dimanche 8 mai 2016

Mgr Forte s'échappe gaiment devant la presse



Écrit par Christopher A. Ferrara
SOURCE : The Remnant

Mgr Bruno Forte, secrétaire spécial trié sur le volet par Pape Bergoglio pour les deux sessions Bidon du Synode, est un homme suprêmement arrogant. Car seulement une suprême arrogance pourrait expliquer ses insertions signalées dans le rapport de mi-parcours du Synode Bidon 2014 (avec l'approbation complète de François). Ces déclarations infâmes sur la « valorisation » de l’« orientation homosexuelle » et sur la reconnaissance que « les unions homosexuelles » peuvent fournir « un soutien précieux dans la vie des partenaires » alors qu’ils se livrent habituellement à la sodomie.

Et seule l'arrogance suprême pourrait expliquer la froide révélation de Bruno de ce que nous savons depuis longtemps de toute façon : que l'ensemble du « processus synodal » a été mis en scène par François pour faire avancer son projet chouchou à son achèvement prédéterminé : une « Exhortation apostolique » post-synodale qui permet l'admission des divorcés et « remariés » à la Sainte Communion, tout comme ils ont été admis durant le mandat de François quand il était Archevêque à Buenos Aires.

Dans son arrogance suprême, Forte ne pensait rien d'informer les participants à une conférence de presse sur Amoris Laetitia le 3 mai que, pendant le Synode, François a fait une blague ( « A battuta ») de la façon suivante. François a dit : « Si nous parlons explicitement au sujet de la communion pour les divorcés remariés, vous ne savez pas quel gâchis terrible, nous allons faire ». Alors, François a dit à Bruno : « N’en parlons pas clairement ; faites-le d'une manière que les prémisses soient là, alors je tirerai les conclusions ».

Ce à quoi Bruno a ajouté : « Typique d'un Jésuite ». La presse fait remarquer que, par cela, Bruno signifiait que François le Jésuite avait affiché une « sagesse qui a permis la maturation nécessaire pour parvenir à Amoris Laetitia ». Ce commentaire concorde parfaitement avec la propre déclaration de François — ou, plus justement, son avertissement — à la fin du Synode Bidon 2014 : « Maintenant nous avons encore une année pour mûrir, avec un vrai discernement spirituel, les idées proposées et de trouver des solutions concrètes à tant de difficultés et d'innombrables défis auxquelles les familles doivent faire face ».

Encore une fois, Forte ne nous dit pas tout ce qui n’était pas parfaitement déjà évident : que le Synode Bidon était simplement un instrument pour en arriver à ce que François avait déjà décidé de faire. Ce qui est remarquable à propos de l'admission de Bruno, cependant, est son absence totale de préoccupation à révéler explicitement au monde que le « cheminement synodal » était un exercice de ruse et de tromperie conçu pour cacher aux fidèles et aux quelques opposants dans la hiérarchie ce que François avait à l'esprit dès le début de son pontificat quand il a couvert de louanges le Cardinal Kasper sur sa « théologie de la miséricorde » depuis le balcon de Saint-Pierre au cours de sa première adresse de l’Angelus.

En d'autres mots, Bruno ne se soucie tout simplement pas si le monde sait que François s’est engagé dans un énorme travail de duperie ecclésiastique, aboutissant dans un document qui attaque les fondements mêmes de l'ordre moral en réduisant la loi naturelle à une « règle générale » et l'indissolubilité du mariage à un « idéal ».

D'où il suit que François ne se soucie pas non plus, bien sûr, car il n'y aura pas de déni de la révélation de Forte tout comme il n'y a pas eu de déni de la révélation par cette femme de l'Argentine que François a donné la permission téléphonique de recevoir la Sainte Communion, même si elle vivait dans l'adultère avec un homme divorcé. Car François a simplement dit à la femme de faire exactement ce qu’il a tout au long déjà prévu comme permission pour l'Eglise Universelle, mais seulement dans « certains cas » (c’est le code Novus Ordo qui veut dire chaque cas en peu de temps).

La divulgation de Bruno est importante pour une autre raison : elle confirme la futilité de faire une pétition à François demandant une « interprétation authentique » de Amoris Laetitia qui réaffirmerait l'enseignement constant de l'Église sur l'impossibilité d'admettre les adultères publiques aux Sacrements. Pourquoi François devrait-il « interpréter » son propre document d'une manière exactement contraire à l'objectif de toutes ses intrigues et de ses complots avec les semblables de Forte ? Dans la dictature Bergoglienne de la miséricorde, il n'y a pas d'appel à la justice.