mardi 24 novembre 2015

Faussetés de l'Église Catholique

Néo-Moderniste sur l'Islam
et trahison envers les Chrétiens
de Syrie et d'Irak



Lamont sur le Catholicisme, l'Islam et la trahison Néo-Moderniste des Chrétiens qui souffrent aux mains des Musulmans.

Les Catholiques et l'Islam

John R. T. Lamont

SOURCE : Un essai spécial pour Rorate Caeli

Les récents attentats terroristes par ISIS ont augmenté d’où l'urgence de comprendre l'idéologie qui anime les attaquants. Les Catholiques se tournent naturellement vers la direction de l'Église pour une orientation sur la nature de l'Islam, sa relation avec l'idéologie de l'ISIS et l'approche que devraient prendre les Catholiques face à la menace du terrorisme d’ISIS et de l'Islam lui-même. Malheureusement, les dirigeants de l'Église hiérarchique n'ont pas fourni de telles orientations. Si tout ce qu'il a fait, c’est bien le contraire en Europe et en Amérique du Nord du moins ; il a induit en erreur les fidèles sur la nature de l'Islam et de la relation entre l'extrémisme terroriste et les grands principes de la religion Musulmane. Un bon exemple de cette tromperie peut être trouvé dans la brochure publiée récemment par la Conférence des Évêques Catholiques du Canada, intitulée « Catholiques et Musulmans au Canada : croyants et citoyens dans la société ». Il est intéressant d'examiner cette brochure en détail afin de mieux comprendre à la fois le caractère de cette tromperie ainsi que le contenu réel et les implications de la foi Musulmane.


L'objectif déclaré de cette brochure est d''aider les Catholiques Canadiens à mieux comprendre leurs voisins Musulmans ». Elle est signée par Mgr Paul-André Durocher, Archevêque de Gatineau, au Québec, en sa qualité de Président de la Conférence des Évêques Catholiques du Canada. Son contenu donne aux Catholiques une fausse conception de la nature et des enseignements sur l'Islam. Cela se fait plus en omettant des faits que par de fausses déclarations au sujet de la croyance Musulmane bien que ces faussetés se trouvent dans la brochure.

Les principales omissions sont les suivantes :

1. L’attitude de l'Islam face au Christianisme.

La brochure reconnaît que le Coran condamne précisément la Doctrine fondamentale Chrétienne de la Trinité et de l'Incarnation et qu'il nie que le Christ est mort sur la croix :

«Ô gens du Livre (Chrétiens), n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites d'Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. ». (Sourate 4 : 171). Christ, le fils de Marie, était plus qu'un messager ; nombreux furent les messagers sont passés avant lui. (Sourate 5 :75). «Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié; mais ce n’était qu’un faux semblant ! » (Sourate 4.157).

Cependant, la brochure ne reconnaît pas que l'Islam est la seule religion majeure qui a été fondée dans le but spécifique de détruire et de remplacer le Christianisme, et que ces dénégations de l'enseignement Chrétien sont destinés à poursuivre ce but ; ce ne sont pas simplement des expressions de désaccord théologique. Aucune autre religion majeure ne contient des dénonciations spécifiques de la Doctrine Chrétienne fondamentale dans ses textes sacrés. Mohammed est présenté par l'Islam comme ayant écrit à l'Empereur byzantin Héraclius exigeant qu'il embrasse l'Islam et qu’il abandonne le culte du Christ. L'Ancien et le Nouveau Testament sont déclarés par l'Islam comme ayant été falsifiés par les Juifs et les Chrétiens et que les versions originales soutenaient les enseignements et le rôle prophétique de Mohammed. La lecture de la Bible a donc été interdite par Mohammed pour empêcher que sa croyance Musulmane ne soit sapée. Le Christ est allégué par les Musulmans avoir été un prophète dans la succession des prophètes qui ont précédé Mohammed et dont le message est subordonné et au service des propres prophéties de Mohammed. Être un vrai disciple du Christ, selon le point de vue Musulman, consiste donc à adhérer à l'Islam et à rejeter les enseignements Chrétiens et leur pratique. Cette mission anti-Chrétienne a toujours été au cœur de l'Islam et a été poursuivie dans toutes les étapes de l'histoire Musulmane.

