lundi 12 septembre 2016

Dès sa naissance...
en traversant le désert d'Égypte...

Jésus devient jaloux
devant les Temples païens Égyptiens

Ils s'écroulent tous !


Qu'en est-il de notre Église qui va « prier »
dans des Mosquées, dans des Temples Hindous, dans des Synagogues
et qui va bientôt commémorer la Réforme Protestante ?




SOURCE : La Cité Céleste de Marie d'Agreda. Chapitre XXIV, paragraphes 502 à 505, 508 à 510

C'est ainsi qu'ils employèrent plus de cinquante jours dans leur voyage , et qu'ils firent, depuis leur départ de Jérusalem, plus de deux cents lieues, quoiqu'ils eussent pu arriver en moins de temps à Héliopolis , s'ils eussent suivi la route la plus directe.

Les Égyptiens étaient fort enclins à l'idolâtrie et aux superstitions qui l'accompagnent ordinairement; de sorte que les plus petits endroits de cette province étaient remplis d'idoles. Il y en avait beaucoup qui avaient leurs temples, dans lesquels plusieurs démons se trouvaient, et les malheureux habitants y allaient pour les adorer par des sacrifices, et des cérémonies prescrites par les mêmes démons, qui répondaient à leurs demandes par des oracles auxquels ce peuple stupide et superstitieux se soumettait aveuglément. Il était si adonné à l'adoration du démon et si aveuglé par toutes ses tromperies , qu'il ne fallait pas moins que le puissant bras du Seigneur (1) (qui est le Verbe incarné) pour le ramener de son égarement et le retirer de l'oppression dans laquelle Lucifer

(1) Luc., I, 51 ; Isa., LI, 9.

le tenait, oppression beaucoup plus cruelle que celle que les Égyptiens eux-mêmes avaient fait peser sur le peuple de Dieu (1). Pour remporter cette victoire sur le démon, et illuminer ceux qui demeuraient dans la région et dans l'ombre de la mort (2), et afin que ce peuple vit cette grande lumière dont Ysaïe fait mention (3), le Très-Haut détermina que le Soleil de justice (4), Jésus-Christ, paraîtrait peu de temps après sa naissance en Égypte entre les bras de sa bienheureuse Mère, et qu'il parcourrait ce pays pour l'éclairer des rayons de sa divine lumière.

Or l'Enfant Jésus arriva avec sa Mère et saint Joseph aux endroits habités de l'Égypte. Et lorsque le divin Enfant, porté sur les bras de l'auguste Marie, entrait dans une bourgade, il levait les yeux au ciel, et, les mains jointes, priait le Père éternel, et lui demandait le salut de ses habitants esclaves du démon. Et usant aussitôt de sa puissance divine sur ces malins esprits qui animaient les idoles, il les précipitait dans les ténébreux abîmes; de sorte qu'ils tombaient avec la rapidité de la foudre dans les dernières profondeurs des cavernes infernales. Au même instant, les idoles, les temples, les autels de l'idolâtrie s'écroulaient avec fracas. La cause de ces prodigieux effets était connue à notre divine Dame, qui accompagnait par ses prières celles de son très-saint Fils, comme coopératrice universelle du salut du genre humain. Saint Joseph

(1) Exod., I, 11, etc. — (2) Luc., I, 79. — (3) Isa., IX, 2. — (4) Malach., IV, 2.

couvrait aussi que toutes ces merveilles venaient du Verbe incarné, et rempli d'une sainte admiration, il l'en louait et l'en bénissait. Mais quoique les démons sentissent la force du pouvoir de Dieu, ils ne savaient pourtant pas d'où sortait une telle vertu.

Les Égyptiens s'étonnaient d'une nouveauté si surprenante, quoiqu'il circulât parmi les plus savant d'entre eux une tradition, transmise par les anciens depuis l'époque où Jérémie avait été en Égypte, et portant qu'un roi des Juifs viendrait dans le pays, et que les temples des idoles égyptiennes, seraient détruits (1). Mais et le peuple et les savants ignoraient comment la chose devait arriver; ainsi la crainte leur fut commune; car ils se troublèrent tons, selon la prophétie d'Isaïe (2). Dans ce trouble ils s'interrogeaient les uns les autres, et il y en eut qui, poussés par un certain esprit de curiosité de voir des étrangers, allèrent trouver notre grande Reine et saint Joseph, et s'entretinrent avec eux de la ruine de leurs temples, et de la chute des dieux qu'ils adoraient. La Mers de la Sagesse, prenant de là occasion de les instruire, commença à les détromper en leur faisant connaître, le véritable Dieu, et en leur faisant voir qu'il était le seul Créateur du ciel et de la terre (3), et que lui seul devait être adoré et reconnu pour Dieu (4) ; que les autres étaient faux, qu'ils ne se

(1) Refert sanctus Dorotheus, in Vit. Prophetarum, in Jerem. — (2) Isa. IX, 1. — (3) Eccles., I, 8 . — (4) Isa., XXXVII, 16 ; Deut., VI, 13


distinguaient point du bois, de la terre, ou des métaux dont ils étaient formés; qu'ils n'avaient ni yeux, ni oreilles, ni aucun pouvoir; que les mêmes artisans qui les avaient faits, ou tout autre homme que ce fût, pouvaient les détruire (1), parce qu'ils étaient eux-mêmes et plus nobles et plus puissants que ces ouvrages de leurs mains ; que les réponses qu'ils en obtenaient venaient des démons, qui habitaient dans, ces idoles pour les tromper, et que toutes ces fausses divinités ne sauraient avoir une vertu véritable, parce que Dieu seul était vérité.

