mardi 22 novembre 2016

Ferrara

« La Pologne reconnaît la Royauté Sociale du Christ »


par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 21 novembre 2016

En ces temps de confusion sans précédent dans l'Église, il est trop facile d'oublier que son fondateur est le Christ Lui-Même, le Seigneur de l'Histoire et non pas un simple homme, ni même un Pape malavisé car ils ne peuvent vaincre l'influence du surnaturel sur le cours de événements humains. Quelles que soient les maux que Dieu permet dans ce monde, ils seront suivis ultimement par un plus grand bien.

Un signe que le Seigneur de l'Histoire est à l’oeuvre même au milieu de la pire crise de l'histoire de l'Église est l'acte collégial des Évêques de Pologne, il y a quelques jours, par lequel ils ont officiellement reconnu la Royauté du Christ sur la Nation de la Pologne. Comme le rapporte Rorate Caeli :


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

« Cela a été fait en la présence officielle du Président de la Pologne, Andrzej Duda. De nombreux pèlerins étaient présents en Pologne pour cet événement. Aujourd'hui (20 novembre) l'acte sera répété dans toutes les cathédrales et les paroisses Polonaises ».

En ces temps de confusion sans précédent dans l'Église, il est trop facile d'oublier que son fondateur est le Christ Lui-Même, le Seigneur de l'Histoire et non pas un simple homme, ni même un Pape malavisé car ils ne peuvent vaincre l'influence du surnaturel sur le cours de événements humains. Quelles que soient les maux que Dieu permet dans ce monde, ils seront suivis ultimement par un plus grand bien.

Un signe que le Seigneur de l'Histoire est à l’oeuvre même au milieu de la pire crise de l'histoire de l'Église est l'acte collégial des Évêques de Pologne, il y a quelques jours, par lequel ils ont officiellement reconnu la Royauté du Christ sur la Nation de la Pologne. Comme le rapporte Rorate Caeli : « Cela a été fait en la présence officielle du Président de la Pologne, Andrzej Duda. De nombreux pèlerins étaient présents en Pologne pour cet événement. Aujourd'hui (20 novembre) l'acte sera répété dans toutes les cathédrales et les paroisses Polonaises ».

Il est certainement significatif que les mêmes Évêques Polonais aient refusé de permettre l'admission à la Sainte Communion des personnes impliquées dans la poursuite des relations sexuelles adultères libellées « deuxièmes mariages » même si c’est clairement cela que souhaite François. Comme un article de nouvelles le signale : « Mgr Stanislaw Gadecki, le Président de la Conférence Épiscopale Polonaise, a déclaré que donner la Communion ne pourrait pas être autorisé même après une période de discernement pastoral — quelque chose que François a préconisé — ajoutant que si les divorcés /remariés avaient une premier mariage valide, ils ne peuvent pas recevoir l'Eucharistie [sic] ».

Comme la hiérarchie Polonaise l’a si bien reconnu, c’est le Christ Roi qui a déclaré — sans exceptions « pastorales » basées sur le « discernement » — que « Tout homme qui renvoie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme renvoyée par son mari commet un adultère ». (Lc 16 :18) Face à un conflit apparent entre la Volonté du Christ Roi et la volonté de son Vicaire, qui n’est pas à l'abri des erreurs dans ses jugements prudentiels, la hiérarchie de la Pologne a suivi leur Roi. Pas plus que François n’a osé les contraindre à l'obéissance à sa nouveauté pastorale car le Saint-Esprit ne permettrait jamais à tout Pape de contraindre l'Église universelle à embrasser l'erreur.

La Nation de la Pologne, y compris sa direction politique, a démontré que l'esprit de l'âge — ou « le grain de l'histoire » comme François l'a appelé — n'est pas irrésistible mais il est plutôt un développement purement humain éphémère d’aucun moment pour le Seigneur de l'Histoire. La Pologne montre le chemin : les nations ne doivent seulement en appeler à leur Roi encore une fois pour inverser la tendance qui balaie notre civilisation jadis Chrétienne dans un abîme de dépravation totale.

Comme Pie XI l’a déclaré seulement 37 ans avant le Concile Vatican II :

« Si les hommes venaient à reconnaître l'autorité royale du Christ dans leur vie privée et dans leur vie publique, des bienfaits incroyables — une juste liberté, l'ordre et la tranquillité, la concorde et la paix — se répandraient infailliblement sur la société tout entière. En imprimant à l'autorité des princes et des chefs d'État un caractère sacré, la dignité royale de Notre Seigneur ennoblit du même coup les devoirs et la soumission des citoyens. Au point que l'Apôtre saint Paul, après avoir ordonné aux femmes mariées et aux esclaves de révérer le Christ dans la personne de leur mari et dans celle de leur maître, leur recommandait néanmoins de leur obéir non servilement comme à des hommes, mais uniquement en esprit de foi comme à des représentants du Christ; ... »

Cette leçon a été oubliée par la généralité du leadership de post Vatican II de l’Église. Mais les Évêques Polonais et avec eux les dirigeants politiques de la Pologne ont fait preuve d'un retour remarquable à la compréhension correcte de la relation entre Dieu et l'État. Peut-être que nous voyons ici un avant-goût du grand réveil qui se produira lorsque le Message de Fatima sera enfin entendu, le Triomphe du Cœur Immaculé renouvellera la face de la terre et la manie réformiste qui étreint maintenant l'élément humain de l'Église sera un souvenir.