2. Nature et implications du droit de la Sharia.

Une des différences les plus importantes entre l'Islam et le Christianisme est que l'Islam prétend posséder un code divinement révélé de droit civil appelé la Sharia. Ce code de loi est basé sur le Coran et les Hadiths qui sont des collections de traditions relatives à la vie, aux enseignements et à l'exemple de Mohammed. Il y a un code divinement révélé de droit civil dans l'Ancien Testament mais il s’applique uniquement au Peuple Juif et non pas à la race humaine dans son ensemble. Le Rabbi Samuel, une autorité talmudique des premiers temps, a qualifié les prétentions de l'Ancienne Loi sur un point important en statuant que « la loi du royaume est la loi » ; ce principe a été suivi par la suite par les Juifs Orthodoxes et a été interprété comme signifiant que la législation des États non-juifs avait force d’autorité sauf si elle contredisait explicitement un des principes de l’Ancienne Loi. La Loi Mosaïque ne lie pas les Chrétiens qui ne croient pas en une loi civile divinement révélée existant actuellement. L'Église Catholique enseigne que le droit civil doit respecter la Révélation Divine mais doit être lui-même fondé sur la loi naturelle ; dans la pratique, la plupart des États Catholiques ont simplement adopté et élargi la loi romaine, un système juridique d'origine païenne à des fins civiles.

La Sharia comme l'entendent traditionnellement les Musulmans diffère des conceptions Juives et Chrétiennes du droit civil. Elle ne repose pas sur la raison humaine mais est prétendue être entièrement composée de la révélation divine. Ça ne s’applique pas seulement pour les Musulmans mais elle est considérée comme étant le commandement de Dieu à l'humanité tout entière. Elle est entendue comme étant un système juridique complet qui n’admet pas de concurrents ni de suppléments ; il n'y a pas cette idée que « la loi du royaume est la loi ». Elle peut être étendue à de nouvelles situations par les interprétations des juristes mais cette extension est censée être un discernement de ce qui est déjà présent en elle, pas un ajouts de règles qu'elle ne contenait pas préalablement. Il existe différentes écoles d'interprétation traditionnelle de la Sharia, mais ces écoles ne diffèrent pas radicalement l’une de l'autre et sont d'accord sur les enseignements décrits ici. Ils soutiennent tous que puisque les commandements de Dieu doivent être obéis, c’est une obligation pour les Musulmans de faire que la Sharia soit imposée à toute la race humaine. Cette obligation est la base pour le Jihad, la guerre sainte Musulmane, dont le but est de soumettre les non-Musulmans à la domination Musulmane et au droit Musulman. Les Musulmans sont tenus par leur religion de mener cette guerre si elle a une chance de succès. La Sharia stipule que pour les non-Musulmans qui adorent des idoles, il leur soit donné un choix entre la conversion à l'Islam et ou la mort. Les Chrétiens sont inclus dans les « Peuples du Livre » — étant des adeptes d’une religion monothéiste plus vieille que l'Islam — et en tant que tels ils sont autorisés à conserver leur religion. Cependant, on leur confère un statut inférieur dans la Sharia, celui des « dhimmis » ; ils sont tenus de payer un impôt spécial et sont soumis à de graves discriminations qui sont conçues pour les inciter à se convertir à l'Islam. Cette conversion ne peut pas être inversée puisque le départ de l'Islam est punissable de mort dans le droit de la Sharia.

