vendredi 6 novembre 2015

Pape

Rumeur de tumeur

Pas si rumeur que ça

Rapporté par : Antonio Socci du « Libero »

Socci, c'est ce fameux journaliste d'enquête
qui a prouvé que le Vatican n'a pas dévoilé
l'entièreté du Message de Fatima


SOURCE : Rorate Caeli

Ça nous est parvenu il y a vingt jours dans le « Quotidiano Nazionale » qui avait publié la nouvelle de la prétendue tumeur au cerveau du Pape. La même nuit, à minuit de fait et d'une manière totalement irrégulière, le Père Lombardi a provoqué un tollé à ce sujet presque comme si c’était un sacrilège.

Une réaction qui a surpris et qui a éveillé les soupçons puisqu’on a toujours fantasmé sur les maladies des papes sans des réactions virulentes de l’« Au-delà du Tibre ». Évidemment les nouvelles peuvent être aussi des fabrications : accidents de la profession. Néanmoins une fabrication n’est jamais une conspiration. La seule question à se poser à propos de chaque nouvelle est celle-ci : est-elle vraie ou fausse ?

Au lieu de cela le « Giornalista Collettivo », ce chœur de journalistes qui chante toujours à l’unisson du Bureau de presse du Vatican, a repris immédiatement le refrain du Vatican : « C’une conspiration contre le Pape ». En fin de compte, après des jours de chasse à la conspiration, nous étions encore dans l'ignorance de la situation. Tout le monde a accepté les dénégations et la chose a été enterrée.

Voici donc quelques « perles » trouvées dans les dénégations. Le Professeur de Fukushima a déclaré entre autres choses : « Peut-être que le malentendu provient d'une opération au cerveau que j'ai pratiquée sur une personne du même âge et de même corpulence que celle du Pontife avec un nom qui sonnait similaire ». Le neurochirurgien, Gaetano Liberti, l'élève de Fukushima, qui travaille aussi dans une clinique de la « San Rossore » a déclaré (dans le déni bien sûr) entre autres choses : « Nous sommes médecins et nous n'aurions pas violé d’aucune façon la vie privée de tout patient, encore moins une personnalité aussi influente que le Pape François ».

Après tout cela, le directeur du « Quotidiano Nazionale », Andrea Cangini, un journaliste honnête et sérieux, a donné une interview à « Time ».

Question : « Est-ce que le Saint-Père a vraiment une tumeur bénigne au cerveau ? Tout le monde le nie, le confirmez-vous ? »

Réponse : « Certainement. Ce que nous avons écrit a été vérifié. Mais je vous assure que nous n’avons pas l'intention de partir des guerres civiles au Vatican avec ça ».

Une autre question : « Vous avez confirmé que vous aviez la preuve documentaire. De quelle nature est cette preuve ? »

Réponse : « Si je vous donnais plus d'éléments, je mettrais ma source en péril. C’est une preuve écrite ».

Face à une telle déclaration, c’était naturel de s’attendre à une invitation du Père Lombardi afin de publier cette « preuve ». Malheureusement, le Vatican a pris soin de ne pas contester le « Quotidiano Nazionale ». C’est étrange. Cangini est un professionnel estimé et le « Quotidiano Nazionale » est un journal quotidien important généralement loin des bisbilles téméraires. Dans tout pays normal, il aurait été demandé de montrer la preuve documentaire à propos de ce qui a été rapporté. Au lieu de cela — rien. Le fait d’avoir laissé cette histoire en suspens pourrait être une autre raison de l'affaiblissement du Pape Bergoglio et du tumulte intérieur à la Curie et de son « parti ». Pourtant, on a l'impression que le tumulte ne fait juste que commencer.