samedi 17 septembre 2016

À peine croyable, mais vrai !

Les ministres laïcs Eucharistiques
Une connexion Communiste ?

Pourquoi Marie nous parle de Communisme et qu'on ne le voit pas...


Par : David Martin
Le 16 septembre 2016

SOURCE : Rorate Caeli


Le 29 juin 1972, à l'occasion du neuvième anniversaire de son couronnement, le Pape Paul VI a déclaré au monde :« Nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le Peuple de Dieu ». Le Pape faisait référence aux forces diaboliques qui avaient infiltré l'Église par le Concile Vatican II (1962-1965).

À cette époque, un objectif clé de Vatican II était l'émancipation des laïcs en accord avec son thème de la « participation active des fidèles ». Avec le Concile est venu la nouvelle définition du sacerdoce comme étant le Peuple de Dieu. On voyait alors toute l'Église comme une hiérarchie ou une prêtrise mais dans des différents rangs avec le sacerdoce ministériel ordonné comme étant seulement un rang de ce sacerdoce. Ce qui a été proposé est l’idée fausse que nous sommes tous des prêtres d'une hiérarchie.

« Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, qui ont entre eux une différence essentielle et non seulement de degré, sont cependant ordonnés l’un à l’autre : l’un et l’autre, en effet, chacun selon son mode propre, participent de l’unique sacerdoce du Christ ». (Lumen Gentium 10)

C’est un fait bien connu et documenté que les agents du Communisme ont commencé à entrer dans nos séminaires Catholiques dès les années 30 dans le but de détruire l'Église de l'intérieur. Plus d'un millier de ces agents ont infiltré les séminaires avant les années 1940.

Les témoignages d’ex-Communistes comme Bella Dodd et Manning Johnson, qui ont témoigné devant le Comité des activités anti-américaines du Congrès Américain, ont vraiment bien confirmé que ces agents de la faucille et du marteau avaient construit leurs forces contre l'Église avec l'intention de la briser et d’endoctriner les fidèles aux principes anti-Église.

Leur plan était d'abord d’assimiler la philosophie et l'enseignement Catholique dans les séminaires afin que ça puisse leur donner accès à l’intérieur, ils dialogueraient ensuite de main de maître et éloigneraient la hiérarchie Catholique de ses racines traditionnelles dans le but que cette même hiérarchie puisse à son tour adopter les idées révolutionnaires et devenir des pions de subversion ecclésiale. Le « poing serré » léniniste serait maintenant appliqué d'une manière spirituelle avec l’argument massue que l’« émancipation des laïcs » était un moyen de renverser la structure monarchique de l'Église de sorte qu'un nouveau sens de la démocratie et de la liberté religieuse ait préséance en lieu et place de la règle de la religion émanant du Siège de Pierre.

De là, nous avons donc le rôle moderne des ministres Eucharistiques laïcs — un rôle qui permet aux soi-disant fidèles d’exercer la fonction sacerdotale de donner la Communion. Les ministres Eucharistiques ont été en effet habilités mais cette responsabilisation n’est pas de Dieu. Ce que nous voyons aujourd'hui, c’est le marxisme en plein essor. Les efforts insidieux des Communistes pour infiltrer l'Église sont maintenant manifestes à la vue de ces œuvres néfastes ainsi que d'autres pratiques telles que les lectrices féminines et les liturgistes laïcs. Ces changements de rôle faisaient partie d'un plan bien orchestré pour saper la prêtrise et provoquer une révolution spirituelle qui allait plus tard s'ensuivre sous le prétexte d'un « Renouveau ».

Bella Dodd a dit au début des années 50 :

« Dans les années 1930, nous avons introduit onze cents hommes dans le sacerdoce pour détruire l'Église de l'intérieur ». Douze ans avant Vatican II, elle a dit : « En ce moment, ils sont rendus dans les plus hauts lieux de l'Église ». Elle a prédit que les changements qu'ils mettraient en œuvre seraient si drastiques que « vous ne reconnaîtrez pas l'Église Catholique ».

Dodd a expliqué que de toutes les religions du monde, l'Église Catholique était la seule redoutée par les Communistes. Son travail en tant que Communiste était d’infuser un complexe à l'Église à propos de sa Tradition en la décrivant comme « une Église du passé, oppressive, autoritaire, pleine de préjugés, arrogante en prétendant être la seule à posséder la Vérité et responsable des divisions des organismes religieux à travers les siècles ». Le point focal de l'attaque serait la Sainte Eucharistie, comme nous le lisons dans les mémoires présumés de l'agent Communiste AA 1025 dont le porte-documents a été découvert après avoir été tué dans un accident de voiture au milieu des années soixante. « Pour affaiblir davantage la notion de « Présence Réelle » du Christ, tout le décorum devra être mis de côté. Plus de vêtements coûteux brodés, plus de musique appelée sacrée, surtout plus de chant grégorien, mais une musique dans un style de jazz, plus de signe de la Croix, plus de génuflexions, mais seulement des attitudes sévères dignes. De plus, les fidèles doivent arrêter l'habitude de s’agenouiller et cela sera absolument interdit lors de la réception de la Communion .... Très vite, l'Hostie sera mise dans la main afin que toute notion du Sacré soit effacée ».

