vendredi 9 septembre 2016

Condamné par Saint Pie X
François voile le Jugement de Dieu

— Encore une fois


Fontaine d'erreurs
Mise à jour # 1



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : The Remnant
Le 8 septembre 2016

Il ne semble pas y avoir une semaine qui passe sans une certaine déformation de la Sainte Écriture par un Pape qui, comme les trois ans et demi l’ont démontré hors de tout doute raisonnable, a la particularité singulière parmi tous ses prédécesseurs d'être rien de moins qu’une fontaine d'erreurs. Ce développement sans précédent a incité l'émergence d'un groupe de prêtres diocésains qui ont compilé un vaste assortiment des erreurs de François sous le titre Denzinger-Bergoglio ( note : Denzinger, nom de son auteur, est un précieux document de référence pour tous les exégètes Catholiques), ces prêtres déclarant que leur motivation est à l’effet que « Nous avons tous la responsabilité de l'Église du Seigneur ».


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

En effet, c’est vrai pour tous. Telle est la raison pour laquelle ce journal ( The Remnant ) est tenu de suivre l'exemple de ces prêtres en signalant et en réfutant le plus grand nombre d'erreurs possibles de François. Par rapport aux innombrables erreurs de François, les sermons errants infâmes de Jean XXII, qui ont provoqué l'opposition furieuse et publique des théologiens orthodoxes à l'époque, conduisant à la rétractation du Pape égaré sur son lit de mort, sont insignifiants en comparaison de ce que l’on vit présentement..

Les fidèles ont le devoir de répondre à cette situation conformément à leur droit naturel en tant que membres baptisés de l'Église militante afin de communiquer avec les pasteurs sacrés et entre eux concernant leurs préoccupations ecclésiales. (Référence : Canon 212 du Code de droit canonique de 1983). D'où cette nouvelle fonctionnalité : LA FONTAINE D’ERREURS — MISE À JOUR ( note : qui reviendra assez souvent au programme ! ) qui reflète la même intention que le site Denzinger-Bergoglio.

Où l'Écriture Sainte en particulier est concernée, nous avons appris par expérience que pratiquement rien que ne dit François par voie d'interprétation n’est digne de confiance ; chaque « interprétation » doit être vérifiée. Et, trop souvent, on trouvera que la Bible dit le contraire ou à peu près l'opposé de ce que François prétend, en particulier lorsque l'enseignement et la mission du Christ sont concernés. (Un exemple particulièrement flagrant, qui a déjà été discuté, est la déformation des versets de Matthieu 19 : 3-9 relatifs à la condamnation de notre Seigneur sur la tolérance des pharisiens envers le divorce qui s’est déformée en une condamnation des Catholiques actuels qui défendent l'enseignement du Christ contre le divorce comme étant des Pharisiens)

Le dernier exemple est la catéchèse en audience générale le 7 septembre 2016 qui consistait en une discussion du onzième chapitre de Matthieu, dans lequel Jean-Baptiste, en prison, envoie ses disciples demander à Jésus s'il est le Messie promis. Jean Baptiste dit François : « attendait avec impatience le Messie et dans sa prédication, il l’avait décrit de façon forte [sic], comme un juge qui aurait enfin établi le Royaume de Dieu et purifié son peuple, en récompensant les bons et en châtiant les méchants ». Mais, selon François, Jésus avait « commencé sa mission publique avec un style différent » et « Jean souffre ... parce qu'il ne comprend pas ce style de Jésus et veut savoir s'il est vraiment le Messie ou s’il doit en attendre un autre ». C'est-à dire que François suggère que Jean-Baptiste a été déçu par le « style » de Jésus et donc il eut des doutes sur son origine messianique.

François commence sa déformation de l'Évangile en notant que, plus tôt dans le récit de Matthieu (Matthieu 03 :10), Jésus avait en effet prêché : « La hache est déjà prête à couper les arbres à la racine : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu ». Mais, selon François, quand les disciples de Jean se renseignent auprès de Jésus s’Il est le Messie :

« La réponse de Jésus semble à première vue ne pas correspondre à la demande de Jean-Baptiste. Jésus, en effet, dit : « Allez raconter à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts reviennent à la vie et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres . Heureux celui qui n'abandonnera pas la foi en moi ». (Matt 11-4) « L'intention du Seigneur Jésus devient ici claire. Il répond qu’il est l’instrument concret de la miséricorde du Père, qui va à la rencontre de tous en apportant la consolation et le salut, et de cette façon, il manifeste le jugement de Dieu ».

