mardi 17 mai 2016

Rapport : Le Cardinal Ratzinger a admis
que le Troisième Secret n’a pas été entièrement révélé


La partie non dévoilée du Secret met en garde
contre « un mauvais Concile et une mauvaise messe »


par John Vennari
SOURCE : Catholic Family News

Le Père Ingo Dollinger est un vieux prêtre allemand, professeur de théologie au Brésil et un ami personnel de l'ancien Pape Benoît XVI.

Le Père Dollinger a dit plus d'une fois que le Cardinal Ratzinger lui a admis que le Troisième Secret intégral n'est pas encore révélé et que la partie non encore dévoilée du secret met en garde contre un « mauvais Concile et une mauvaise messe ».

La revue Fatima Crusader a rapporté cela en un certain nombre d'occasions, plus ostensiblement en 2009. Cette nouvelle concernant le Troisième Secret a été récemment re-confirmée par le Dr Maike Hickson le 15 mai 2016.

Dr Hickson, qui connaît le Père Dollinger, a téléphoné à ce prêtre le Dimanche de la Pentecôte, et le Père Dollinger lui ai donné la permission de rapporter publiquement les faits suivants :

« Peu de temps après la publication en juin 2000 du Troisième Secret de Fatima par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le Cardinal Joseph Ratzinger a dit au Père Dollinger pendant une conversation entre eux qu'il y avait encore une partie du Troisième Secret qui n'était pas publiée ! « Il n'y a plus que ce que nous avons publié » a dit Ratzinger. Il a aussi dit à Dollinger que la partie publiée du Secret était authentique et que la partie non publiée du Secret parle d’« un mauvais Concile et d’une mauvaise messe » qui devaient survenir dans un proche avenir ».

Cette déclaration du Père Dollinger a été rapportée dans le numéro de mai 2009 du Fatima Crusader par le Père Paul Kramer.

Selon le récit du Père Kramer, le Cardinal Ratzinger a révélé au Père Dollinger aussi loin que dans les années 1990 que le secret mettait en garde contre un mauvais Concile et contre les changements dans la messe.

Pourtant, le texte publié par le Vatican le 26 juin, 2000 n’apporte aucune mention de ces avertissements spécifiques.

Le Père Kramer a expliqué : « Le prêtre allemand âgé, l’ami personnel de longue date de Ratzinger, pris note du fait que, lorsque la vision du Troisième Secret a été publiée, elle ne contenait pas ces choses, ces éléments du Troisième Secret que le Cardinal Ratzinger lui avait révélés près de dix ans plus tôt. Le prêtre allemand — Père Dollinger — m'a dit que cette question était brûlante dans son esprit ».

Le Père Kramer continue : « Le Père Dollinger m'a dit : « J’ai directement confronté le Cardinal Ratzinger face à face : « Comment cela peut-il être tout le Troisième Secret ? Vous rappelez-vous ce que vous m'avez dit auparavant ? »

Le Cardinal Ratzinger a répondu : «Vraiment, il y a quelque chose de plus là », ce qui signifie qu'il y a plus dans le Troisième Secret que ce que le Vatican a révélé.

Le Père Nicholas Gruner a référé à cet épisode du Père Dollinger en plus d'une occasion, y compris un discours publié dans The Fatima Crusader à l'automne 2009.

Crise de Foi

Pendant les années précédant la version publiée de l'an 2000 de la vision du Secret, le Centre de Fatima du Père Gruner a publié à plusieurs reprises des témoignages d’experts et de témoins de Fatima qui se rapportaient au Troisième Secret pour prédire une grande crise de la Foi dans l'Église. Voici quelques exemples :

Le Père Alonso

Le Père Joaquim Alonso, qui était l’archiviste officiel de Fatima et qui a eu beaucoup de conversations avec Sœur Lucie a dit ce qui suit avant sa mort en 1981 :

« Il est donc tout à fait probable que le texte fait une référence concrète aux crises de la Foi dans l'Église et à la négligence des Pasteurs eux-mêmes [et de] luttes internes au sein même de l'Église et de grave négligence pastorale de la hiérarchie supérieure ». [1]

