mercredi 23 novembre 2016

La purge continue

L'Académie Pontificale pour la Vie devient
un employeur offrant l'égalité professionnelle


par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 23 novembre 2016

Note : Pour ceux et celles qui n'ont pas suivi ce dossier, voici deux récents articles ici et ici qui expliquent la « mort » vécue par cette institution créée par Jean-Paul II.

Dans ma chronique précédente concernant l'Académie Pontificale pour la Vie (APV), j’ai rapporté que François a effectivement déclassé l'Académie, qui était une agence du Vatican pro-vie, en rabrouant ses statuts originaux et son serment pro-vie ainsi qu’en redéfinissant sa mission en vue de faire la promotion du « respect mutuel entre les genres et les générations, la défense de la dignité de chaque être humain, la promotion d'une qualité de vie qui intègre les valeurs matérielles et spirituelles, en vue d'une « écologie humaine » authentique.


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Et maintenant encore, voici une autre purge du personnel. Tous les membres individuels du l'Académie Pontificale pour la Vie, qui étaient titularisés à vie, sont susceptibles d'être démis de leurs fonctions à compter du 1er janvier 2017 pour être remplacés par de nouveaux membres avec seulement un mandat de cinq ans. Pire encore, en vertu des nouveaux statuts, les membres de l'Académie Pontificale pour la Vie vont maintenant être sélectionnés, assez incroyablement, « sans aucune discrimination religieuse, parmi des personnes ecclésiastiques bien connues, des religieux et des laïcs de diverses nationalités qui sont des experts dans les disciplines relatives à la vie humaine... »

La prochaine purge, en conséquence, réclamera probablement la tête de pratiquement tous les piliers pro-vie restant à l'Académie Pontificale pour la Vie, y compris le très estimé philosophe Josef Siefert, un critique virulent de Amoris Laetitia qui a écrit une critique dévastatrice de ce document. Seule une tête ne roulera assurément pas : celle de Mgr Vincenzo Paglia que François a installé en tant que président de l'Académie. Paglia, comme indiqué dans ces pages, et qui est un Bergoglien engagé et ainsi un promoteur farouche de la Sainte Communion pour les adultères publics en « deuxième mariage ».

La journaliste Catholique, Dr Maike Hickson, note que Paglia a déclaré à la filiale Allemande de Radio Vatican que le remaniement de l'Académie souligne « l'importance d‘apporter de « nouvelles impulsions » et de promouvoir un « renouveau » ». Quand un Moderniste parle de « nouvelles impulsions » et « renouveau », pensez « destruction ».

Mais alors cette dernière avance du Bergoglianisme est seulement conforme à la retraite du Vatican dans l'ensemble de la « guerre des cultures » sur les questions que le Pape Benoît XVI a, à juste titre, appelées « les principes qui ne sont pas négociables », parmi lesquels ( pour le citer ) sont « la protection des la vie dans toutes ses étapes, depuis le premier moment de la conception naturelle jusqu'à la mort » et « la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille — en tant qu’une union entre un homme et une femme fondée sur le mariage — et sa défense contre les tentatives de le rendre juridiquement équivalent à différentes formes radicales d'union » — c’est-à-dire les unions civiles entre homosexuels.

Sur ces deux questions, François a observé un silence remarquable en ce qui concerne le devoir des autorités civiles pendant que, dans le même temps, il exigeait que les nations Occidentales abolissent la peine de mort, qu’elles admettent un grand nombre de « réfugiés » mâles musulmans à leurs frontières et qu’elles prennent immédiatement des mesures pour réduire le émissions de carbone. Alors que François décline toute intention d'interférer dans les affaires politiques, il n’a aucune hésitation à dire aux gouvernements ce qu'ils doivent faire en ce qui concerne les questions qui semblent compter le plus pour lui et qui se trouvent également être les mêmes questions sur lesquelles — contrairement à l’avortement et au « mariage gay» — les Catholiques peuvent être en désaccord raisonnablement si bien que l'intervention du Pape ne serait pas appropriée.

Rappelez-vous bien que la démolition de l'Académie Pontificale pour la Vie en faveur du programme général Bergoglien de « re-missionner » l'Église pour une activité essentiellement politique dotée d’un vernis extérieur de Catholicisme, jamais offensant pour les pouvoirs en place, est en opposition à la mission que Notre Seigneur avait en vue quand Il a donné à Son Église la mission divine d’être comme Il est lui-même : « Un signe de contradiction (Lc 2 :34.) » pour le monde. Au lieu de cela, l'Église, dans son élément humain, est devenue un signe qui est applaudi par le monde qui l'appelle « la révolution François ».

And c’est ainsi que se déroule le Troisième Secret devant nous.