jeudi 3 novembre 2016

Le fiasco oecuménique de Lund

Un jeu de faire semblant



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 1er novembre 2016

Or donc François a terminé son « voyage oecuménique » à Lund, en Suède, où le fiasco prévu depuis longtemps n’a suscité rien d'autre que des bâillements de la population Suédoise post-Chrétienne. La presse a rapporté de façon presque risible que « des centaines » ont accueilli François à son arrivée à l'aéroport.

À Lund, dans la même Cathédrale que les rebelles Luthériens ont volé il y a des siècles à l'Église Catholique, celui qui est censé agir comme Vicaire du Christ a participé à un « service de prière œcuménique » conjointement avec des clercs masculins et féminins pro-avortement, pro-contraception, pro-divorce, pro-homosexuel, « pro-ordination » des femmes qui se faisaient passer pour des clercs avec leurs costumes. La troupe des faux clercs que François a honorés de sa présence incluait une dame « archevêque » — quelle blague — du nom de Antje Jackelen.


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Toute l'affaire, comme l'oecuménisme en général a été un jeu de faire semblant. Faisons semblant que Saint Jean, à la suite de la grande mission donnée par Notre Seigneur Lui-même, n’a jamais « interdit toute relation avec ceux qui professait une version mutilée et corrompue de l'enseignement du Christ », pour citer le Pape Pie XI, qui a condamné le « mouvement œcuménique » à son origine et a interdit aux Catholiques d’y participer — pour des raisons qui devraient être évidentes aujourd'hui.

Faisons semblant qu’il peut y avoir une « unité chrétienne » avec les personnes qui piétinent l'Évangile du Christ ; qui nient la primauté du Pape ; qui nient à la fois l'existence de sept sacrements, la prêtrise sacrificielle et le Saint Sacrifice de la Messe ; qui bafouent les préceptes moraux de base et ferment les yeux sur les violations odieuses de la loi naturelle, y compris l'avortement et la sodomie qui crient vers le Ciel pour une rétribution divine.

Et surtout, faisons semblant que les Catholiques sont tout aussi blâmables que les Luthériens — sinon plus ! — car les « divisions » entre une véritable Église fondée par Dieu incarné et l'organisation humaine toujours plus corrompue et ridicule dont l'origine se trouve dans la rébellion d'un maniaque, ivre, grossier, moine libidineux d'un bled du Moyen Âge connu comme Wittenberg.

Jouant le jeu, François a donc prononcé cette prière absurde pendant le service :

« Ô Esprit Saint, aidez-nous à nous réjouir des dons qui sont venus à l'Église par la Réforme, à nous préparer à se repentir des murs de division que nous, et nos ancêtres, ont construits ... »

Non-sens. « Nous » n’avons pas construit quelques murs que ce soient. Les portes de l'Église Catholique sont toujours ouvertes et Elle est toujours prête et disposée à admettre à la religion que le Christ a établie pour tout Luthérien qui se repent des erreurs de Luther qui ont d’ailleurs infiniment été aggravées par les erreurs de ses héritiers présumés à la Fédération Luthérienne Mondiale. Ce fut Luther qui a mis en place les « murs de division » originaux et c’est seulement ses successeurs au cours des cinq derniers siècles qui ont ajouté couche supplémentaire après couche de murs hérésie et d'immoralité. Mais tout cela est un jeu de faire semblant pour la personne dite « oecuméniste » qui doit prétendre que l'Église Catholique a cruellement construit des murs contre les Luthériens.

Nulle part le Jeu Oecuménique de Faire Semblant n’est plus apparent que dans l'homélie préparée de François pour ce rassemblement honteux. Voici quelques exemples du texte :

« Catholiques et Luthériens, nous avons commencé à marcher ensemble sur un chemin de réconciliation ».

Faux. Les Catholiques n’ont pas à se réconcilier avec les Luthériens. Luthériens doivent se réconcilier avec la seule vraie Église et ses enseignements qu’ils défient ainsi qu’avec le Christ dont ils ont mutilé et corrompu l'Évangile.

« À présent, dans le contexte de la Commémoration Commune de la Réforme de 1517, nous avons une opportunité nouvelle pour prendre un chemin commun, qui durant les cinq dernières années a progressivement pris forme dans le dialogue œcuménique entre la Fédération Luthérienne Mondiale et l’Église Catholique ».

