mercredi 18 mai 2016

La Croix nous livre aujourd'hui des extraits

supplémentaires de son entretien avec le Pape



La Croix nous livre aujourd'hui des extraits supplémentaires de son entretien avec le Pape. En voici un qui saura intéresser nos amis d'Europe...







La Croix : La peur d'accepter des migrants est en partie basée sur la peur de l'Islam. À votre avis, est-ce que la crainte que cette religion suscite en Europe est justifiée ?

François : Aujourd'hui, je ne pense pas qu'il y ait une peur de l'Islam comme tel, mais d'ISIS et de sa guerre de conquête, qui est en partie tirée de l'Islam. Il est vrai que la notion de conquête est inhérente à l'âme de l'Islam. Cependant, il est aussi possible d'interpréter l'objectif dans l'Évangile de Matthieu, où Jésus envoie ses disciples à toutes les nations, en termes de la même notion de conquête.

Commentaire :

Comme il arrive parfois, nous assistons à un double langage de la part du Pape. Tout d'abord, il nous informe que la menace n'est pas de l'Islam mais de ISIS. Puis tout de suite après, il affirme deux choses qui contredisent cette affirmation et ce, dans le même paragraphe ! :

1 - que la guerre de conquête d'ISIS est tirée en partie de l'Islam...

2 - Que la notion de conquête est inhérente à l'âme de l'Islam.

Les conquêtes dues à l'évangélisation — bien qu'il y ait eu des exceptions bien sûr — sont généralement pacifiques. Jésus désire la conquête des coeurs... Peut-on en dire autant des conquêtes de l'Islam dont la devise est « Crois ou meurs » ?

Est-il encore possible que le Pape soutienne encore son principe des bras ouverts envers les réfugiés compte tenu des trois éléments suivants ?

1- Monseigneur Sako, le Patriarche Chaldéen Louis Raphael I insiste que, malgré la guerre en Irak et en Syrie, les Chrétiens doivent rester dans leurs pays. Voir son opinion tout à fait contraire au Pape ici. Et, LUI, il est sur le terrain.

2- Le paragraphe précédent avait trait aux réfugiés de guerre. Voyons maintenant les réfugiés économiques : tant Benoît XVI que Jean-Paul II ont insisté pour dire que l'émigration de ces personnes était une deuxième priorité. La première priorité étant de demeurer chez eux et que les instances appropriées puissent aller sur place les aider. Pourquoi ont-ils affirmer cela ? Parce que le départ des forces vives d'une nation pour un« Klondike » faisait perdre aux familles leurs meilleurs éléments ce qui causait un effilochement des familles et du tissu social de ce pays. À cause de cette émigration, le pays est encore plus désolé qu'auparavant.

Voir le vaticaniste Socci qui analyse bien les écrits de ces deux papes à cet égard. Il intitule son article « Le Pape est à l'envers de l'enseignement de l'Église »...

3- Et pourquoi Angela Merkel (Allemagne) ainsi que des pays de l'Europe de l'Est ont décidé de réduire les vannes d'entrées des réfugiés si ce n'est que du risque d'un tollé social incontrôlable ? Et ces pays réduisent cet accès au risque même de s'antagoniser avec la Communauté Européenne. Ces gouvernants comprennent que leur premier devoir est de maintenir la stabilité et la sécurité de leur pays. L'ouverture altruiste aux réfugiés passent en second. Pourquoi le Pape ne voit-il pas cela ? Il voit plutôt ces « coeurs européens fermés »... On dirait qu'il aime susciter la pagaille, que ça le dynamise... Il me vient à la pensée de second Jésusite qui a dit au départ de Bergoglio de l'Argentine qu'ils ont pris 20 ans à reconstruire ce qu'il avait défait dans La Société... Une petite relation à faire peut-être ?

4- Et voici un autre MUST : « Il est grand temps pour les prélats qui parlent sans cesse de « lire les signes des temps » d'ouvrir les yeux et de commencer à les lire ».