Et encore une fois ici, les documents de AA 1025 affirment :

« Dans la Messe, les mots de la « Présence Réelle » et « Transsubstantiation » doivent être supprimés. Nous allons parler de « repas » et d’« Eucharistie » au lieu. Nous allons détruire l'Offertoire et minimiser l’importance de la Consécration et, en même temps, nous allons souligner le rôle joué par le peuple. Dans la Messe, telle qu'elle est aujourd'hui, le prêtre tourne le dos au peuple et remplit une fonction sacrificielle qui est intolérable. Il semble offrir sa Messe au grand Crucifix suspendu au-dessus de l'autel orné. Nous allons abaisser le Crucifix, substituer une table au lieu de l'autel et la virer de bord de sorte que le prêtre puisse assumer une fonction présidentielle devant les fidèles. Le prêtre parlera aux gens beaucoup plus qu'avant. De cette manière, la Messe va progressivement cesser d'être considérée comme un acte d'adoration à Dieu et deviendra un rassemblement et un acte de fraternité humaine ».

Ce qui précède coïncide aussi avec la fuite qui a eu lieu des plans maçonniques de la Loge P2 en Italie qui ont été émis juste avant le Concile Vatican II. Considérez cet extrait de leurs 34 lignes directrices qui ont été mises en vigueur en mars 1962.

« Faites en sorte que les femmes et les laïcs donnent la Communion, dites que c'est l'Âge de la Laïcité. Commencez à donner la Communion dans la main comme les Protestants au lieu de la langue, dites que le Christ a fait de cette façon. Recrutez-en certains pour les Messes de Satan ».

Si quelqu'un veut remettre en question la nature diabolique de la Franc-Maçonnerie, qu'il considère le témoignage d'Albert Pike (1809-1891), le grand prêtre Américain de la Franc-Maçonnerie qui a été élu en 1859 comme Grand Commandeur Souverain du Suprême Conseil du Sud, de Rite Écossais Ancien et Accepté, et qui devint plus tard le Grand Maître Provincial de la Grande Loge de l’Ordre Royal d'Écosse aux États-Unis. Il a abordé ses amis initiés de cette manière :

« Pour la foule, nous devons dire : nous adorons un Dieu, mais c’est le Dieu qu’on adore sans superstition. Pour vous, Grands Inspecteurs Souverains, nous disons cela afin que vous puissiez le répéter aux frères des 32e, 31e et 30e degrés : chacun d'entre nous, initiés des degrés élevés, devraient maintenir la religion Maçonnique dans la pureté de la doctrine luciférienne. Si Lucifer n’était pas Dieu, est-ce qu’Adonaï, le Dieu des Chrétiens [Jésus-Christ], dont les actions prouvent sa cruauté, sa perfidie et sa haine de l'homme, sa barbarie et sa répulsion pour la science, est-ce qu’Adonaï, et ses prêtres le calomnieraient ? Oui, Lucifer est Dieu et, malheureusement, Adonaï est aussi Dieu. La philosophie religieuse dans sa pureté et sa vérité consiste en la croyance en Lucifer, l'égal d’Adonaï ». — Albert Pike, tel que cité dans A. C. de la Rive : « La Femme et l'Enfant dans la Franc-Maconnerie Universelle », à la page 588.

Pouvons-nous comprendre maintenant pourquoi l'Église d'aujourd'hui a été presque renversée par la révolution post-conciliaire ? Le Concile Vatican II a ouvert ses portes et a invité ces agents de Satan à siéger au Concile et à participer à la rédaction de ses documents. Est-ce que ça ne nous a jamais passé par la tête pourquoi l’Instruction Inter Oecumenici (article 48) de Vatican II en 1964 a ordonné que la prière traditionnelle à Saint Michel Archange, à la fin de la messe, a été « supprimée » ? C’est évident que le vieux diable ne voulait pas que les fidèles prient contre lui.

Le même document (article 91) stipule :

« L'autel principal doit de préférence être autoportant pour permettre la marche autour de lui et la célébration face au peuple ». Cela coïncide avec les mémoires de l'agent mentionné ci-dessus qui a dit : « Nous allons insister sur la part jouée par le peuple » et qui s’est plaint que « le prêtre tourne le dos au peuple et remplit une fonction sacrificielle qui est intolérable » ».

Il n'y a pas à argumenter que les fidèles sont appelés à avoir une « participation active » dans le Christ, mais cette participation se compose principalement d’une méditation silencieuse sur la Passion et la contemplation des Mystères Sacrés et non pas à assumer des fonctions sacerdotales ou à se livrer à une activité liturgique animée. Nous sommes appelés à sanctifier nos âmes et à travailler à notre salut « avec crainte et tremblement » (Philippiens 2 :12), ce qui signifie que nous devons respecter l'autorité monarchique du Christ et ne pas essayer d'assumer des fonctions que nous ne sommes pas autorisés à effectuer.

