mardi 29 novembre 2016

Selon une Sénatrice Italienne pro-avortement :

Le Pape « va dans la bonne direction »
et elle demande de persécuter les médecins pro-vie



Dicton du Nul sans Lui : « Quand tes ennemis te félicitent, dis-toi que tu travailles pour eux ».





         Jan Bentz


SOURCE : Life Site News

28 novembre 2016 (LSN) - A la clôture de l'Année Sainte de la Miséricorde, François a annoncé qu’il donne à tous les prêtres dans le monde entier les facultés pour relever de la peine d'excommunication les pénitents associés à un ou des avortement (s).

Cette annonce a incité la femme politique Italienne, Monica Cirinnà, à affirmer que les médecins qui s’objectent à pratiquer des avortements ne devraient pas être autorisés à faire ainsi dans les établissements publics à défaut de quoi qu’ils encourent alors des pénalités.

« En tant que laïque, je crois que personne ne peut juger les actions d'un chef religieux de haut rang comme le Pape est » a dit Cirinnà. « Je suis sûre qu’il s’en va dans la bonne direction ».

Cirinnà, une sénatrice du Parti Démocrate en Italie, est célèbre pour être la première personne à avoir signé en 2015 et à avoir présenté au Sénat une loi qui a permis aux partenariats homosexuels d’être reconnus par l'État. « Le texte est notoirement connu comme le texte « Testo Cirinnà »... Cela a finalement permis la reconnaissance des droits et des devoirs des couples du même sexe aussi en Italie » déclare-t-elle sur son propre site Web. Elle est aussi militante pro-avortement.

Une promotrice d'un état laïc, Cirinnà a compris les paroles du Pape comme pouvant être à l'appui de son agenda pour persécuter les médecins objecteurs de conscience qui, par exemple, refusent de pratiquer des avortements. « Ceci est un grave problème pour lequel nous avons besoin de l'intervention du ministre et j'espère que le Parlement bougera aussi » a-t-elle dit. « Deux médecins sur trois en Italie sont des objecteurs de conscience et peut-être que la déclaration du Pape aidera aussi ces gens ».

Cirinnà comprend les paroles du Pape qui permettent à tous les prêtres de pardonner le péché de l'avortement et de lever l'excommunication associée comme signifiant que François facilite l'avortement et sa normalisation. Elle affirme donc que les objecteurs de conscience doivent désormais être punis. Cirinnà voit tout cela comme une partie de la « miséricorde » que l'Église est appelée à offrir. « Soit l'Église revient à être le refuge, l’institution accueillante qui a les bras ouverts à tout le monde à laquelle tous peuvent revenir, ou elle continuera à perdre des fidèles ».

Cirinnà veut combattre ce qui, à ses yeux, est un grand problème. Sa solution : les médecins qui refusent de pratiquer des avortements doivent être soumis à la loi universelle qui permet l'avortement [ dans les institutions publiques Italiennes ] et, donc, qui oblige de les exécuter sur demande. Elle en appelle à la Loi 194, adoptée en 1978, qui dépénalise les avortements et qui permet aux femmes de se faire avorter dans des structures publiques. « Si [ces médecins] travaillent dans une structure publique, la loi les garantit [les avortements]. Quand ils veulent évoluer dans le public pour travailler en gynécologie dans un hôpital public, la loi est égale pour tous. On ne peut se protéger, se défendre ou se dispenser de que l’on sait par une objection de conscience ».

« Une bonne solution pourrait être d’exclure les objections de conscience des pratiques publiques » a-t-elle dit.

La décision de François de permettre à tous les prêtres de lever l'excommunication de l'avortement n’est pas une nouveauté complète. Dans de nombreux pays de l'Ouest, les Conférences Épiscopales ont déjà conféré aux prêtres (en tout ou en partie) la possibilité de lever la peine d'excommunication de personnes qui ont avoué avoir commis un avortement ou collaboré à un. La nouvelle autorisation du Pape étend simplement ce droit à tous les membres du clergé dans le monde entier.

L'Église Catholique enseigne dans le Canon 1398 du Droit Canon qu’ « une personne qui procure un avortement encourt une excommunication automatique (latae sententiae) ». Cela signifie que l’exécution même de l'acte du péché entraîne une excommunication. Jusqu'à présent, seul un Évêque ou un confesseur spécial désigné d'un diocèse pouvait accorder l'absolution pour un avortement et lever l'excommunication. Une partie de cette réglementation avait pour but sans aucun doute de souligner la gravité du meurtre d'un être humain innocent et sans défense.