mardi 17 novembre 2015

Il est grand temps pour les prélats qui

parlent sans cesse de « lire les signes des temps »

d'ouvrir les yeux et de commencer à les lire.



SOURCE : par Christopher A. Ferrara
Fatima Network Perspectives
Le 16 novembre 2015

Il y a presque quatre-vingts ans, dans son livre « Les grandes hérésies » , Hilaire Belloc prédit « une seconde période de pouvoir Islamique » en Europe aux grands hurlements de dérision des « Illuminés » de son temps. Ça va survenir, a-t-il averti, parce que « le mauvais travail commencé lors de la Réforme porte ses fruits ultimes dans la dissolution de nos doctrines ancestrales — la structure même de notre société se dissout ».

Avec l'Islam, d'autre part, a-t-il observé, « il n'y a pas eu une telle dissolution de la doctrine ancestrale — ou, en tout cas, rien qui ne corresponde à la rupture universelle de la religion en Europe ». Ainsi, a-t-il conclu de façon prémonitoire : « La deuxième période de pouvoir Islamique peut être retardée, mais je doute qu'elle puisse être reportée de façon permanente » parce que « toute la force spirituelle de l'Islam est toujours présente dans les masses de la Syrie et l'Anatolie, des montagnes d'Asie de l'Est, de l'Arabie, de l'Égypte et de l'Afrique du Nord... »


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

... Le jour qu’a prédit Belloc est arrivé. Mais il serait lui-même étonné de l’ampleur dans laquelle l'élément humain de l’Église Catholique manifeste « de la dissolution de nos doctrines ancestrales » déjà évidente il y a quatre-vingts ans dans les sectes protestantes décrépites. Aujourd'hui, l’Église catholique assume le rôle dégradant d'une sorte de courtisan minaudant dans le royaume du Nouvel Ordre Monde dans lequel l’Islam est accueilli à bras ouverts tandis que l'Église est sous une surveillance suspecte constante par l'état qui est prêt à bondir au moindre signe d'un retour de l'Église Militante.

Ainsi, face aux assassinats de masse et au chaos dirigé par des agents de l'État Islamique dans le coeur même de la nation très connue comme « La Fille Aînée de l'Église », François a exprimé une perplexité comme première réaction : « Je suis ému et je suis attristé. Je ne comprends pas, ces choses [sic] sont difficiles à comprendre ».

Mais pourquoi est-ce que ça devrait être difficile à comprendre ? L’Islam est une religion inventée par un homme de violence dont l'influence s’est élargie exclusivement par la violence. L'Islam à ce jour est maintenu par la violence même dans les États Islamiques dits « modérés » où la peine pour se convertir au Christianisme est la mort.

Pourquoi est-ce que ça devrait être difficile de comprendre que cette fausse religion, l'ennemie perpétuelle du Christ et de son Église, a donné naissance à des guerriers Musulmans modernes qui vouent de conquérir l'Europe et finalement Rome elle-même, même s’ils ont à se faire sauter eux-mêmes pour faire avancer leur cause ?

Pourquoi est-ce que ça devrait être difficile de comprendre ce que Belloc a pu voir venir il y a quatre-vingts ans et qui se passe actuellement devant les yeux mêmes de François et de ses collègues serviteurs du Zeitgeist (allemand : l'esprit du temps ) ? La réponse est qu'ils sont idéologiquement engagés à volontairement se rendre aveugles en ce qui concerne l'échec catastrophique de la folle expérience d'ouvrir l'Église à un « monde moderne » qui permet à quelque chose d'aussi primitif que la Sharia de s’établir dans les villes européennes tout en confinant la Loi de l'Évangile dans le ghetto de l'opinion privée.

Ainsi François et le cadre progressiste dont il s’est entouré continueront à se faire accroire qu'une religion née, propagée et maintenue par la violence n'a rien à voir avec la violence et que le « dialogue » avec l'Islam « authentique » peut éliminer la menace réelle que l’Islam pose maintenant à ce qui reste de la civilisation Occidentale.