Dans une certaine mesure, la question du terrorisme est une question secondaire quand il en vient à l'établissement de la Sharia. La centralité du terrorisme comme outil pour les extrémistes Islamiques reflète simplement le fait qu'ils ne contrôlent pas un grand et puissant empire comme ce fut le cas dans les siècles précédents. À cause de ce fait, ils doivent recourir à la terreur comme moyen d'attaque armée. Sous les anciens Califes et sous l'Empire ottoman, l'expansion de l'Islam a été poursuivie par des campagnes militaires régulières, bien organisées. Celles-ci impliquaient l'utilisation de la terreur parfois — comme c’est souvent le cas dans tous les conflits militaires — mais la victoire militaire par les armées régulières était historiquement le principal outil de l'expansion de la Sharia. Cette forme de conflit n’était pas moins destructrice et horrible que les campagnes terroristes; en fait, c’était pire.

Les changements dans la situation politique de l'Islam au cours des siècles ont néanmoins eu une influence sur la religion qu’il vaut la peine d'examiner. De la première période après la mort de Mohammed jusqu'à la chute de l'Empire Ottoman après sa défaite dans la Première Guerre mondiale, l'Islam a été façonné et contraint par les exigences de l'Empire. Des positions religieuses qui entravaient le fonctionnement d'un État Impérial ne pouvaient être acceptées, et ceci a parfois découragé les manifestations plus violentes et fanatiques de l'Islam. Sous les Ottomans, qui dépendaient dans une large mesure des Juifs et des Chrétiens pour exercer des fonctions essentielles dans la gouvernance de leur empire, l'intolérance religieuse Musulmane était considérablement atténuée par nécessité. L'Empire Ottoman a été remplacé par un régime laïc en Turquie et par des États créés par les Britanniques et les Français au Moyen-Orient. Ces puissances colonialistes ont imposé diverses formes d'impérialisme culturel sur leurs États clients tels que l'abolition de l'esclavage en Irak dans les années 1920 et leur domination n’a pas favorisé l'Islam politique. La puissance Britannique et Française au Moyen-Orient a été brisée par l'opposition américaine pendant la crise de Suez, et les États de l'Irak, de la Syrie, de la Libye ont été détruits directement ou indirectement par l'action militaire américaine et européenne. Cela a en grande partie détruit la structure des états post-ottomanes dont plusieurs étaient laïques. Les pouvoirs restants au Moyen-Orient sont l'Iran d'une part, les Saoudiens et les États du Golfe de l'autre. Ces deux groupes de puissances se sont engagés dans des formes militantes de l'Islam qui illustrent les pires traits de cette tradition religieuse. Leur situation économique dépend de leur richesse pétrolière et n’impose aucune contrainte sur leur extrémisme religieux. La Maison des Saoud a bénéficié d'une étroite alliance avec les Américains depuis l'époque de Franklin D. Roosevelt et les Saoudiens ont soudoyé le Washington officiel mur à mur. En conséquence, ils ont été capables de promouvoir leur idéologie Wahhabite en toute impunité. Le caractère de cette idéologie doit être décrit.

