mardi 20 septembre 2016

Je souffre



Lu chez Pro Liturgia
* * * * NOUVEAU Mardi, 20 septembre 2016.


Il suffit de faire le tour de quelques sites internet de différents diocèses — et pas seulement de diocèses français — pour constater que chacun interprète désormais “Amoris laetitia” à sa façon. C’est bien la preuve que l’on est désormais dans un processus de dilution de la doctrine de la foi conduisant à la confusion la plus totale.

Ainsi, après avoir fait perdre le sens de la liturgie afin que soit perdu aussi le sens des sacrements, voici qu’on donne aux fidèles les moyens de se fabriquer leur propre doctrine, leur propre religion.

Il ne s’agit plus d’un mal à petite échelle : c’est un mal aux proportions gigantesques ; un mal érigé en système pour accomplir ou achever une œuvre néfaste qui se fait au sein même de l’Église avec la complicité de pasteurs défaillants.


Voici le commentaire d'un Internaute


Oui Monsieur CROUAN, mille fois oui,

Et tout ça au milieu de l'apathie générale !

Je souffre depuis plusieurs années dans l’assemblée de la messe dominicale de notre paroisse.

Mais aussi...

Je souffre parce qu'on demande deux longues années de préparation à un catéchumène pour lui donner un baptême bricolé sans qu'un exorcisme y soit prononcé et avec de l'eau bénite (dont franchement je doute qu'elle en soit).

Un bon tradi me disait un jour : " quand le démon voit l'eau bénite dans vos églises, il rigole !".

Je souffre parce que pour la profession de foi (ex communion solennelle; c'est vrai qu'elle n'a plus rien de solennel), nos jeunes ne savent même pas leur crédo par coeur.

Je souffre parce que nos jeunes ne gardent du caté qu'un peu d'encre de crayon feutre sur leurs doigts (activités découpage et coloriage obligent !) mais ne sont pas imprégnés de Dieu.

Je souffre parce que les gens ne se recueillent plus avant la messe; ils bavardent et personne ne leur dit de se préparer.

Je souffre parce que les messes sont désacralisées, l'importance n'est pas mise sur la présence réelle.

C'est insupportable de voir des laïcs donner la communion (le mot distribuer est à proscrire).

C'est pourtant le coeur du sacerdoce que de donner la communion; le Corps de Christ !

Je souffre parce que la confirmation n'est pas réellement une communion de désir avec le saint-Esprit.

La maturité spirituelle des jeunes qui le reçoivent n'est pas au rendez-vous.

Elle devrait se vivre dans une vigile de Pentecôte après un Veni créator retentissant comme au cénacle des apôtres.

Je souffre parce que la confession n'existe presque plus.

Elle n'est pas promue, jamais un mot pour elle dans les homélies.

Je suppose que les psychologues ont beaucoup de travail mais ceux-ci ne pourront jamais absoudre et relever les âmes.

Je souffre parce que les mariages (malgré les synodes) ne sont toujours pas bien préparés : trois réunions au presbytère et vous voilà avec une vocation en main ( et sans filet).

Le mariage chrétien n'est jamais cité, jamais promu.

On ne parle plus de chasteté, de fidélité, du devoir des époux, de famille chrétienne.

On parle de couple : vivre en couple (comme c'est vague !), faire sa vie, refaire sa vie...et Amoris Laetitia. Amen

Je souffre parce qu'on ne parle plus d’extrême-onction.

Le mourant se retrouve souvent seul avec son péché face à la mort.

Il devient rare qu'il puisse compter sur un prêtre pour une dernière confession avant la rencontre avec son Seigneur.

Bientôt la seringue de la mort remplacera le saint-Chrême !

Je souffre parce que la liturgie et la catéchèse ont été démolis.

Et voici maintenant qu'avec l'avènement des progressistes au Vatican relayés dans tellement de diocèses, la démolition de la doctrine par une fausse pastorale se fait jour.

Avec le chapelet dans nos poches, nous gardons l'Espérance par la prière et les sacrements (toujours efficaces malgré tout) bien chevillée à nos âmes !

L'Eglise est secouée, elle va être passée au crible mais les portes de l'Enfer ne prévaudront pas contre elle.

Union de prière,

Michel