mercredi 7 septembre 2016

Lettre au Pape



Petit commentaire et réflexion
du Nul sans Lui


Petite morale : on peut donc critiquer le Pape si cette sainte l'a fait... Au moment où elle a rédigé cette lettre, elle ne se croyait pas sainte, non ? Tout au contraire...humilité oblige...

Mais on pourrait arguer à juste titre que cette lettre fut rédigée personnellement au Pape et, donc, que cette sainte n'a pas humilié le Pape en public par ses récriminations envers lui. Elle ne lui a donc pas manqué de charité... Il ne nous faut donc pas critiqué le Pape publiquement aujourd'hui...

Il y a ici erreur à mon avis : la bureaucratie du Vatican en 1154 n'était certes pas celle d'aujourd'hui. Les lettres pouvaient se rendre au Pape.

De nos jours, tout est filtré par la Secrétairerie d'État du Vatican. Un telle lettre y prendrait la destination des poubelles. Le Pape actuel ne serait jamais mis au courant d'une telle lettre. Et si jamais un Cardinal ne faisait que relater verbalement au Pape actuel qu'une telle abbesse aurait écrit une telle lettre qui ne lui était pas nécessaire d'avoir en mains propres, il se pourrait que cette abbesse soit transférée aux Chevaliers de l'Ordre de Malte comme l'a été le Cardinal Burke ainsi qu'un autre Cardinal cette semaine.

C'est justement la raison qui explique pourquoi plusieurs Évêques et Cardinaux courbent l'échine devant les insanités du Pape : la peur de rejoindre les rangs des Chevaliers de l'Ordre de Malte : la tablette officielle pour toutes victimes et les sinistrés de ce pontificat.

Que reste-t-il comme recours aux fidèles dont les Évêques et les Cardinaux ne parlent pas plus que des morues ? Réponse : la critique et la pression publique... N'est-ce pas le Bienheureux Cardinal Sheen qui, dans une vision assez pertinente, a annoncé que ce seraient les fidèles qui formeraient à nouveau les Évêques et les Cardinaux dans l'Église ? Ce n,est certainement pas par des lettres qu'ils y parviendront : par la prière et la pression publique plutôt.

Et même à ces critiques et pressions publiques, rien n'y fait avec le présent pontificat... Voyez comme sont traités les 45 théologiens qui, à l'unisson, ont demandé des correctifs à Amoris Laetitia il y a plus de deux mois. Réponse du Vatican : silence radio complet.

Et on peut imaginer pourquoi que, même les critiques et les pressions publiques, n'arrivent pas à bout de ce pontificat. Le Pape l'a expliqué au journal Argentin La Nacion : « Je déteste les conflits, je passe outre et je vais de l'avant ».

De l'avant vers l'abîme peut-être ?