3. L'innovation de l'Islam moderne.

Ce qui est dit ci-dessus à propos de l'Islam s’applique aux formes traditionnelles adoptées par cette religion au cours du premier millénaire et demi de son existence. Les formes de l'Islam défendues par les Musulmans radicaux contemporains s’éloignent de l'Islam traditionnel de façon importante. Cet Islam contemporain provient des idées de l'Arabie, du chef religieux du 18ème siècle Mohammed ben Abdelwahhab qui cherchait à revenir à ce qu'il considérait comme la pureté originelle de l'Islam. Il a rejeté les éléments philosophiques et rationnels de l'Islam traditionnel et a jugé que les Chrétiens et les Juifs sont des idolâtres qui devraient être tués si ils ne se convertissent pas à l'Islam. Al-Wahhab se lia avec la Maison des Saoud et une relation de soutien mutuel a existé entre l'Islam Wahhabite et la Maison des Saoud depuis. L’Islam Wahhabite est la religion officielle de l'Arabie Saoudite et les Saoudiens ont versé de l'argent dans la diffusion du Wahhabisme partout dans le monde. L'idée de base du Wahhabisme est aussi appelée Salafisme ; c’est l'idée d'un retour à la pureté originelle de l'Islam tel qu'il est pratiqué par Mohammed et décrit dans le Coran et les Hadiths. Telle est précisément la croyance religieuse d'ISIS qui est une émanation Salafiste et qui ne diffère pas beaucoup de ces autres mouvements Islamiques dans ses conceptions religieuses. Les institutions Musulmanes bien soutenues financièrement par les Saoudiens qui sont réparties dans toute l'Afrique sont consacrées à la version Wahhabite de l'Islam (certains détails en anglais sont fournis ici). Le soutien Saoudien fait du Wahhabisme la forme la plus active et la plus puissante de l'Islam dans le monde. C’est une menace encore pire pour les Chrétiens que les formes traditionnelles de l'Islam et elle est en train de détruire les communautés Chrétiennes qui ont réussi à survivre pendant des siècles au Moyen-Orient sous la domination Islamique.

L’omission des faits dans le document de la CECC et qui vous sont présentés ci-dessus sur l'Islam donne aux Catholiques une conception erronée et dangereuse de la nature de la religion Musulmane. Ceci est aggravé par la prétention du document à l’effet que les Musulmans ont en haute estime une vie droite. Bien sûr que les Musulmans ont en haute estime le genre de vie que l'Islam proclame être droite. Mais il est clair que la conception Islamique d'une vie droite est incompatible avec la conception Chrétienne ni avec la loi naturelle. La Sharia exige quelques mauvaises actions : comme l'imposition par la force de l'Islam, l'exécution des convertis de l'Islam au Christianisme et la discrimination contre les non-Musulmans dénoté plus haut. Il permet ou encourage d'autres types de mauvais comportements comme le divorce selon la volonté du mari. L'exemple de Mohammed est particulièrement important ici. Cet enseignement est au cœur de l'enseignement Islamique à savoir que Mohammed était sans péché et donc que toutes ses actions étaient parfaites et elles ont servi de modèles pour le comportement des Musulmans. Mais les actions de Mohammed telles que dépeintes dans le Coran et dans les Hadiths universellement reconnus incluent des vols de caravanes, la consommation de son mariage avec sa jeune épouse Aisha quand elle avait neuf ans et le massacre de tous les hommes de la tribu juive des Banu Qurayza tout en prenant les femmes et les enfants comme esclaves. Les pires crimes des organisations terroristes Islamiques contemporaines sont présentés par eux comme étant légitimés par l'exemple de Mohammed et cet argument est plausible si l'impeccabilité de Mohammed est acceptée. (En toute justice pour les Musulmans, cependant, il convient de noter que lorsque le document de la CECC dit qu’à la fois les Musulmans et les Catholiques prient, font l'aumône et jeûnent », cette description s’applique plus pour les Musulmans que pour les Chrétiens à l'heure actuelle.)

Cette présentation des tromperies du document de la CECC nous permet d'identifier les principales caractéristiques de l'Islam qui sont une menace mortelle pour les Catholiques. Ils ont l'ambition de détruire et de remplacer le Christianisme par la compréhension de la Sharia étant divinement révélée, et la croyance que Mohammed était sans péché et un exemple parfait du comportement Musulman. Ce sont tous des fondamentaux de la conception traditionnelle de l'Islam et sont bien supportés par des documents sacrés Islamiques. La coexistence permanente avec les Musulmans qui rejettent ces caractéristiques est possible mais il faut reconnaître que il n'y a pas grand corps religieux organisé qui adhère à une forme d'Islam qui nie ces enseignements. Il n'y a pas d’impossibilité logique à développer cette forme d'Islam mais on peut se demander si elle est une possibilité pratique ; ces enseignements sont tellement fondamentaux pour l'Islam que, s’ils lui sont retirés, la construction d'une position religieuse cohérente serait difficile.