Dirigé par François dans son engagement inébranlable envers le dogme libéral des « frontières ouvertes » qu'il proclame témérairement être un devoir de charité, le Vatican va continuer à exiger que les nations de l'Europe admettent un flot ininterrompu de jeunes hommes « réfugiés » Musulmans qui sont des djihadistes déguisés ou des recrues potentielles. Le Vatican va continuer à ignorer ces avertissements urgents comme ceux du Patriarche Chaldéen de l'Irak, Mgr Amel Shimoun le Neuvième, chassé de son diocèse par EEIL ( État Islamique de l’Irak et du Levant ) plus d'un an avant les attentats de Paris :

« Nos souffrances sont aujourd'hui le prélude de celles que vous, les Européens et les Chrétiens occidentaux, allez aussi souffrir dans un proche avenir .... Vous devez considérer à nouveau notre réalité au Moyen-Orient parce que vous accueillez dans vos pays un nombre toujours croissant de Musulmans. Aussi, vous êtes en danger. Vous devez prendre des décisions fortes et courageuses même au prix de contredire vos principes. [libéraux démocratiques]. Si vous ne comprenez pas cela assez tôt, vous allez devenir les victimes de l'ennemi que vous avez accueillis dans votre maison ».

Et, bien sûr, François et son appareil du Vatican, esclaves de l'idéologie para-conciliaire et de son diktat du « dialogue interreligieux » ne reconnaîtra jamais la vérité indéniable au sujet de l'Islam que Saint Jean Bosco a proclamé pas longtemps avant le début du 20e siècle :

« La religion de Muhammed est constituée d'un mélange monstrueux du Judaïsme, de Paganisme et de Christianisme. Mohammed a propagé sa religion non pas par des miracles ou des paroles persuasives mais par la force des armes. [C’est] une religion qui favorise toutes sortes de licences et qui, dans un court laps de temps, a permis à Mohammed de devenir le chef d'une troupe de brigands. Avec eux, il a attaqué les pays de l'Est et a conquis les peuples, et non pas par l'introduction de la vérité, ni non plus par des miracles ou la prophétie ; mais pour une seule raison : en élevant son épée sur la tête du vaincu et en criant : crois ou meurs ».

Don Bosco a été canonisé par le Pape Pie XI, le même Pape qui, quelques années seulement avant que Belloc ait fait sa prédiction, commandait l'Église de prier pour que le Christ serait Roi « de tous ceux qui aujourd'hui encore sont assis dans l'ombre de l'idolâtrie ou de l'Islam ... »

Lorsque Belloc a écrit que « le mauvais travail commencé lors de la Réforme porte ses fruits ultimes dans la dissolution de nos doctrines ancestrales », il ne pouvait même pas prévoir le jour où le Vatican, avec la pleine approbation du Pape, allait annoncer une « commémoration commune du 500e anniversaire du début de la Réforme ». Le Vatican lui-même louange désormais l'événement même qui a conduit à l'épuisement spirituel de l'Ouest Chrétien de jadis et donc à la résurgence Islamique en cours que, même l'Église Catholique, elle-même épuisée, semble impuissante à y résister.

Peut-il y avoir de plus grand signe que nous sommes au milieu de ce que doit prévoir le Troisième Secret dans son intégralité ? Allons-nous vivre pour voir le jour où un « Évêque vêtu de blanc » fuit la ville dévastée de Rome seulement pour être exécuté par une bande de soldats — des militants Islamistes, peut-être — sur une colline en dehors de la ville en ruine ?

Il est grand temps pour les prélats qui parlent sans cesse de « lire les signes des temps » d'ouvrir les yeux et de commencer à les lire. Pour l'instant, toutefois, l'aveuglement volontaire reste leur programme et les aveugles continuent à guider des aveugles vers un abîme d'où il n'y aura pas d'échappatoire sauf la mort.