mardi 6 septembre 2016

OK, ça va faire...
(François invente une huitième œuvre de miséricorde)





par Christopher A. Ferrara
SOURCE : The Remnant
Le 5 septembre 2016

Plus de trois ans dans ce pontificat bizarre, une chose est devenue claire pour l'observateur objectif informé : le « Père Bergoglio », comme il a coutume de se faire appeler quand il sape la Doctrine Catholique par téléphone, quand il abuse de la fonction papale comme aucun autre Pape avant lui dans une tentative de faire passer ses propres idées comme obligatoires pour l'Église.

C’est sans arrêt, nous disant tout ce qu'il pense, comme s'il s’attendait effectivement à ce que tout croyant Catholique accepte ses notions comme de l'enseignement authentique de l'Église, y compris celles-ci :


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.
  • L'admission à la Sainte Communion de personnes vivant dans l'adultère dans « certains cas » ;

  • L'adoption de l'écologie, de l’hystérie du « réchauffement global » et des « Objectifs de Développement Durable » de l'Organisation des Nations Unies ;

  • La justification absurde de l'Islam, la demande pour une immigration Musulmane sans restriction et l’affirmation scandaleuse qu’il y a une équivalence morale entre les terroristes Islamistes et les Catholiques « fondamentalistes »;

  • L'approbation de la contraception pour prévenir la transmission du virus Zika ;

  • La condamnation des femmes qui ont de multiples césariennes comme des mères « irresponsables » qui tentent Dieu et qui se reproduisent « comme des lapins » ;

  • L'affirmation selon laquelle toute personne qui est baptisée appartient à la même Église en tant que Catholique ;

  • La réduction du Dogme défini de la Transsubstantiation à une « interprétation » du même niveau que l'hérésie Luthérienne ;

  • La condamnation de la peine de mort immorale en soi ;

  • La représentation de Marie comme étant aigrie du fait d’avoir été « dupée » par Dieu en ce qui concerne la Royauté de Son Fils ;

  • La représentation de Jésus comme un prévaricateur qui prétend seulement être en colère avec ses disciples et qui est un jeune insouciant qui a dû présenter des excuses à Marie et à Joseph pour sa « petite escapade » dans la Synagogue alors qu'ils Le recherchaient ;

  • Et ainsi de suite, sans cesse et sans cesse, jour après jour.

    Et maintenant, la dernière nouveauté ridicule de la semaine. François a décidé qu'il devrait y avoir huit œuvres de miséricorde corporelle et huit œuvres de miséricorde spirituelle au lieu des traditionnels sept. Le nouvelle « huitième œuvre de miséricorde », à la fois corporelle et spirituelle, serait de « veiller à la sauvegarde de notre maison commune » qui signifie l'environnement. Comme François a déclaré dans son « Message pour la Célébration de la Journée Mondiale de Prière pour la sauvegarde de la création», se citant comme la seule autorité (comme il le fait si souvent) :

    « La vie chrétienne inclut la pratique des œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles traditionnelles. « Il est vrai que nous pensons d’habitude aux œuvres de miséricorde, séparément, et en tant que liées à une œuvre : hôpitaux pour les malades, cantines pour ceux qui ont faim, maisons d’accueil pour ceux qui sont dans la rue, écoles pour ceux qui ont besoin d’instruction, le confessionnal et la direction spirituelle pour celui qui a besoin de conseil et de pardon… Mais si nous les regardons ensemble, le message est que l’objet de la miséricorde est la vie humaine elle-même et dans sa totalité» .

    « Évidemment la vie humaine elle-même et dans sa totalité comprend la sauvegarde de la maison commune. Donc, je me permets de proposer un complément aux deux listes traditionnelles des sept œuvres de miséricorde, ajoutant à chacune la sauvegarde de la maison commune ».

    « Comme œuvre de miséricorde spirituelle, la sauvegarde de la maison commune demande « la contemplation reconnaissante du monde » (Enc. Laudato si’, n. 214) qui « nous permet de découvrir à travers chaque chose un enseignement que Dieu veut nous transmettre » (ibid., n. 85). Comme œuvre de miséricorde corporelle, la sauvegarde de la maison commune demande les « simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme […] et se manifeste dans toutes les actions qui essaient de construire un monde meilleur » (ibid., nn. 230-231) ».