Notez tout d'abord, la confusion de la Miséricorde de Dieu avec Son Jugement, comme si Sa Miséricorde est tout simplement Son Jugement et qu’il n'y a pas de jugement ou de condamnation. On notera également l'insinuation subversive que Jean, ne s'attendant pas à ce Messie Miséricordieux, a souffert de doute parce que Jésus guérissait les malades, ressuscitait les morts et prêchait l'Évangile aux pauvres plutôt que de simplement récompenser les bons et punir les méchants comme Jean l'avait prophétisé .

François établit donc une fausse opposition entre la prophétie de Jean sur la venue du Messie et les œuvres de miséricorde de Jésus alors qu'en fait, il n'y a pas d'opposition du tout. Il déforme les miracles du Christ dans un « style » que Jean pourrait soi-disant ne pas comprendre : les bénéficiaires des miracles « retrouvent leur dignité et ne sont plus exclus en raison de leur maladie, les morts revivent, tandis que la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres » — comme si Jean s’opposait en quelque sorte à cela !

Ça n'a pas de sens. Jean souhaite savoir si Jésus est le Messie non pas parce qu'il a des doutes sur le « style » de Jésus, mais précisément parce qu'il « avait entendu en prison des œuvres du Christ (Matthieu 11 : 2) » — qui sont ses miracles. Jean cherchait la confirmation que ce thaumaturge était en effet l'Oint prophétisé dans l'Écriture. François a tout simplement inventé l'état mental de doute de Jean et de sa consternation face au « style » inattendu de Jésus.

Après avoir établi une opposition inexistante entre les soi-disant faux espoirs de Jean et le « style » contraire de Jésus, François livre alors sa conclusion trompeuse qui implique une lourde censure du chapitre 11 combinée avec une citation hors contexte des Psaumes :

« Le message que l’Église reçoit de ce récit de la vie du Christ est très clair. Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour punir les pécheurs ni pour éliminer les méchants. Il leur adresse au contraire l’invitation à la conversion afin que, voyant les signes de la bonté divine, ils puissent retrouver le chemin du retour ». Comme le dit le psaume : « Si tu retiens les fautes, Yahvé, Seigneur, qui subsistera ? / Mais le pardon est près de toi, pour que demeure ta crainte (Psaume 130 : 3-4) ?».

Ceci est au mieux une demi-vérité. Tout d'abord, le Psaume 130 (129 dans le Douay Rheims) est immédiatement précédé par le Psaume 129 (128 dans le Douay Rheims) où nous lisons : « On a tracé de longs sillons sur mon dos, comme si on labourait un champ. Mais le Seigneur est fidèle : il a tranché les liens que les méchants nous avaient imposés. Honte à tous les ennemis de Sion ! Qu'ils rebroussent chemin, tous ! Qu'ils aient le sort de l'herbe des toits, desséchée avant qu'on l'arrache ».

En second lieu, et infiniment plus important, dans les versets que François excise opportunément du « message » du chapitre 11 (20-25), Dieu incarné donne un avertissement qui est parallèle à celui du Psaume 129 et son avertissement plus tôt dans Matthieu sur le sort de l’arbre stérile qui est jeté au feu :

« Alors Jésus se mit à faire des reproches aux villes dans lesquelles il avait accompli le plus grand nombre de ses miracles, parce que leurs habitants n'avaient pas changé de comportement. Il dit :

« Malheur à toi, Chorazin ! Malheur à toi, Bethsaïda ! Car si les miracles qui ont été accomplis chez vous l'avaient été à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient pris le deuil, se seraient couvert la tête de cendre et auraient changé de comportement ».

« C'est pourquoi, je vous le déclare, au jour du Jugement Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous ».

« Et toi, Capernaüm, crois-tu que tu t'élèveras jusqu'au ciel ? Tu seras abaissée jusqu'au monde des morts. Car si les miracles qui ont été accomplis chez toi l'avaient été à Sodome, cette ville existerait encore aujourd'hui ».

. « C'est pourquoi, je vous le déclare, au jour du Jugement Sodome sera traitée moins sévèrement que toi ».

Le véritable message du chapitre 11, lu dans son contexte, est le même message que le psaume, lu dans son contexte. C’est le même message de l'Évangile dans son ensemble : Dieu pardonne ceux qui croient et se repentent, faute de quoi ils seront condamnés pour l'éternité. Le même Christ qui pardonne les repentants condamne également les impénitents à la damnation éternelle.

Contrairement à ce que dit François, par conséquent, le Christ est venu précisément « pour punir les pécheurs » et « anéantir les méchants », non seulement pour pardonner à ceux qui se repentent. Comme le Credo de notre religion le déclare : « Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts ». Et, comme Notre Seigneur lui-même a rendu clair dans l'Évangile (Jean 5 : 22-28), c’est Lui Seul qui émettra ce terrible jugement immédiatement après la mort et à nouveau au Dernier Jour :

« Et le Père ne juge personne, mais il a donné au Fils tout le pouvoir de juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n'honore pas le Fils, n'honore pas le Père qui l'a envoyé ».

