mardi 14 mars 2017

Mise à jour des « Folies oecuméniques »
Les « Vêpres » Anglicans à Saint-Pierre :
Une autre fausse démonstration d’« unité » qui n'existe pas.



On se marre sur le dos de l'Église Catholique.



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Perspectives
Le 13 mars 2017

Je suis ici à Rome pour rejoindre l'équipe d'intervention rapide du Centre de Fatima afin de témoigner contre la dernière série d'atrocités oecuméniques qui ont suivi le Concile Vatican II et son injection du virus paralysant de l'« œcuménisme » dans l'Église.

Je me réfère à l'événement qui aura lieu aujourd'hui — 13 mars — à l'autel même de Saint-Pierre, sous la Chaire même de Pierre en plein cœur de l'Église Catholique visible : la Basilique Saint-Pierre. Là, un groupe de ministres Anglicans profaneront ce lieu sacré en exécutant leur équivalent de Vêpres Catholiques (qu'ils appellent Evensong). C'est évidemment ce que le Pape Bergoglio juge approprié pour l'anniversaire de son élection comme successeur de Pierre. Que penserait Saint Pierre ? La question se répond d’elle-même.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Au moment où cette chronique apparaît en ligne, le sacrilège aura été perpétré, et je raconterai ce que j'ai vu dans ma chronique de mardi. Pour l'instant, voici quelques arrière-plans pour ce spectacle désolant :

La photographie ci-dessus représente le Pape Bergoglio qui a eu un bon rire avec quelques Anglicans à l'« Église » Anglicane de Tous les Saints à Rome, lors de sa visite le 26 février — le premier Pape à jamais à aller dans une « paroisse » Anglicane. Le vidéo de cet événement publié avec fierté par le Centre Anglican de Rome, montre Bergoglio participant à une liturgie conjointe avec les « prêtres » et les « évêques » Anglicans.

Les guillemets insérés dans le paragraphe précédent sont là pour faire ressortir que les Anglicans n'ont ni église, ni paroisses, ni prêtres, ni évêques. Comme le Pape Léon XIII a déclaré infailliblement dans sa Bulle Apostolicae Curae, qui est mystérieusement omise de l’ensemble des bulles papales aux Archives du Vatican :

« Par conséquent, en adhérant strictement, dans cette affaire, aux décrets des Pontifes, nos prédécesseurs, et les confirmant plus pleinement, et comme les renouvelant par notre autorité, de notre propre initiative et de connaissance certaine, nous prononçons et déclarons que les ordinations faites selon le rite Anglican ont été et sont absolument nulles et complètement non avenues ».

Comme les Anglicans n'ont pas de sacerdoce ou d'épiscopat valables, ils ne peuvent pas avoir d'Église proprement dite, comme le disait même Jean-Paul II dans Dominus Iesus : « Les Communautés ecclésiales qui n'ont pas conservé l'épiscopat valide et la substance authentique et intégrale du mystère eucharistique, ne sont pas des Églises au sens propre... »

Ce que les Anglicans ont plutôt, c'est une organisation purement humaine, une sorte de club, fondé il y a 500 ans par un roi rebelle qui voulait le divorce de sa première épouse et, pour l'obtenir, se fit chef de ce qu'on appelle maintenant « L'Église d'Angleterre », envoyant ainsi toute l'Angleterre sur le chemin du schisme et de l'hérésie dont elle ne s'est jamais remise.

Aujourd'hui, la « Communion anglicane » affiche l'épave spirituelle et morale d'une organisation humaine qui a dérivé de la marée de l'histoire, dépourvue de la protection du Saint-Esprit contre l'erreur. Son « Livre de Prières Communes » et ses Trente-Neuf Articles de religion sont pleins d'hérésie, y compris la négation de la primauté papale et l'enseignement constant du Magistère comme source d'autorité à côté de la Bible, le déni de l'existence des Sept Sacrements, le déni de l'existence du Purgatoire, et l'erreur luthérienne sola fide — i.e. le salut basé sur la foi seulement sans égard aux bonnes œuvres. La trajectoire initiale de ces hérésies a conduit aujourd'hui, inévitablement, à la prétendue ordination des femmes et des homosexuels actifs.

L'enseignement moral de la « Communion Anglicane » est une moquerie de Dieu et de Sa Loi : non seulement l'erreur originelle du divorce, mais la contraception, l'avortement, la sodomie et le « mariage gay » ont tous trouvé acceptation dans la « Communion Anglicane ».

La « Communion Anglicane » est tant décrépite que le clergé et les laïcs Anglicans l'ont laissée en masse pour devenir Catholiques, en rejoignant les « ordinariats » établis par Benoît XVI, où les anciens ministres Anglicans sont instruits dans la Foi Catholique puis validement ordonnés comme prêtres ( affirmant ainsi le mensonge relatif à la fausse notion œcuménique qu'ils étaient de véritables ministres du Christ avant leur conversion ).

Pourquoi le Pape Bergoglio — selon les propres propos de Jean-Paul II, devrions-nous dire — continue à soutenir la « Communion Anglicane » décadente et mourante en prêtant la dignité de sa fonction pontificale à cette cérémonie à grand déploiement et à peine liturgique ainsi qu’à ses faux clercs, tout en ignorant ses hérésies grossières et son immoralité ? Pourquoi l'élément humain de l'Eglise a-t-il brusquement abandonné l'enseignement constant de l'Église qui, comme l'a déclaré Pie XI seulement 37 ans avant Vatican II : « L'union des Chrétiens ne peut être encouragée qu'en favorisant le retour à la seule véritable Église du Christ de ceux qui s’en sont séparés, car dans le passé ce sont eux qui l’ont malheureusement délaissée » ?

Considérez-le comme l'un des mystères de l'iniquité mentionné par la Vierge dans son message / avertissement, communément appelé le Troisième Secret de Fatima.

Plus de Rome demain.