    A qui offrons-nous une œuvre de miséricorde spirituelle quand nous nous engageons dans la « contemplation reconnaissante du monde de Dieu » ? Personne, évidemment. De caractériser la contemplation du monde créé et composé d’entités physiques comme une œuvre de miséricorde spirituelle est un non-sens patent. La nouvelle huitième œuvre de miséricorde corporelle est tout aussi absurde : elle n’est dirigée à personne en particulier et ne parvient pas à prescrire un travail corporel particulier.

    Plus tôt dans le document, cependant, François —se citant à nouveau lui-même —propose risiblement que, dans le processus d’« examen de nos consciences, le repntir et de la confession au Père riche en miséricorde », nous devons avoir « un ferme propos de changer de vie » [ son accent ] qui « doit se traduire en attitudes et comportements concrets plus respectueux de la création » tels que « éviter l’usage de matière plastique et de papier, réduire la consommation d’eau, trier les déchets, cuisiner seulement ce que l’on pourra raisonnablement manger, traiter avec attention les autres êtres vivants, utiliser les transports publics ou partager le même véhicule entre plusieurs personnes, planter des arbres, éteindre les lumières inutiles. ou toutes autres pratiques pertinentes (Laudato Si, 211) ».

    De toute évidence, François considère l'échec à adopter des pratiques « vertes » comme un péché mortel nécessitant l'absolution et une modification de vie. Ceci est en contraste frappant avec son point de vue des personnes qui, comme même le nouveau Catéchisme enseigne, vivent « dans une situation d'adultère permanent et public » dans des prétendus « seconds mariages » suivant leur divorce. François a travaillé sans cesse à admettre ces Catholiques rebelles à la Confession et à la Sainte Communion sans ferme propos. Les Catholiques qui ne parviennent pas à se soucier suffisamment de « notre maison commune », cependant, ne peuvent apparemment pas recevoir l'absolution, selon François, à moins de changer leur vie pour « devenir des verts ».

    Imaginez si les Catholiques prenaient cette notion au sérieux. Une confession selon les préceptes de l'environnementalisme sonnerait quelque chose comme ceci :

    La nouvelle confession Bergoglienne !

    Bénissez-moi Père, car j'ai péché. Ça fait un mois depuis ma dernière confession. J'ai acheté de l'eau dans des bouteilles en plastique au moins six fois et j'ai utilisé des fourchettes en plastique et des assiettes en papier pour le barbecue en famille la semaine dernière. Une fois, j'ai utilisé un rouleau entier de serviettes en papier pour nettoyer un grand gâchis sur le plancher. J'ai jeté du plastique et du verre dans le bac des ordures régulières à plusieurs reprises. Plusieurs fois, j’ai laissé couler l'eau courante pendant que je nettoyais la cuisine. Je prends ma voiture pour aller au supermarché chaque semaine alors que j’aurais prendre le bus. Une fois je suis parti avec les lumières allumées dans la maison alors que je suis sorti pour une soirée. La semaine dernière, j’ai jeté des restes de lasagne. Et je n'ai jamais planté un arbre.

    L'embarras continu de ce pontificat est maintenant trop lourd à supporter même pour les principaux commentateurs de la presse conservatrice dominante Novus Ordo. À leur crédit, un nombre croissant d'entre eux ont l'honnêteté intellectuelle de déclarer publiquement que c’est assez.

    Philip Lawler, par exemple, vient de publier un article intitulé : « Déclaration choquante du Pape sur l'environnement » dans lequel il proteste ainsi : « François m’a souvent surpris, m’a confondu et m’a consterné. Mais rien de ce qu'il a dit ou fait jusqu'à présent dans son pontificat m'a choqué autant que son Message pour la Journée Mondiale de la Prière pour la sauvegarde de la création ».

    Lawler a de la peine à noter à plusieurs reprises que la question ne tient pas au respect de la création de Dieu, mais plutôt que « François a fait des additions aux listes traditionnelles d'œuvres corporelles et spirituelles de miséricorde. À moins que nous ignorons tout simplement sa déclaration, les jeunes Catholiques des générations futures seront enseignés qu'il y a huit œuvres dans chaque catégorie. À côté de nourrir les affamés et de vêtir les gens nus, on listera prendre soin de l'environnement. Parallèlement, à instruire les pécheurs ignorants et à les admonester, là encore il y aura... quoi, exactement ? Les soins de l'environnement ? Ce changement ne peut pas être défait facilement ».

