vendredi 13 novembre 2015

Alors Bergoglio manipule même Don Camillo ! ...

Don Camillo, prêtre rare, toujours catholique !



Rédaction : Antonio Socci
SOURCE : Rorate Caeli
Le 12 novembre 2015





Alors Bergoglio manipule même Don Camillo ( mais c’est un prêtre catholique, pas comme Don Francesco Chichi )

« Vous voyez, je ne peux absolument pas supporter la tromperie. J’ai beaucoup de défauts, Seigneur, mais pas celui de la tricherie ni du mensonge à mon prochain ».

Don Camillo, prêtre rare, toujours catholique !

Il n’est pas surprenant que Bergoglio, alors qu'il était à Florence, ait manipulé et exploité même Don Camillo de l’auteur Guareschi, car il fait la même chose avec l'Évangile, il lui fait dire le contraire de ce qui est écrit ( par exemple sur Jésus, les Pharisiens et les thèmes moraux ).

Néanmoins, il est comique ce Bergoglio, pendant qu’il instruisait l'Église Italienne à rester en dehors de la politique ( ce qui signifie qu’il lui ordonne de se plier au pouvoir et de ne pas perturber ceux qui manœuvrent ), il utilise comme exemple Don Camillo qui a fait exactement le contraire !

En réalité Don Camillo est le symbole de courage de ces milliers de prêtres italiens qui ont risqué leur vie même, avant et après 1948, de concert avec Pie XII, dans une bataille d'époque contre le Communisme après la guerre et qui ont littéralement sauvé l'Italie, en dirigeant les gens, même dans l'isoloir, pour qu’ils octroient la liberté au pays et le maintiennent dans l'hémisphère Occidental ; ainsi, ils ont sauvé le Christianisme et évité le Parti Communiste de Togliatti et de Staline de gagner le pouvoir.

MANIPULATION

Pourtant, la façon dont Bergoglio cite Don Camillo est complètement ambiguë : il le fait ressembler à un « cattocomunista ». (Catholique-Communiste).

Voici ses vraies paroles : « Nous pensons aussi à la simplicité des personnages inventés comme Don Camillo, couplés aux côtés de Peppone. Dans les histoires de Guareschi, je suis frappé par la façon dont la prière d'un bon prêtre de paroisse est unie à sa proximité évidente avec les gens ».

De ces paroles, il semble que Don Camillo était un guide spirituel timide pour le Parti communiste dirigé par Peppone et il semble qu’il ait pratiquement accompagné l'endoctrinement communiste des personnes avec la prière. C’est une déformation grotesque des personnages de Guareschi.

Don Camillo — comme l'Église de Pie XII — avait compris clairement qu’après 1945, l'empire Communiste, qui avait dévoré la moitié de l'Europe atteignant aussi loin que Trieste et menaçant directement l'Italie, était l'incarnation Antichrétienne la plus puissante et la plus sanguinaire que l'Église n’avait jamais connu en deux mille ans.

Pour cette raison, il est ridicule de dire que Don Camillo peut « être couplé » aux côtés de Peppone : ils ressemblaient plutôt à deux boxeurs qui se donnaient quelques raclées solides compte tenu que Don Camillo, loin de se limiter à la seule prière, combattait bec et ongles la propagande Communiste destructrice et a même essayé d'arracher Peppone et sa famille hors du Parti pour les ramener à l'Église.

Nous aurions en effet encore besoin de prêtres avec la même énergie que Don Camillo qui défendraient les gens des nouvelles (inhumaines) idéologies d'aujourd'hui — héritières de celles du passé.

LE BUT SPÉCIFIQUE DE BERGOGLIO

Revenons à Bergoglio. Après cette phrase ambiguë, il a cité à titre d'exemple ce que Don Camillo dit à propos de lui-même : « Je suis un pauvre curé de campagne qui connaît chacun de ses paroissiens, qui les aime, qui connaît leurs douleurs et leurs joies et aussi comment rire avec eux ».

