lundi 16 mai 2016

Dr. Thomas Stark interviewe le Cardinal Burke
Amoris Laetitia produit de la confusion

Le 15 mai 2016

Notre ami, le Dr Thomas Stark s’entretient avec le Cardinal Raymond Burke concernant Amoris Laetitia. Le Cardinal Burke défend son affirmation qu’Amoris Laetitia n’est pas magistériel. — John Vennari, éditeur de Catholic Family News.


SOURCE : CATHOLIC FAMILY NEWS



Résumé de l'entretien
Vidéo ---25 minutes ( en anglais seulement à la fin du résumé )

Cardinal contre Cardinal

Le professeur Stark présente au Cardinal l’invitation qu’avait fait le Pape François aux journalistes de recevoir l'explication du Cardinal Schönborn de Vienne lors de sa présentation de l’Exhortation apostolique le 8 avril pour comprendre Amoris Laetitia. Lors de sa présentation d’Amoris Laetitia au Vatican, Schoenborn avait dit que Amoris Laetitia dépasse enfin la « distinction artificielle » entre les mariages « réguliers » et les « irréguliers ».

Dans sa réponse, le Cardinal Burke considère l'explication du Cardinal Schönborn « énigmatique ». Et il ajoute : « La distinction entre une union régulière et une union irrégulière n’est pas artificielle du tout. C’est une réalité ».

Confusion dans le numéro 305 d’Amoris Laetitia

Le professeur Stark fait référence au numéro 305 d’Amoris Laetitia qui, dans le contexte des personnes vivant dans l'adultère, parle « d'une situation objective de péché — qui ne peut pas être subjectivement coupable »

Le Cardinal Burke explique ce passage comme une « confusion » qui a ses racines dans une mauvaise compréhension de l'enseignement Catholique sur les facteurs qui peuvent diminuer la culpabilité d'un acte pécheur individuel. Le Cardinal donne des exemples de tels facteurs tels que : la passion, l'influence de drogues ou d'une pression excessive. Mais il ajoute : « Ce raisonnement ne vaut pas pour une vie dans le péché public ».

Les prêtres doivent refuser et faire face aux conséquences

Le professeur Stark prédit qu’après Amoris Laetitia, le prêtre fera l'objet de pression supplémentaire pour donner la Communion aux adultères publics. Il demande ce que ce prêtre, sous une telle pression peut-être même de ses supérieurs, devrait faire.

Le Cardinal Burke répond que le prêtre doit être fidèle à sa conscience : « C’est une grave injustice le fait de faire porter sur les prêtres la responsabilité de faire quelque chose qu'ils ne peuvent pas faire ». Si cela se produit, le Cardinal Burke recommande que les prêtres doivent « refuser et faire face aux conséquences ». Le Cardinal explique que, dans ce cas, le fait d’être injustement puni par un supérieur, fait partie de la confession de sa Foi.

De façon réaliste, qu'est-ce qui va se passer ?

Stark craint qu’Amoris Laetitia peut habiliter certaines personnes dans l'Église à saper la Doctrine Catholique et en même temps permettre aux Conservateurs de vivre dans l'illusion que « rien n'a changé ».

Selon le Cardinal Burke, c’est réaliste de croire que cela se produira : « Quand un texte est si long et s’étend en tant de mots pour parler de choses qui sont si simples dans leur vérité et leur beauté, alors on court le risque que ce type d'interprétation de permette exactement ce que de l'Église ne permet pas. En même temps, ce n’est pas correct de dire : « Rien n'a changé donc il n’y a pas à s’en faire. Bien sûr qu’il faut s’en préoccuper ».

Burke s’attend à ce que les médias utilise Amoris Laetitia pour revendiquer que l'Église a entrepris une révolution et est en train d’abandonner son enseignement.

« L'impression qu'il y a deux Églises »

Le Cardinal Burke dit qu’il y a une façon de pensée mondaine et politique qui est entrée dans l'Église divisant les gens dans des camps variés : « Ils disent : « Vous êtes de stricte observance et, moi, je suis plus indulgent ». Selon le Cardinal, un tel développement ne peut cependant être une expression de l'Église Catholique qui est UNE : « Nous ne disposons pas de partis politiques » ».

Il concède le fait que la situation actuelle « peut donner l'impression qu'il y a deux Églises ». Les gens dont la Foi est faible ou qui ne sont pas Catholiques, sont scandalisés et voient l'Église comme hypocrite. Par exemple : « L’Église dit que le mariage est indissoluble, mais maintenant il y a un processus de nullité de mariage par lequel pratiquement toute personne qui vient de l'avant et demande d'avoir un mariage déclaré nul, l'aura déclaré nul. Ou encore un autre exemple, l'Église dit que la Sainte Eucharistie est le Corps du Christ et que chacun doit être disposé correctement pour le recevoir mais, en même temps, elle donne la Sainte Communion librement à quiconque sans poser de questions ».

Est-ce que les Évêques Allemands exportent leur déclin ?

Le professeur Stark affirme que la lutte durant le Synode sur la Famille a été en grande partie gagnée par l'Église Allemande libérale et ses alliés qui, dans leurs pays propres, passent par une baisse d’affluence désastreuse : « Ils ont montré depuis des décennies que ce qu'ils font n’est pas très réussi ».

Le Cardinal Burke répond en citant un Cardinal Africain qui dit que les pays d'Europe Occidentale ont des églises vides en raison d'une rébellion contre l'enseignement et la pratique de l'Église : « Ils veulent nous l’imposer maintenant. Est-ce que l'objectif de nos églises est d’être vides aussi ? »

Burke admet que la culture est sécularisée : « Mais la réponse est de ne pas nous accommoder à la culture ». La culture doit être abordée avec l'Évangile.

« Faire des sacrifices pour défendre la vérité »

Enfin, le professeur Stark remarque un modèle de fonctionnement. L'Église résiste à des attaques du monde séculier contre la morale Catholique depuis quelques décennies, puis elle fait ensuite des compromissions progressivement. Il a peur que cela pourrait arriver à nouveau avec le mariage et la famille.

Cardinal Burke est d’accord. Il demande de dire la vérité fermement : « Nous devons être prêts à faire tout sacrifice qui est nécessaire pour défendre la vérité ».

Il en réfère à Saint Pie X, le grand adversaire du Modernisme, et remarque que le Modernisme condamné par Pie X « ressemble à cela aujourd'hui. »

Vidéo de l'entretien
25 minutes --- En anglais seulement