    François, écrit Lawler, « ne fait pas un changement organique. Il met des choses — des actions vertueuses, je le concède — dans une catégorie où ils ne font pas partie. Quand le Pape recommande d'éteindre les lumières inutiles, par exemple, il fait une suggestion incontestablement positive ; c’est une bonne chose à faire. Mais ce n’est pas [son accent] une œuvre de miséricorde comme nous avons toujours compris ce terme. Les œuvres de miséricorde, comme ils ont été compris jusqu'à hier, ont tous une personne humaine à la fois comme sujet et objet .... Dans les nouvelles œuvres que François met de l’avant, l'objet est l'environnement naturel, pas une âme humaine ».

    En outre, la demande du Pape d’« éteindre les lumières et de se joindre à des pools de voitures et de trier le papier des matières plastiques ... semble en quelque sorte sous la dignité de la fonction papale. Il y a un réel danger qu’en plongeant dans ce genre de spécificité mondaine, le Pape va diluer l'autorité de sa propre fonction d'enseignement ... » C’est plus qu'un danger. Cette autorité a déjà été fortement diluée alors que la continuité bimillénaire de l'enseignement du Pape sur la Foi et la Morale est presque tous les jours édulcoré et mélangé avec ce que Antonio Socci donc a surnommé justement le « Bergoglianisme ».

    Dans la même veine, Jeff Mirus, citant l’article de Lawler, a publié un de ses propres articles mordants intitulé « Pourquoi les soins de l'environnement ne doivent pas faire partie de la liste des « œuvres de miséricorde ». Une œuvre de miséricorde, note-t-il, est toujours dirigée vers le bien d'une âme particulière dont l'indigence est devant nous. La nouveauté de François, cependant, « déplace inévitablement notre attention de la personne à l'environnement lui-même [son accent] ».

    En outre, Mirus avertit à juste titre, qu’en demandant des pratiques spécifiques « vertes » comme étant « des œuvres de miséricorde », François risque de subjuguer les fidèles à des formulations politiques qu’il n'a pas le droit de leur imposer :

    « Il y a aussi un danger majeur d’éclipser le caractère très personnel de ces œuvres en incluant des questions qui, de par leur nature même, exigent des politiques sociales prudentielles pour garantir le bien commun ». Ce danger ne peut être surestimé. C’est précisément ici que l’aspect personnel cède la place à la politique et que la politique cède la place à la bureaucratie .... »

    « Deux choses ressortent ici. Premièrement, contrairement à des œuvres traditionnelles de miséricorde, de bonnes personnes peuvent être en désaccord fortement sur la politique environnementale sans être eux-mêmes sans miséricorde. Deuxièmement, l'Église est magistériellement incapable de prendre quelques décisions pratiques qui soient qui peuvent façonner à elles seules une réponse communautaire appropriée aux préoccupations environnementales. Ce qui va inévitablement se produire, par conséquent, c’est que les politiques spécifiques seront précisées avec la position « officielle » de l'Église et ce seront ces politiques qui affirmeront être les œuvres de miséricorde que tous seront appelés à « faire » ».

    Comme Mirus prévient en outre dans un article connexe publié la veille : « Il est extrêmement difficile pour les Chrétiens d'éviter une plus grande laïcisation quand ils croient qu'ils sont encouragés par leurs chefs spirituels à s'allier avec des puissantes causes qui sont déjà défendues par le monde ».

    En effet, l'attachement de l'Église aux politiques environnementales éminemment discutables des gouvernements laïques et aux Objectifs de Développement Durable carrément immoraux des Nations Unies, qui appellent à « l'accès universel à la santé sexuelle et reproductive », est précisément le résultat que François demande. Comme son message le déclare :

    « La protection de la maison commune demande un consensus politique croissant. En ce sens, c’est un motif de satisfaction qu’en septembre 2015 les pays du monde aient adopté les Objectifs de Développement durable, et que, en décembre 2015, ils aient approuvé l’Accord de Paris sur les changements climatiques, qui fixe l’objectif exigeant mais fondamental de contenir l’augmentation de la température globale. Maintenant les gouvernements ont le devoir de respecter les engagements qu’ils ont pris, tandis que les entreprises doivent assumer leur part de façon responsable, et il revient aux citoyens d’exiger qu’il en soit ainsi, et qu’on vise même des objectifs toujours plus ambitieux ».

    La légende finale de l’article de Mirus ne pouvait pas être plus révélateur : « C’est de cette façon que la folie se trouve ». Nous ne devons pas nous borner ici à cette suggestion voilée. Nous pouvons dire ouvertement ce que tout observateur honnête avec un Sensus Catholicus pense maintenant : ce pontificat est dément. Dieu seul sait comment tout cela va tourner. Pendant ce temps, nous ne pouvons qu'espérer et prier pour notre délivrance de cette folie croissante.