Une excellente citation à condition que vous ajoutiez que c’est l'exact opposé de ce que Bergoglio fait. Il regarde de haut les chrétiens, surtout les plus héroïques refusant même de recevoir en audience privée les membres de la famille très pauvre d'Asia Bibi ( la mère chrétienne condamnée à mort au Pakistan pour sa foi : Bergoglio a même jamais dit un seul mot à son sujet ) .

D’un autre côté, Bergoglio continue de recevoir aimablement dans son élégante résidence le riche et puissant Scalfari qui haït les prêtres afin de discuter avec lui et lui confier ses idées en dehors de la Tradition Catholique. Scalfari — heureusement — lui retourne l’ascenseur en érigeant des monuments à Bergoglio dans « La Républica ».

Même le Bergoglio, jamais aussi heureux, qui apporte le cadeau terrible de Morales représentant Jésus-Christ couché sur le marteau et la faucille, au Vatican, aurait horrifié Don Camillo.

Rappelez-vous, Don Camillo était bien conscient de la misère qui induisait beaucoup de personnes pauvres à croire dans le paradis illusoire promis par le Communisme et comprenait leur préoccupation pour l'émancipation sociale ( en fait, au jeune prêtre progressiste qui fait l'éloge de la pauvreté, il rétorque : « La pauvreté est un malheur, pas un mérite » ), et il a lutté contre le Communisme parce qu'il savait que c’était la plus terrible déception qui nuisait aux pauvres. De plus, il a prêché le Règne Social du Christ comme le seul idéal sur lequel construire un monde plus juste.

COMMUNISME

Dans l'introduction de « Camarade Don Camillo » (où est raconté comment le prêtre des Basses Terres se déplace incognito en URSS et crée des ravages ), qui a été écrit en 1963 entre le miracle économique de bon augure et la littérature socio-sexuelle « néfaste » de « la gauche », comme l’appelle Guareschi, et qui – dans cette Introduction — alerte précisément ceux en Italie qui complotent avec les Communistes : « En essayant de créer un méli-mélo horrible du Diable avec l'Eau bénite alors qu'une grande formation des jeunes prêtres de gauche (qui ne sont pas du tout comme Don Camillo ) se préparent à bénir les bannières rouges de l'Antéchrist au nom du Christ ».

Guareschi dédie ce livre : « Pour les soldats américains tués en Corée (dans la guerre contre les Communistes) pour les derniers défenseurs héroïques de l'Ouest assiégé (...) Et je le dédie aux soldats italiens tués au combat en Russie et aux soixante trois mille qui sont tombés comme prisonniers dans les mains des Russes, qui sont disparus dans les camps soviétiques horribles et laissés à leur destin encore inconnu. Pour eux, en particulier, le dixième chapitre intitulé : « Trois Tiges de Blé » est dédié. Mon histoire — Guareschi ajoute — est aussi dédiée aux trois cents prêtres de l'Émilie-Romagne, assassinés par les Communistes pendant les jours sanglants de la « libération » et à feu le Pape Pie XII qui a tonné l'excommunication du Communisme et de ses complices. Elle est également dédiée au Primat de Hongrie, l'indomptable Cardinal Mindszenty et à l'Église martyr héroïque. Pour eux le chapitre huit, intitulé « l’Agent Secret du Christ » est spécialement dédié ».

Nous avons ici les antipodes du Bergoglisme. Même d'un point de vue strictement humain, Don Camillo est l'exact opposé de Bergoglio. D'une part, nous avons le prêtre italien formé par le Catéchisme de Saint Pie X, qui, au nom du Christ, avec l’audace et l'humanité généreuse de sa chaire et sur la place publique, s’oppose à la grande déception du Communisme qui a arraché Dieu du cœur des gens par lui substituer une idéologie inhumaine. D'autre part, nous avons le Jésuite rusé qui vit sereinement sous les Colonels en Amérique du Sud, puis, après le passage de cette ère, flirte avec la Théologie de Libération (style Argentin) et ensuite à Rome avec le monde Scalfarien, en voie de diluer l'Évangile et de faire une vente de feu des « principes non négociables » plaisant ainsi aux ennemis de l'Église.