Si la hiérarchie Catholique suivait tout simplement les règles et les règlements et les conservait, selon la Tradition des 2 000 ans de l'Église, à savoir avoir seulement des prêtres consacrés pour administrer la Communion, la Maison de l’Église ne serait pas dans une telle pagaille aujourd'hui. Si l'hérésie et l'apostasie abondent maintenant, c’est parce que la hiérarchie a perdu confiance dans la règle de la Tradition accomplissant ainsi la prophétie de saint Paul : « Car le temps viendra où les gens ne voudront plus écouter le véritable enseignement, mais ils suivront leurs propres désirs et s'entoureront d'une foule de maîtres qui leur diront ce qu'ils aiment entendre ». (2 Timothée 4 : 3).

Si les prêtres se débarrassaient de leurs inventions Modernistes et laissaient tomber leurs filets de façon traditionnelle, ils auraient à nouveau une prise merveilleuse pour le Christ ; mais s’ils continuent sur leur chemin actuel de changement et de « Renouveau », ils continueront à œuvrer toute la nuit dans l'obscurité comme ils l'ont fait depuis le Concile.

Si l'Église d'aujourd'hui est en grande partie ignorante de la Présence Physique et Surnaturelle du Christ dans son sanctuaire, c’est en grande partie à cause de ces mouvements socialistes d’émancipation des laïcs à travers lesquels l'Eucharistie a été profanée. L'Eucharistie est le Cœur même du Corps Mystique autour duquel toute l'Église doit se tourner, conséquemment les membres du Christ sont des membres morts s’ils n’adorent pas Son Vrai Corps de la manière commandée par le Christ, à savoir en Le recevant sur la langue et par un prêtre seulement.

Ce n’est pas sans raison que Saint Basile a déclaré que la Communion reçue dans la main est « une grande faute ». Quant à Saint Thomas d'Aquin, il a enseigné :

« Parce que, par respect envers ce Sacrement, rien ne Le touche sauf ce qui est consacré ; par conséquent, le corporal et le calice sont consacrés et de même que les mains du prêtre pour toucher ce Sacrement ». (Somme Théologique)

Le Concile de Trente a réaffirmé l'enseignement continu de l'Église interdisant aux laïcs d'administrer la Communion.

« On enseignera donc que les Prêtres seuls ont reçu le pouvoir de consacrer l’Eucharistie, et de la distribuer aux Fidèles. Usage que ce saint Concile fait remonter aux Apôtres et qu’il ordonne de conserver religieusement ». — Le Catéchisme du Concile de Trente (Chapitre 20 ---section 6).

St. Paul avertit que :

« C'est pourquoi, celui qui mange le pain du Seigneur ou boit de sa coupe de façon indigne, se rend coupable de péché envers le corps et le sang du Seigneur.... car si quelqu'un mange du pain et boit de la coupe sans reconnaître leur relation avec le corps du Seigneur, il attire ainsi le jugement sur lui-même ».(1 Corinthiens 11 : 27,29)

Par conséquent, il serait préférable de ne jamais recevoir la Communion que d'y aller comme si on allait à la cafétéria et de la recevoir de personnes qui ne sont pas légitimement habilitées à administrer le Corps du Christ. Bien que ce soit est devenu une pratique de « common law » ( pratique usuelle ou de droit commun ] largement acceptée aujourd'hui, l'utilisation de ministres Eucharistiques extraordinaires à la Messe est illicite en ce qu'elle rompt radicalement avec 2 000 ans de Tradition de l'Église.

L'argument selon lequel le Pape Jean-Paul II a sanctionné l'usage des ministres Eucharistiques est lui-même suspect car c’est la preuve qu'il était opposé à cette pratique. Ce qui suit est de Redemptionis Sacramentum, une instruction émise par la Congrégation pour le Culte Divin pendant son pontificat, le 25 mars 2004.

« Si, habituellement, les ministres sacrés présents à la célébration sont en nombre suffisant, y compris pour la distribution de la sainte Communion, il n’est pas permis de députer à cette fonction les ministres extraordinaires de la sainte Communion. Dans des circonstances de ce genre, ceux qui seraient députés à un tel ministère, ne doivent pas l’exercer. Il faut donc réprouver expressément l’attitude de ces prêtres qui, tout en étant présents à la célébration, s’abstiennent néanmoins de donner la Communion, en chargeant les laïcs d’assumer une telle fonction ». (Article 157)

Comment se fait-il que la plupart des paroisses Catholiques sont aujourd'hui mêlées dans ce programme de ministère laïc en dépit de cette directive et d'autres interdictions similaires ? C’est parce que la tumeur du Communisme continue de se propager ses erreurs cancéreuses dans toute l'Église. La main laide du Communisme est arrivée à ses fins et profane la Sainte Eucharistie.

Prions pour que le Pape puisse enfin consacrer la Russie à la Sainte Vierge de sorte que la tumeur rouge puisse être éradiquée et que la santé puisse être recouvrée dans le Corps Mystique du Christ.