Ayant examiné le caractère réel de l'Islam, nous pouvons donner une réponse correcte à la question de savoir comment les Catholiques Canadiens et d'autres doivent comprendre et être en relation avec leurs voisins Musulmans. La seule façon que les Catholiques peut favoriser la « relation harmonieuse » avec les Musulmans à laquelle Mgr Durocher nous appelle, c’est de les convaincre que les caractéristiques dangereuses de l'Islam mentionnées ci-dessus ne sont pas en fait vraies et pour lesquelles on ne doit pas donner suite. Il faut garder à l'esprit qu'une grande proportion de Musulmans n’y croient pas en effet et ils adhérent à leur religion par fidélité à leurs traditions et leur passé et à une sorte générale de croyance en Dieu et en la loi morale ; ça nous fournit un point de départ pour cette persuasion. La minorité active qui croit et tente de mettre en œuvre ces caractéristiques dangereuses ne peut pas être cependant ignorée ou négligée par les Catholiques pour des raisons évidentes. S’il y a quoi que ce soit, ils sont le principal groupe qui a besoin d'être convaincu.

La nature unique des relations entre l'Islam et le Christianisme signifie que, pour les Catholiques, le fait de faire valoir les arguments concernant les caractéristiques dangereuses de l'Islam ne peut être séparé de faire valoir les arguments pour le Christianisme. Puisque le Coran contient des démentis spécifiques de la Doctrine Chrétienne fondamentale, la logique implique que, soit l'enseignement Chrétien est vrai et l'enseignement Islamique est faux, soit que l'enseignement Islamique est vrai et que l'enseignement Chrétien est faux, ou soit que les deux enseignements, Chrétien et Islamique soient faux. Les Catholiques ne peuvent pas accepter la deuxième ni la troisième de ces possibilités de sorte qu'ils ne peuvent que faire valoir que ces dénégations sont fausses parce que la Doctrine Chrétienne qu'ils attaquent est vraie.

Cette conclusion ne répond pas à toutes les questions soulevées par le document de la CECC. Comment ce document peut-il offrir une falsification minutieuse de la nature de l'Islam, une falsification qui semble être conçue pour laisser les Catholiques dans l'ignorance de la menace que l'Islam traditionnel pose et, en conséquence, de les désarmer face de cette menace ? La réponse à cette question réside dans les perspectives tenues par Mgr Durocher. Quand il parlait lors d'une conférence de presse lors de la récente session du Synode sur la Famille, il lui a été demandé si la question de la Communion aux Catholiques divorcés/remariés civilement concernait la Doctrine ou la discipline. Il a répondu : « Si vous voulez la Doctrine, aller lire Denzinger ». (1) Une telle remarque ne peut être faite que par une personne qui perçoit le contenu de la Doctrine Catholique et la notion même de Doctrine Catholique avec mépris. Cette perspective Néo-Moderniste (2) sur la Foi Catholique ne se limite pas à Mgr Durocher ; ce sont les cultures dominantes au sein des dirigeants de l'Église Catholique au Canada et elles sont à la base des activités interreligieuses et œcuméniques de la CECC. Par exemple, le Père Damian Macpherson SA, membre du Comité national de liaison Islamo-Chrétien de la CECC, a déclaré que « L'Église Catholique Romaine ne fait pas de prosélytisme à savoir de rechercher activement la conversion des autres. L'Église Catholique, d'autre part, est engagée dans l'évangélisation active et ceux qui répondent sont bienvenus comme membres de l'Église Catholique ». (3)