DON CHICHI

Guareschi était furieux de la dévastation post-conciliaire et dans son dernier livre — « Don Camillo et de la Jeunesse d'aujourd'hui » —, il décrit l'affrontement entre Don Camillo et des prêtres progressistes comme Don Chichi dont le nom — curieusement — était « François ».

Voici la description de Guareschi : « Le jeune prêtre progressiste envoyé par la Curie pour ramener Don Camillo sur la bonne voie était appelé Don François mais à cause de sa petite personne sèche et nerveuse, en raison de ses habits de clergé bien ajustés, en raison de son agitation continue et de sa flagornerie, il a été rebaptisé Don Chichi par le peuple. Un surnom qui n'a pas de signification précise mais qui rend parfaitement l'idée. Don Chichi avait démystifié l'église extérieurement et avait lancé une attaque en profondeur avec une série de sermons qui étaient une dénonciation passionnée et permanente de la méchanceté et de défauts des riches. Beaucoup de personnes ont quitté la messe ».

Guareschi devait être visionnaire. En fait, les catastrophes post-conciliaires écartèrent beaucoup de gens de l'Église en Italie aussi, mais surtout en Amérique du Sud où les prêtres comme « Don Chichi » et Bergoglio avaient pris le dessus. Là, en parlant plus comme des (mauvais) dirigeants syndicaux que comme prêtres du Christ, ils ont perdu des gens depuis des décennies causant une grande hémorragie des fidèles vers d'autres confessions ou sectes.

Fort de cet échec pastoral, Bergoglio veut maintenant donner des leçons à l'Église Italienne qui a encore gardé l'Église en faveur des personnes jusqu'à maintenant — grâce à Jean-Paul II et à Ratzinger. Il y a un dicton célèbre : celui qui sait le fait, celui qui ne sait pas enseigne. Bergoglio, ayant déjà échoué en Argentine, veut imposer à toute l'Église sa recette : et la conduire à la ruine.

Antonio Socci

Post-scriptum : DITES-MOI SI CE DON CHICHI ICI N’EST PAS BERGOGLIO LUI-MÊME. CE PASSAGE EST TRÈS CLAIR DE GUARESCHI :

Le jeune prêtre progressiste, Don Chichi, abordant le curé bourru des Basses Terres, a rendu jugement : « Don Camillo, l'Église est un grand navire qui a été à l'ancre depuis des siècles. Maintenant, nous devons lever les ancres et s’engager sur la mer ! Et nous avons besoin de renouveler l'équipage, se débarrasser sans pitié des mauvais marins et pointer la proue vers l'autre rive. C’est là que le navire trouvera une nouvelle force pour rajeunir l'équipage. Ceci est le temps pour le dialogue, révérend Père ! »

Mais, Don Camillo répond : « Le combat est le seul dialogue possible avec les Communistes. Après vingt ans de combats, nous sommes tous encore ici vivant : je ne vois pas de coexistence meilleure que celle-là. Les Communistes m’amènent leurs enfants pour être baptisés et ils se marient à l'autel pendant que je leur accorde, comme je le fais à tout le reste du monde, le droit d'obéir aux Lois de Dieu.

Mon église n’est pas le grand navire que vous décrivez, mais un pauvre petit bateau : mais il a toujours navigué d'une rive à l'autre. (...) Vous éloignez de nombreux hommes de l'ancien équipage pour en prendre de nouveaux à bord sur l'autre rive : voyez à ce que vous ne perdiez pas les anciens sans en trouver de nouveau. Vous rappelez-vous l'histoire de ces jeunes moines qui ont fait pipi sur les petites pommes laides parce qu'ils étaient sûrs qu'elles deviendraient grandes et belles ? Ça ne s’est pas produit et les pauvres choses ont dû les manger petites et laides ».