mercredi 4 mai 2016

Le Papauté de Tartuffe
Ou comment j'ai appris à aimer le Pape François



Écrit par Jesse B. Russell, Ph.D.
SOURCE : The Remnant

En dépit de sa faiblesse et des réserves qui l'accompagnent, la critique par Raymond Arroyo du 14 avril lors de l’épisode de The World Over sur EWTN a constitué un point tournant dans la relation entre le Pape François et les Américains Néo-catholiques. C’est maintenant inévitablement clair qu’un grand nombre de Néo-catholiques ont découvert le Pape François. Et, bien que, comme les membres de la famille Bush, le Pape François aime jouer les stupides, il ne l’est pas. Il est très, très intelligent. Donc, la question se pose : qui est le Pape François et à quoi veut-il en venir ?

Il y a deux possibilités. La première est que le Pape François est un agent de la conspiration judéo-maçonnique communiste-reptilienne et qu’il avance habilement l’agenda des occultistes globalistes qui adorent des hiboux de 30 pieds (10 M) de haut dans les stations touristiques de Californie (note : référence à la soirée satanique de Bohemian Grove (séance de culte satanique des Illuminati que vous pouvez voir ici) ) et tiennent des réunions secrètes dans des hôtels en forme de pyramides de vaisseau spatial dans le Alpes autrichiennes. Certes, cela est une possibilité qui ne peut pas être exclue.

Le Pape François a des amis en haut lieu, et il dit beaucoup de choses que l'UNESCO et Bill Gates disent aussi. Cependant, je voudrais suggérer une autre possibilité : comme le personnage classique du théâtre français, Tartuffe, le Pape François croit les choses qu’il dit, écrit et fait.

Afin de découvrir le vrai François, nous devons retourner à notre bibliothèque et dépoussiérer un vieux volume du dramaturge français Molière. Molière était un satiriste consommé dont l’œuvre révèle, parfois, une philosophie nettement Catholique (à d'autres moments, Molière est au mieux un païen vertueux). Une des œuvres les plus remarquables de Molière est son Tartuffe, qui constitue le grand exposé de l'hypocrisie des uns et de la crédulité des autres.

À un moment donné dans le jeu, le personnage principal, Tartuffe, un escroc apparemment pieux qui a escroqué son chemin dans la vie ainsi que le portefeuille du crédule Orgon, tente de séduire la femme d'Orgon, Elmire, et admet que, pendant tout ce temps, il ne prétendait pas être pieux ; il croit vraiment que son comportement mécréant était sanctionné par Dieu.

Dans sa tentative désespérée de gagner Elmire à sa convoitise, il crée une théologie ad hoc qui suggère en outre que le péché est seulement péché s’il est découvert. Puis Tartuffe se fait prendre à son jeu quand Elmire cache son mari Orgon sous la table afin qu’il puisse entendre la conversation et rompre le charme que Tartuffe a exercé sur la famille. Tartuffe est découvert et humilié mais cherche à se venger contre Orgon et tente de priver Orgon de sa propriété.

Comme Tartuffe, le Pape François est un showman en manipulant les Catholiques avec parfois sa piété ostentatoire et parfois, à l’occasion, ses déclarations parfois orthodoxes. Il a son escadron de Théologiens Allemands qui lui ressortent de vieilles hérésies qui donnent licence aux vices modernes pestilentiels érodant nos familles et pays. Mais, en même temps, comme Tartuffe, le Pape François est un vrai croyant. Il semble croire à la fois les déclarations orthodoxes et les déclarations hérétiques qu’il fait. Il semble soutenir à la fois que la vie humaine est sacrée et qu’on ne devrait pas prendre l'avortement au sérieux. Il semble croire qu'il y a une lutte entre le bien et les puissances des ténèbres, et il se laisse filmer avec des païens en train d’invoquer en prière ces mêmes puissances des ténèbres. Cependant, ce ne sont pas les seules qualités que le Saint-Père partage avec Tartuffe : les deux ont un goût pour l'argent et, pour le Pape François, c’est à l'argent américain auquel il est intéressé.

Le Pape François fait des déclarations orthodoxes parce qu’il les croit (et ne les croit pas !) et parce qu’il sait que les Catholiques Américains aiment les entendre. Et les Catholiques Américains (bien, certains d'entre eux) ont beaucoup d'argent. Selon un article 2012 dans la revue The Economist (fondamentalement c’était un article à succès dont l'intention était d'obtenir un soutien populaire pour taxer l'Église), l'Eglise Catholique en Amérique peut représenter 60% de la richesse de l'Église et, si les chiffres sont additionnés, les Catholiques Américains peuvent, juste peuvent, donner 13 milliards de dollars par an à l'Église. Cela fait beaucoup d'argent. Le Pape François, en dépit de sa Ford Focus, est un Pape qui connaît l'argent. Il loue la Chapelle Sixtine et il accepte beaucoup de cadeaux de riches dégénérés comme le PDG ouvertement gay Tim Cook de la Compagnie Apple.

Si le Pape François devait se dévoiler et exprimer son hérésie fortement et clairement, il pourrait irriter beaucoup de Catholiques Américains et donc il devrait faire attention pour que le prix des actions d’Apple ne tombe pas plus bas. Cependant, alors que la papauté Françoiscaine peut être déprimante à écraser, il faut se rappeler que l'histoire ne se terminera pas avec le Pape François et, comme la pièce de Tartuffe, notre drame aura une fin heureuse.

À la fin de la pièce Tartuffe, le personnage principal ne s’en tire pas avec sa tentative de vol : le Roi de France, Louis XIV, vient régler le différend sur les biens et juge en faveur d’Orgon qui a appris sa leçon de ne pas être trop crédule. C’est une scène très apocalyptique avec des nuances théologiques profondes. La justice du roi prévaut à la fin, tout comme la Volonté du Christ.

Espérons que Amoris Laetitia soit la dernière goutte d’eau pour les Néo-catholiques ; espérons que nous allons voir un réveil des Catholiques Américains qui voteront avec leur portefeuille et sur leurs genoux et qu’ils aideront à apporter un changement de régime (à la fois de notre leadership politique et ecclésiastique). Nous ne pouvons qu'espérer et prier pour que le Règne du Christ, le Vrai Roi Social, soit de retour ; lorsque ce moment viendra, nous serons bénis avec un saint pape, et nous verrons la justice et la vraie miséricorde.