque, a déclaré que sa mère était déprimée à cause d'une récente rupture et que les médecins qui l’ont tuée n'avaient même pas de qualifications psychiatriques.

Mais là où il y a de la mort, il y a souvent de l'argent —partant d’héritiers avides d’espoir de hâter la fin de vie de leurs parents âgés jusqu’aux groupes de suicide suisses qui tirent profit d’une prospérité des suicides. Tout juste l’année dernière, la société suisse de suicides EXIT a annoncé qu'elle étendait ses services aux personnes en bonne santé qui se débattent avec la dépression ou avec d'autres formes de maladie mentale.

Il y a seulement quelques années de cela qu’un Canadien a été déclaré coupable d'homicide involontaire pour avoir conseillé à une femme qui avait une dépression de se suicider. Avec la récente décision de la Cour Suprême du Canada sur l'euthanasie, il semble que de telles choses sont sur le point d'arriver bientôt dans notre système de santé.

Tout le monde connaît quelqu'un qui a lutté avec la dépression ou la maladie mentale. La plupart d'entre nous connaissons des gens qui ont tenté de se suicider. Et certains d'entre nous ont eu le privilège extraordinaire d'avoir des parents âgés avec toute leur beauté et leur sagesse pour enrichir nos vies et nos perspectives. Je n’exagère pas quand je dis qu’un régime d'euthanasie au Canada constituerait une menace très réelle pour beaucoup de gens qui nous sont les plus chers et dévaloriserait grandement la vie de tant de mères et de pères, de frères et de sœurs, d’amis et de proches .

Nous ne devrions pas envoyer des signaux contradictoires à propos du suicide ; ce n’est pas quelque chose à faire.

Nous ne devons pas à invoquer l’argument de la pente glissante. Tout ce que nous avons à faire est de regarder où l'euthanasie a déjà pris racine. Là, nous voyons des médecins creuser des tombes activement au bas de la pente pour accueillir les morts fraîches de la journée.