mercredi 25 novembre 2015

Un Croisé curieusement sélectif





SOURCE : par Christopher A. Ferrara
Fatima Network Perspectives
Le 24 novembre 2015

Le 7 octobre, l'armada de la Sainte Ligue, commandée par Don Juan d'Autriche et envoyée dans la bataille avec la bénédiction de Saint Pie V, a remporté une victoire miraculeuse en 1571 à Lépante quand le vent a soudainement changé de direction, gonflant les voiles des navires de la Sainte Ligue et tranquillisant celles des Turcs. La flotte Turque a été décimée, 30 000 envahisseurs Musulmans ont été tués et toute l'Europe a été sauvée du fléau de l'Islam. Saint Pie V a reconnu que le Rosaire et l'intervention de Notre-Dame avait été décisive dans l'issue de la bataille — qu'il avait connue par une vision intérieure avant même que les nouvelles aient atteint Rome. Il a ordonné un jour de fête pour la commémoration de la victoire [ le 7 octobre, la fête de Notre-Dame du Rosaire] qui s’est étendue plus tard à l'Église universelle par le Pape Clément XI.


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Aujourd'hui, un militant de l’Église profondément neutralisé, rendu impuissant par les pseudo-doctrines de « dialogue », « dialogue interreligieux » et d’« œcuménisme, » offre seulement des bêtises sans fin sur « le chemin de la paix » même si un Islam résurgent menace Rome elle-même. François vient de répondre aux attaques de Paris et de la menace par ISIS de cibler le Vatican avec une diatribe pacifiste condamnant toute guerre, même une guerre juste pour la défense de la Patrie Chrétienne. Dans son ton moqueur habituel, Francis a déclaré :

« Une guerre peut se justifier, entre guillemets, avec tant de raisons. Mais quand le monde entier, comme aujourd’hui est en guerre, le monde entier ! C’est une guerre mondiale, par morceaux : ici, là-bas, là-bas aussi, partout… Il n’y a pas de justification. Et Dieu pleure. Jésus pleure ».

Je doute fort que Dieu pleure sur les efforts visant à reprendre le territoire envahi par ISIS duquel les Chrétiens ont été chassés s’ils n’ont pas déjà été massacrés, brûlés vif, violés, décapités ou contraints à l'esclavage. Et je ne pense pas que Dieu pleurait quand la bataille a été gagnée à Lépante. Je pense plutôt que toute la Cour Céleste se réjouissait avec Saint Pie V.

Mais comme c’est souvent le cas avec le Pape Bergoglio, ce qu'il dit aujourd'hui sera carrément contredit par quelque chose qu'il a dit avant. Dans ce cas, comme Ann Barnhardt l’a signalé, le Cardinal Bergoglio a déclaré ceci en 2012 à l’occasion du 30e anniversaire de la tentative avortée de l'Argentine d'envahir les îles Falkland :

« Nous venons de prier pour tous ceux qui sont tombés, des fils de la Patrie qui sont sortis pour défendre leur Mère, leur Patrie et pour récupérer ce qui leur appartient, qui est la patrie et ça a été usurpé ».

Apparemment, le Cardinal Bergoglio ne pense pas que Dieu pleurait lorsque le gouvernement fasciste-péroniste de l'Argentine s’est engagé dans une guerre de pure agression pour des raisons strictement nationalistes : à « récupérer ce qui leur appartient » mais qui en fait ne leur appartenait pas. Comme le note Barnhardt, les Malouines avaient été en possession du Royaume-Uni depuis que les Espagnols les avaient abandonnées dans les années 1830 et un référendum en 2013 des 1516 habitants des îles a donné un grand total de trois votes en faveur de l'entrée sous l'autorité du gouvernement de l'Argentine.

Pourtant, quand il en vient à l'utilisation légitime de la force pour défendre les Chrétiens contre les Musulmans sauvages déterminés dans leur destruction et la guerre juste en général, le Pape Bergoglio informe le monde qu’il n'y a aucune justification pour la guerre en aucune circonstance et que Dieu pleure. La seule explication raisonnable pour cette flagrante contradiction — avec tant d'autres — est qu’il a une tendance à dire ce qui semble utile sur le moment sans égard pour tout principe sous-jacent cohérent. Mais ensuite, nous avons été avertis à quelques heures de l'élection du Cardinal Bergoglio qu'il était « Célèbre pour son incohérence ».


NOTE AUX LECTEURS : on peut raisonnablement se demander pourquoi cette colonne a été consacrée presque exclusivement aux scandales que François provoque presque tous les jours. Cela, malheureusement, est inévitable — et précisément parce que ces pages sont écrites du point de vue de Fatima.

Le Pape est le chef terrestre de l'Église catholique. En tant que tel, il a un pouvoir énorme : le pouvoir de guider l'Église correctement et de renouveler littéralement la face de la terre mais il a aussi le pouvoir d'infliger un tort immense à l'Église et à la cause de l'Évangile entraînant de graves dommages au monde au sens large par des paroles et des actes imprudents et même téméraires en dehors de la portée très limitée de l'infaillibilité pontificale.

Voilà pourquoi le Pape est au coeur même du Message de Fatima et de sa prescription divine de sauver l'Église et le monde en cette époque chaotique par la Consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie par le Pape en union avec les Évêques du monde. Et voilà pourquoi ce Pape, au moins jusqu'à présent, ne peut être considéré comme une figure centrale dans la crise du monde ecclésial et du monde en général, crise qui s’aggrave constamment et dont Notre-Dame a averti que ce serait la conséquence de ne pas tenir compte de Sa demande.

Concernant Francis et son programme, donc, on ne peut pas se taire.