Les paroles de notre divine Dame étaient si douces, si éloquentes et si efficaces, ses manières si aimables, et les effets de ses entretiens si salutaires, que le bruit de l'arrivée de nos saints voyageurs se répandait, et faisait qu'on s'empressait de les venir voir. Et comme la prière du Verbe incarné opérait en faveur des Égyptiens, et qu'elle leur obtenait de très-grandes grâces, cela joint à la ruine des idoles, leur causait une émotion incroyable, et changeait les coeurs, au. point qu'on voyait beaucoup de gens se convertir à la connaissance du vrai Dieu , et faire pénitence de leurs péchés , sans savoir d'où leur venait un changement si avantageux. Jésus et Marie passèrent par plusieurs bourgs de l’Égypte, et ils faisaient partout des merveilles, chassant les démons, non-seulement des idoles, mais aussi de plusieurs corps, guérissant un grand nombre de malades, éclairant les coeurs de diverses

[….] Très peu de temps plus tard...

Lucifer fut fort troublé, devoir précipiter tant de démons dans l'enfer par une nouvelle vertu à leur égard; et, enflammé de fureur, il vint sur la terre pour y découvrir la cause de cette nouveauté. Il passa par tous les endroits, de l'Égypte ou les temples, les autels et les idoles avaient été renversés; et étant arrivé à Héliopolis, qui, était une plus grande ville, et où par: conséquent la ruine de son empire avait été plus notable, il tâcha d'examiner avec beaucoup d'attention toutes les personnes qui l'habitaient. Et il n'y remarqua rien dont il pût se préoccuper, sinon que la très-pure Marie y était arrivée : car il ne fit aucun cas de l'Enfant Jésus , le regardant comme les autres enfants sans nulle. différence, parce qu'il ne le connaissait point. Mais comme il avait été si souvent vaincu par les vertus et par la sainteté de la prudente Mère et Vierge, il conçut de nouvelles craintes ; quoiqu'il ne la crût . pas assez puissante pour lui avoir causé un si grand dommage, il résolut cependant de la persécuter de nouveau; et de se servir pour ce dessein de ses ministres d'iniquité.

Il retourna aussitôt dans l'enfer, et y ayant convoqué un conciliabule de princes des ténèbres, il leur apprit la ruine des idoles et des temples d'Égypte ;

car quand les démons en sortirent, ils furent précipités par le pouvoir divin d'une manière si subite, si ignominieuse et si pénible, qu'ils ne s'aperçurent pas de ce qui arrivait aux idoles et aux autres lieux qu'ils abandonnaient. Mais Lucifer les ayant informés de tout ce qui se passait, et que son empire allait être détruit dans toute l'Égypte, il leur dit qu'il ne comprenait point la causé de sa ruine, parce qu'il n'avait trouvé dans tout ce pays que la femme son ennemie (c'est ainsi que le dragon appelait l'auguste Marie), et qu'il ne croyait point que sa vertu, quoiqu'il la connût extraordinaire fût assez forte pour produire des effets tels qu'ils venaient d'éprouver dans cette occasion; qu'il déterminait néanmoins de lui faire une nouvelle guerre, et qu'ils devaient tous s'y préparer. Les ministres de Lucifer répondirent qu'ils étaient prêts à lui obéir; et voulant le consoler dans son furieux désespoir, ils lui promirent la victoire, comme si leurs forces eussent pu s'égaler à leur présomption (1).

Plusieurs légions sortirent ensemble de l'enfer, et allèrent en Égypte, où la Reine du ciel se trouvait, se persuadant que s'ils la vainquaient ils répareraient leurs pertes par ce seul triomphe, et recouvreraient tout ce que le pouvoir de Dieu leur avait ôté dans ce misérable royaume, parce qu'ils soupçonnaient qu'elle était l'instrument dont Dieu se servait pour opérer ces merveilles. Or, comme ils voulurent

(I) Isa., XVI, 6.

s'en approcher pour la tenter selon leurs intentions diaboliques, ils furent bien surpris de se voir dans l'impossibilité de le faire, et forcés de s'arrêter à une distance de plus de deus mille pas, parce qu'une vertu divine les empêchait secrètement de s'avancer, et leur faisait en même temps sentir qu'elle venait de l'endroit où notre auguste Princesse se trouvait. Et quoique Lucifer et les autres ennemis s'obstinassent à poursuivre leur dessein, ils étaient toujours plus affaiblis et comme arrêtés par de très-fortes chaînes, dans lesquelles ils se démenaient sans pouvoir aller où était cette invincible Dame, 'qui voyait tout cela par la puissance du même Dieu qu'elle portait dans ses bras. Mais Lucifer, s'obstinant dans cette lutte inégale, fut soudainement précipité cette fois encore, avec tous ses ministres d'iniquité, dans les profondeurs de l'abîme. Cette nouvelle défaite, si humiliante, tourmenta et inquiéta vivement le dragon. Et comme cela lui était arrivé plusieurs fois depuis l'incarnation, ainsi que nous l'avons dit, il se demanda si le Messie n'était pas venu au monde. Mais comme le mystère lui était caché, et qu'il supposait que le Messie apparaîtrait avec éclat, il restait dans sa perplexité; et cette incertitude le remplissait de fureur: de sorte que plus il s'acharnait à découvrir la cause de sa douleur, plus elle lui échappait, et moins il la trouvait.