mercredi 28 septembre 2016

Commentaire d'un internaute sur l'homélie du Pape

Homélie du Pape François aux catéchistes




* * * * NOUVEAU Mercredi, 28 septembre 2016. Message d’une internaute :

« Le 25 septembre, le Pape François a fait une homélie destinée aux catéchistes (cliquer ici). Le Souverain Pontife a malheureusement repris les mauvais conseils prodigués aux catéchistes depuis quarante ans et qui ont mené à ce que Benoît XVI appelait l’ “analphabétisme religieux” des catholiques.

François a insisté sur le fait qu’il fallait avant tout enseigner le kérygme et la joie d'être sauvé et laisser le reste de côté. En quelque sorte, la foi sans les œuvres, un peu à la façon de Martin Luther. Mais un catéchisme pratiquement dénué de tout contenu dogmatique et de toute exigence morale, est-ce bien suffisant ? Benoît XVI n’avait cessé de dénoncer ce catéchisme sans contenu et qui a produit, par milliers, des adultes athées ou agnostiques.

Le christianisme n’est alors plus qu’une bienveillance universelle envers les personnes (même celles qui causent un grand tort à la société) et une tolérance doucereuse envers n’importe quel comportement, n’importe quelle religion ou idéologie. Ce qui colle d’ailleurs très bien avec les messes où l’on célèbre la fête, la joie, l’ “être ensemble”, le peuple joyeux, la rencontre...

Dans une catéchèse telle que la conçoit le Pape François, le mal est évacué. Certes, il nous parle encore de la Résurrection, mais il ne dit pas que le Christ est mort sur la Croix à cause de nos péchés. Sous ce pontificat, on ne parle plus de péchés. Les pécheurs sont des “blessés de la vie”. Ils ne sont plus coupables d’avoir gravement offensé Dieu ou détruit leur prochain : ce ne sont que des personnes qu’il faut accompagner avec “Amoris laetitia” dans la poche, sans jamais leur rappeler la loi divine.

Il est certain qu’ainsi catéchisés, les enfants finiront par perdre tout sens de la responsabilité personnelle et croiront être des victimes quand en réalité ils auront mal agi. Le sens de la Rédemption devient alors totalement inaccessible à l’enfant alors même que dans le “Notre Père” il entendra des mots comme “offenses”, “tentation”, “mal”...

Le catéchiste, dit encore le Pape, doit donner à l’enfant le sens de la bonté d’un monde... où personne ne pèche. Or l’enfant s’apercevra bien vite qu’un tel monde n’existe pas et il en déduira qu’au catéchisme on ne lui raconte que des fables.

Il est certain qu’il faut offrir à l’enfant, avec toute la bienveillance possible, un catéchisme susceptible de l’enthousiasmer en insistant sur la vie du Christ et des Saints ; mais il faut d’abord veiller à lui exposer toute la doctrine chrétienne, tout en restant à sa portée (c’est tout l’art de la catéchèse).

Autrefois, on suivait des manuels clairs qui empêchaient les impasses. Aujourd'hui, on a toutes sortes de fiches compliquées et brouillonnes qu’on n’arrive jamais à finir en un an. Il en résulte qu'un enfant catéchisé jusqu'à 11 ans n’entendra jamais parler ni de la Sainte Trinité ni des 7 sacrements, ni même du mariage alors que presque tous se marieront... et qu’on nous parle sans arrêt de préparation au mariage !

Enfin, le Pape dit que le catéchiste ne doit pas rechercher la gloire. Mais à quelle gloire peut aspirer un humble catéchiste de paroisse ?

Ce n’est donc pas sous ce pontificat que la catéchèse sera remise sur les bons rails, ce qui serait pourtant une urgence bien plus pressante que le dialogue œcuménique ou la réforme de la Curie.

Mais cette homélie de François plaira beaucoup à nos évêques qui s’échinent à promouvoir tout ce qui échoue. »

SOURCE : Pro Liturgia sous la rubique ACTUALITÉ AU JOUR LE JOUR en date du 28 septembre 2016.