Et plus loin…

« Est-ce que le texte non publié parle de circonstances concrètes ? C’est très possible qu'il ne parle pas seulement d'une véritable crise de la Foi dans l'Église pendant cette période d’entre-deux [c’est-à-dire avant le Triomphe du Cœur Immaculé de Marie], mais comme le secret de La Salette, par exemple, il y a des références plus concrètes aux luttes internes des Catholiques ou à la chute des prêtres et des religieux. Ça fait peut-être même référence aux échecs de la hiérarchie supérieure de l'Église. Pour cette question, rien de tout cela n’est étranger à Sœur Lucie qui a eu des communications sur ce sujet ». [2]

Le Cardinal Ratzinger

Le Cardinal Ratzinger, alors Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a donné une interview dans le magazine Jésus le 11 novembre, 1984. Ce fameux échange, intitulé « Voici pourquoi la Foi était en crise », le Cardinal Ratzinger a parlé de la crise de la Foi et du Troisième secret. Ici, il a révélé que le secret réfère à des « dangers qui menacent la Foi et la vie du Chrétien et donc [la vie] du monde ».

Le Cardinal a également noté que « les choses contenues dans ce « Troisième Secret » correspondent à ce qui a été annoncé dans l'Écriture et ce qui a été dit encore et encore dans beaucoup d'autres Apparitions Mariales... »

L’Évêque Amaral

Mgr Amaral — le troisième Évêque de Fatima — rapporte de même que le Secret met en garde des dangers pour la Foi. Dans un discours prononcé à Vienne, en Autriche, le 10 septembre 1984, l'Évêque a dit :

« Son contenu ne concerne que notre Foi. À identifier le [Troisième] Secret avec des annonces catastrophiques ou avec un holocauste nucléaire consiste à déformer le sens du message. La perte de la Foi sur un continent est pire que l'anéantissement des nations ; et cela est vrai que la Foi diminue continuellement en Europe ». [3] [italiques ajoutés]

Le Cardinal Oddi

Cardinal Silvio Oddi a donné le témoignage suivant au journaliste italien Lucio Brunelli le 17 mars 1990 pour le journal Il Sabato :

« Il [le Troisième Secret] n'a rien à voir avec Gorbatchev. La Sainte Vierge nous alerte contre l'apostasie dans l'Église ».

Le Cardinal Ciappi

Ensuite, il y a le témoignage souvent cité du Cardinal Mario Luigi Ciappi, qui fut le Théologien papal personnel de cinq Papes — Pie XII, Jean XXIII, Paul VI, Jean Paul I et Jean-Paul II. Le Cardinal a écrit ce qui suit dans une communication personnelle au professeur Baumgartner à Salzbourg :

« Dans le Troisième Secret, il est prédit, entre autres, que la grande apostasie dans l'Église commencera au sommet ». [4]

Les avertissements de Soeur Lucie

Nous terminons avec quelques observations rapides de Sœur Lucie, où elle met en garde contre la désorientation diabolique des membres de la hiérarchie supérieure et elle appelle les Catholiques à « se lever contre eux ».

L’entier Secret, Sœur Lucie nous avait dit, était censé être révélé au moment de sa mort ou en 1960 selon la première éventualité.

En 1960, cependant, le secret n'a pas été révélé et Sœur Lucie a été réduite au silence. Elle n'a pas été autorisée à parler de quoi que ce soit qui n’était pas encore publié sur le Message de Fatima sans autorisation préalable du Vatican.

Pourtant, en 1957, et à la fin des années 60 et au début des années 70, les années « charnières » de 1960 en somme, lesquelles années où le Secret aurait dû être révélé, Sœur Lucie a semblé indiquer ce que contenait le secret. Dans ces déclarations, Sœur Lucie parle du diable qui gagne du pouvoir sur les prêtres et sur les âmes consacrées. Elle parle de la désorientation diabolique qui infecte la hiérarchie supérieure.