Faux. Il n'y a pas de « chemin commun » dans lequel les Catholiques et les Luthériens peuvent marcher ensemble. Il n'y a que le chemin que le Christ a établi dans Son Église que les Luthériens ont perdu et doivent retrouver à nouveau. Ce chemin mène seulement à Rome et, de là, vers le Ciel pour ceux qui persévèrent dans la grâce des Sacrements. Comme Pie XI a déclaré : « Car l'union des Chrétiens ne peut seulement être favorisée par la promotion du retour à la seule véritable Église du Christ de ceux qui se sont séparés d’Elle car, dans le passé, ils L’ont malheureusement délaissée ».

« Nous ne pouvons pas nous résigner à la division et à l’éloignement que la séparation a provoquée entre nous. Nous avons l’occasion de réparer un moment crucial de notre histoire, en surmontant les controverses et les malentendus qui souvent nous ont empêchés de nous comprendre les uns les autres ».

Faux. Nous ne pouvons pas « aller au-delà des controverses et des malentendus qui souvent nous ont empêchés de nous comprendre les uns les autres ». Ce sont les Luthériens qui manquent de compréhension — des Vérités que le Christ a révélées. Et leur ignorance ou leur rejet volontaire de ces Vérités ne comporte pas de simples « désaccords et malentendus » mais plutôt des questions essentielles sur la Révélation Divine ainsi que sur les préceptes de la loi naturelle qui guident la conscience même des sauvages païens sur des îles désertes hypothétiques.

« Toutefois, il y avait une volonté sincère des deux côtés de professer et de défendre la vraie Foi, mais aussi nous sommes conscients que nous avons enfermé en nous-mêmes, par crainte et à cause de préjugés, la Foi que les autres professent avec un accent et un langage différents ».

Non seulement faux, mais absolument intolérable. Il ne peut y avoir aucune « volonté sincère de professer et de défendre la vraie Foi » de la part non seulement de ceux qui nient catégoriquement les Dogmes de la vraie religion, mais qui tolèrent même la sodomie et les assassinats des enfants innocents dans le sein de la mère. À réduire les différences entre le Catholicisme et les diverses sectes Luthériennes à un « accent » et à un « langage » découlant de « la crainte ou des préjugés » est une tromperie scandaleuse.

Je pourrais continuer ainsi pendant des pages et des pages, mais le point est fait. L'escapade oecuménique à Lund, tout comme l’« aventure œcuménique » dans son ensemble, est une fraude — une fraude non seulement auprès du peuple Catholique mais auprès des Luthériens qui ont si désespérément besoin de l'aide que l'Église Catholique peut fournir.

L'oecuménisme est, en fait, une forme de cruauté spirituelle presque incroyable qui décide impitoyablement de laisser dans l'obscurité ceux qui ne peuvent pas voir la lumière de l'Évangile, refusant de leur dire ce que Pie XI a dit aux Protestants de son temps avec toute la sollicitude d'un vrai père spirituel, à peine 34 ans avant Vatican II prétendument inauguré dans une « nouvelle orientation œcuménique » de l'Église :

« Qu'ils reviennent par conséquent vers leur Père commun qui, oubliant les insultes amoncelées sur le Siège Apostolique auparavant, les recevra de la façon la plus aimante. Car si, comme ils l'affirment continuellement, ils aspirent ardemment à être unis avec Nous et les nôtres, pourquoi ne se hâtent-ils pas d'entrer dans l'Église, la Mère et la maîtresse de tous les fidèles du Christ ? »

« Qu'ils entendent Lactance ( Lucius Caecilius Firmianus, dit Lactance (du latin Lactantius), est un rhéteur né vers 250 en Afrique romaine et mort vers 325. Il a été surnommé le « Cicéron chrétien » en raison de l'élégance de sa prose latine ) crier :

« L'Église Catholique est la seule à garder le vrai culte. Elle est la source de la Vérité, la maison de la Foi, Elle est le Temple de Dieu : si quelqu'un n’entre pas ici, ou si quelqu'un en sort, il est étranger à l'espérance de vie et du salut. Que personne ne s’illusionne dans des querelles obstinées. Car la vie et le salut sont concernés ici et ils seront perdus et entièrement détruits à moins que leurs intérêts soient soigneusement et assidûment gardés à l'esprit ».

Que Dieu nous délivre — Catholiques et Luthériens confondus — du fléau de l'oecuménisme et qu’Il restaure l'Église à la raison et la vraie miséricorde de son approche pérenne envers ceux qui sont perdus dans l'erreur. Laissons le jeu œcuménique du faire semblant venir à sa fin pour le bien-être éternel des âmes. Laissons le Triomphe du Cœur Immaculé que Notre-Dame a promis à Fatima rétablir correctement tout ce qui a mal tourné dans notre Église bien-aimée au cours des cinquante dernières années et dans le monde en conséquence.