lundi 16 mai 2016

Libéralisme ou miséricorde ?

Plus la parabole d'un « Père libéral »

que d'un « Fils prodigue »

SOURCE : The Remant



Voir le texte original de l'homélie du Pape ici

À l’audience générale du 11 mai 2016, le Pape a dit : Dans l'Évangile, « Jésus nous rappelle que l’on ne reste pas dans la maison du Père pour avoir une récompense, mais parce que l’on a la dignité de fils corresponsables. Il ne s’agit pas de « marchander » avec Dieu, mais de rester à la suite de Jésus qui s’est donné lui-même sur la croix sans mesure». À l'audience d'aujourd'hui sur la Place Saint-Pierre, François a poursuivi une série de catéchèses consacrées au thème du Jubilé de la Miséricorde, expliquant la parabole du « Père miséricordieux » mieux connue comme la Parabole du fils prodigue ...

Le Pape a dit : « Cette logique est renversée par les paroles du père : « Il fallait festoyer et se réjouir; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! ». Avec ces paroles, le père a interrompu son fils cadet au moment où il confessait sa faute : «Je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ...» Mais cette expression est insupportable au cœur du père, qui, au contraire, se hâte de restituer au fils les signes de sa dignité : le beau vêtement, l’anneau, les sandales. Jésus ne décrit pas un père offensé et plein de ressentiments, un père qui dit par exemple à son fils : « Tu me le payeras » : non, le père l’embrasse, l’attend avec amour. Au contraire, la seule chose que le père a à cœur est que ce fils soit devant lui sain et sauf et cela le rend heureux et il fait la fête. L’accueil du fils qui revient est décrit de façon émouvante: « Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers (v 20) » Combien de tendresse ; il le vit de loin : qu’est-ce que cela signifie ? Que le père montait continuellement sur la terrasse pour regarder la route et voir si son fils revenait ; ce fils qui lui en avait fait voir de toutes les couleurs, mais le père l’attendait. Quelle belle chose que la tendresse du père... »

COMMENTAIRE REMNANT : Les mots manquent. Sûrement Sa Sainteté se rend compte de la différence ici à savoir que le fils prodigue est revenu. Il cesse d'être « prodigue » et admet ses péchés. L'Année de la Miséricorde semble passer par-dessus cette partie. Le fils prodigue n'a pas vraiment besoin de changer beaucoup à ce qu’il semble. Il n'a même pas besoin de revenir à la maison. Il peut encore vivre avec sa maîtresse. Il peut être un adultère public. Ça n'a pas d'importance. Il obtient le veau gras de toute façon.

La Sainte Mère Église a comme toujours été une fidèle dispensatrice de la Miséricorde de Dieu, longtemps avant que François n’arrive sur la scène. Nous avons tous été pardonnés dans la Confession. Nous avons tous pleuré de gratitude sur la grande Miséricorde de Dieu. Tout ce qui n'a jamais été exigé de nous Ses enfants égarés a été de faire un effort pour arrêter de pécher et de nous repentir. Demander la Miséricorde sans repentance est un blasphème contre Dieu.

La parabole est appelée « Le Fils Prodigue », Votre Sainteté, pas le « Le Père libéral ».