Dans sa conversation de 1957 avec le Père Fuentes, sa dernière interview publique qui n'a pas été pré-approuvée par le Vatican, Soeur Lucie a dit : « Le diable est en voie de mener une bataille décisive avec la Sainte Vierge alors qu’il sait ce qui offense Dieu le plus et qui, dans un court espace de temps, va lui gagner le plus grand nombre d'âmes. Ainsi le diable fait tout pour vaincre les âmes consacrées à Dieu parce que, de cette façon, il va réussir à laisser les âmes des fidèles abandonnés par leurs pasteurs et ainsi il va les saisir plus facilement ».

Plus d'une décennie plus tard, Sœur Lucie a dénoncé les forces progressistes dans l'Église qui cherchaient à minimiser et à supprimer le Rosaire. « Cette campagne est diabolique », écrivait-elle en 1969 à l'un de ses prêtres-neveux, « ne vous laissez pas tromper ». Ceci est tiré du livre de 1973 intitulé « Un petit traité sur la Nature et la Récitation du Rosaire », contenant des extraits de lettres de Sœur Lucie écrites entre 1969-1971.

Dans ces lettres, elle a aussi exprimé des mots forts à propos de la direction dans l'Église suite à Vatican II. Elle a écrit en 1970 à Mère Martins, une ancienne compagne chez les Sœurs de Sainte-Dorothée : « Il est pénible de voir une telle grande désorientation chez plusieurs occupant des postes de responsabilité ... le diable a réussi à infiltrer le mal sous le couvert du bien et les aveugles commencent à guider les autres comme le Seigneur nous dit dans son Évangile, et les âmes se laissent tromper ».

Il est à noter que, en 1957, Sœur Lucie a dit que le diable était en voie de mener une bataille décisive. En 1971, elle dit que le diable a commencé à réussir.

« Volontiers » Soeur Lucie continue-t-elle « je me sacrifie et j’offre ma vie à Dieu pour la paix dans son Église, pour les prêtres et pour toutes les âmes consacrées, surtout pour celles qui sont tellement trompées et induites en erreur ... il (le diable) a réussi à conduire les âmes dans des erreurs et à les âmes séduites ont une lourde responsabilité selon la fonction qu'ils occupent ... Ce sont des hommes aveugles guidant d’autres hommes aveugles ».

« Debout devant cela »

Ce n’est pas un mystère la raison pour laquelle Sœur Lucie a été réduite au silence. Une voix aussi puissante que la sienne faisant de telles déclarations, une voix aimée et respectée en tant qu’instrument choisi par Notre-Dame, aurait compromis l'ensemble de l’aggiornamento [note : volonté de changement, d’ouverture et de modernité ) post-conciliaire.

La Carmélite contemplative a accepté cette imposition du silence. Elle a compris cela comme étant la voie choisie par le Ciel pour elle. « Je dois rester dans le silence, dans la prière et dans la pénitence » a dit Soeur Lucie dans une lettre à son amie Dona Maria Theresa da Cunha 1970. « De cette façon, je peux et je dois vous aider le plus ... Telle est la part que le Seigneur a choisi pour moi : prier et me sacrifier pour ceux qui luttent pour travailler dans la vigne du Seigneur et pour étendre de Son Royaume. »

À ceux d'entre nous en dehors du Carmel, cependant, elle nous exhortait à la bataille : « Ceci est une désorientation diabolique qui envahit le monde et qui trompe les âmes ! Il est nécessaire de se tenir debout devant cela ... »

Les ordres de marche de Sœur Lucie reconfirment notre devoir comme Catholiques. Nous gardons la vraie Foi, la vraie Messe, le Chapelet quotidien et résistons publiquement à l’aggiornamento conciliaire destructeur de quelque manière légitime que nous pouvons.



Notes :

1 Toute la Vérité sur Fatima, Vol. III, p. 704.
2 Ibid, p. 705.
3 Fatima, Tragédie et triomphe, pp. 243-244.
4 Référencé à partir du Diable Final Battle [Deuxième édition, 2010], p. 36.