Quand des fonctionnaires ecclésiastiques avec cette perspective considèrent l'Islam, il y a deux conséquences. La première conséquence est l'« image de miroir » (note : projeter à autrui ce que l’on est ); en effet, parce qu'ils ne prennent pas la Doctrine de leur propre Église au sérieux, ils ne peuvent pas saisir que les Musulmans prennent leur propre religion au sérieux et à la lettre et qu’ils se considèrent soumis à son enseignement. En présentant la doctrine Musulmane, ils modifient son contenu dans ce qu'ils considèrent comme une forme acceptable tout comme ils changent la Doctrine Catholique dans le même but selon leurs propres points de vue religieux. La seconde conséquence est la sympathie et l'attraction à l'Islam en raison de son opposition à la Doctrine Chrétienne fondamentale. Ce ne sont pas toutes les Doctrines Chrétiennes rejetées par l'Islam qui sont nécessairement rejetées par les Néo-Modernistes, mais la position essentielle Musulmane sur l'enseignement Chrétien — à savoir que la Doctrine de la Foi Chrétienne ne dispose pas de l'autorité divine et n’a pas besoin d'être acceptée compte tenu de cette lacune d’autorité — est également le principe fondamental du Néo-Modernisme. La haine Néo-Moderniste de la Doctrine qu'ils rejettent est aussi plus forte que leur adhésion à la Doctrine qu'ils trouveraient acceptable pour leurs propres raisons. La position Musulmane sur la Doctrine Chrétienne est donc sympathique pour les Néo-Modernistes et ça prédispose les Néo-Modernistes en faveur de l’Islam.

Au Synode sur la Famille, le Cardinal Robert Sarah a fait remarquer que « Un discernement théologique nous permet de voir à notre époque deux menaces inattendues (presque comme deux« bêtes apocalyptiques ») situées sur des pôles opposés : d'une part, l'idolâtrie de la liberté de l'Ouest ; de l'autre, l'intégrisme Islamique ». Il fait observer qu'il est possible de discerner que ces deux menaces ont la même origine démoniaque. L'establishment Néo-Moderniste dans l'Église Catholique est une troisième bête comme telle. Sa coopération avec l'idolâtrie de la liberté occidentale était évidente au Synode sur la Famille ; Mgr Durocher a lui-même participé activement à cette coopération au Synode. Sa coopération avec l'extrémisme Islamique se manifeste dans le document de la CECC et dans de nombreuses autres déclarations par des prêtres et des Évêques influents concernant l'Islam faites en réaction aux attaques récentes à Paris.

Comme il fut démontré, le document de la CECC dissimule soigneusement ces aspects de l'Islam qui posent un réel danger pour les Catholiques. Cette tromperie trahit de très nombreux Chrétiens qui souffrent et meurent présentement aux mains des persécuteurs Islamiques et ça facilite davantage la persécution des Chrétiens en dissimulant la nature de la menace à laquelle ils font face. En faisant cela, le Néo-Modernisme laisse tomber son masque pour toute personne qui a des connaissances sur l'Islam et qui affiche sa malice et son origine.

(1) Nouvelles LifeSite : Synode Jour 2 : La Doctrine apparemment est une « question ouverte », appel pour en « finir avec la langue d'exclusion » pour les « gays » ; « Denzinger » est un ouvrage de référence contenant enseignements formels de l'Église.

(2) Pour un état sur le Néo-Modernisme, voir ici : « Un cadeau de Noël pour nos lecteurs : Les attaques sur le thomisme : un essai historique et théologique spéciale » - un essai spécial pour Rorate Caeli par John Lamont.

(3) « Interview par email avec Damian Macpherson, directeur des affaires interreligieuses, Archidiocèse de Toronto » : l’orthographe et la grammaire ont été corrigés. Fr. Macpherson poursuit en disant que « je ne suis pas sûr qu'il y a une telle chose comme« l'Église Canadienne ». Nous avons le Conseil Canadien des Églises. Cela nous rappelle qu'il n'y a pas d'Église Canadienne ».