« Oui, je vous le déclare, c'est la vérité : quiconque écoute mes paroles, et croit en celui qui m'a envoyé, possède la vie éternelle. Il ne sera pas condamné, mais il est déjà passé de la mort à la vie ».

« Oui, je vous le déclare, c'est la vérité : quiconque écoute mes paroles, et croit en celui qui m'a envoyé, possède la vie éternelle. Il ne sera pas condamné, mais il est déjà passé de la mort à la vie. Oui, je vous le déclare, c'est la vérité : le moment vient, et il est même déjà là, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu et ceux qui l'auront entendue vivront. Car, de même que le Père est la source de la vie, de même il a accordé au Fils d'être source de vie. Et il a accordé au Fils le pouvoir de juger, parce qu'il est le Fils de l'homme. Ne vous en étonnez pas, car le moment vient où tous les morts qui sont enterrés entendront sa voix. et sortiront de leurs tombes. Ceux qui ont fait le bien ressusciteront pour recevoir la vie, mais ceux qui ont fait le mal ressusciteront pour être condamnés ».

Pendant les trois dernières années et demie, François a présenté précisément la caricature Moderniste d’un Jésus qui ne juge pas comme décrit par le Pape Saint Pie X dans sa condamnation du mouvement du Sillon pour « la paix et la justice » en France avec son utopique religiosité pan universelle, mouvement qui anticipait l’illusoire « civilisation de l'amour » de Jean-Paul II qui est maintenant le programme du Vatican lui-même, élevé à un nouveau niveau tout entier par François :

« Nous voulons attirer votre attention, Vénérables Frères, sur cette déformation de l'Évangile et du caractère sacré de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Dieu et Homme, pratiquée dans le " Sillon " et ailleurs. Dès que l'on aborde la question sociale, il est de mode, dans certains milieux, d'écarter d'abord la divinité de Jésus-Christ, et puis de ne parler que de sa souveraine mansuétude, de sa compassion pour toutes les misères humaines, de ses pressantes exhortations à l'amour du prochain et à la fraternité ».

« Certes, Jésus nous a aimés d'un amour immense, infini, et il est venu sur terre souffrir et mourir pour que, réunis autour de lui dans la justice et l'amour, animés des mêmes sentiments de charité mutuelle, tous les hommes vivent dans la paix et le bonheur. Mais, à la réalisation de ce bonheur temporel et éternel, il a mis, avec une souveraine autorité, la condition que l'on fasse partie de son troupeau, que l'on accepte sa doctrine, que l'on pratique la vertu et qu'on se laisse enseigner et guider par Pierre et ses successeurs ».

« Puis, si Jésus a été bon pour les égarés et les pécheurs, il n'a pas respecté leurs convictions erronées, quelque sincères qu'elles parussent ; il les a tous aimés pour les instruire, les convertir et les sauver.. .... il a grondé, menacé, châtié, sachant et nous enseignant que souvent la crainte est le commencement de la sagesse et qu'il convient parfois de couper un membre pour sauver le corps ...».

« Ce sont là des enseignements qu'on aurait tort d'appliquer seulement à la vie individuelle en vue du salut éternel ; ce sont des enseignements éminemment sociaux, et ils nous montrent en Notre-Seigneur Jésus-Christ autre chose qu'un humanitarisme sans consistance et sans autorité ».

La dissimulation thématique de François de la Justice de Dieu en la confondant avec Sa Miséricorde apparaît dans son manifeste personnel, Evangelli gaudium, où nous lisons la pure et simple fausse déclaration suivante : « Pour comprendre cette réalité, nous devons l'aborder avec le regard du Bon Pasteur, qui ne cherche pas à juger, mais à aimer ». Au contraire, Dieu est le Juste Juge, qui juge tous les hommes par la Volonté du Père au moment même où ils meurent, en envoyant plusieurs dans le feu éternel dont il a parlé plus souvent que du Ciel. Et il n'y a pas d'opposition entre Son Amour et Son Jugement.

Mais comme nous le voyons avec cette plus récente « catéchèse », la technique rhétorique de la fausse opposition — c’est-à-dire cacher une vérité en l'opposant à l'autre — est fondamentale dans la méthode de François, qui oppose constamment la « miséricorde » à « la loi », la « pratique pastorale »à la Doctrine et le « discernement » des « situations concrètes » à la règle générale. La même technique de rhétorique est fondamentale pour la théologie Moderniste. Et la théologie Moderniste, combinée avec une loquacité illimitée, est exactement ce qui fait apparemment de François une fontaine sans fin d’erreurs — rien de tout cela qui ne soit plus contraignant à respecter par l'Église que les infâmes sermons de Jean XXII.