samedi 25 mars 2017

Le Pape François a-t-il raison d'appeler la crise migratoire
« la plus grande tragédie depuis la Seconde Guerre Mondiale » ?




Par : Pete Baklinski

Pete Baklinski a un B.A. en arts libéraux et possède une maîtrise en Théologie avec une spécialisation sur le mariage et la famille (STM). Il est marié à Erin. Ensemble, ils ont six enfants.

SOURCE : Life Site News
Le vendredi 24 mars 2017 - 16h17 EST

24 mars 2017 (Life Site News) - Le Pape François a déclaré que les problèmes auxquels sont confrontés les réfugiés et les migrants représentent la « plus grande tragédie depuis la Seconde Guerre mondiale ».

Au cours de son Audience générale du 22 mars, il a accueilli une association Italienne qui offre des services et de l'aide aux migrants et aux réfugiés à leur arrivée et leur a dit : « Il ne faut pas oublier que ce problème d'aujourd'hui des réfugiés et des migrants est la plus grande tragédie depuis la Seconde Guerre mondiale ».

Oui, les migrants et les réfugiés ont certainement besoin de compassion et d'aide. Qui n'est pas profondément ému lors de la visualisation des photos des cadavres, y compris des enfants, lavés par des vagues sur le rivage après que des bateaux surchargés à destination de l'Europe eurent chaviré dans la mer Méditerranée ? Qui n'est pas affecté après avoir vu les images des camps de migrants surpeuplés dans des conditions presque impossibles ou des longues files de personnes marchant n'importe où ils pourraient trouver refuge ?

Oui, tout cela est une tragédie. Mais est-il vrai que c'est la « plus grande » tragédie au cours des 72 dernières années ?

Alors que le déplacement des personnes touchées par la guerre et les troubles civils atteint probablement des millions et a sûrement pris des vies, je peux penser rapidement d'une autre tragédie qui provoque encore plus de souffrance, de destruction et de détresse.

Cette tragédie est l'avortement.

Les chercheurs ont estimé cette année qu’un milliard d'êtres humains (un millier de millions) ont été tués par l'avortement dans le monde entier au cours du siècle dernier.

La tragédie de l'avortement a non seulement détruit des êtres humains à naître, mais dévaste aussi la vie des mères qui les ont vécus. Pensez à la tragédie de millions de femmes qui vivent aujourd'hui et qui sont devenues spirituellement et psychologiquement abîmées par l'avortement. Comment peuvent-elles s'aimer elles-mêmes ou ceux qui les entourent, y compris leurs enfants survivants alors qu’elles luttent avec la culpabilité qui provient d’avoir tué des innocents ? Pensez aux millions de pères qui se sentent bons à rien pour avoir failli à protéger leur enfant d'une mort horrible ? L'effet d'entraînement de l'avortement est stupéfiant. Il ne laisse personne indifférent.

L’attachée de langue anglaise de François, le Père Thomas Rosica, a tweeté un lien vers le commentaire du Pape, à savoir « la plus grande tragédie » selon le Pape.

Le Cardinal Burke a dit dans une interview en septembre dernier que la priorité de la défense de la vie ne doit pas changer dans l'Église si les Catholiques désirent que d'autres questions soient traitées correctement telles que le droit à l'immigration.

« Nous devons donner la première priorité au respect de la vie humaine et de la famille afin d'avoir la bonne orientation dans la lutte contre toutes les autres questions qui sont impliquées dans la pauvreté, l'immigration et les nombreux défis que tout être humain fait face dans la vie » a-t-il dit à ce moment-là.

« Il ne fait pas de sens du tout de se préoccuper de l'immigration ou de la pauvreté si la vie humaine elle-même n’est pas protégée dans la société. C’est une contradiction absolue. La première justice accordée à tout être humain est de respecter le don de la vie elle-même qui est reçue de Dieu. Et donc, l'enfant à naître devrait être protégé et en même temps ceux dont la vie sont accablés soit par des années avancées ou des besoins spéciaux ou une maladie grave, leur vie devrait être aussi protégée » a-t-il ajouté.

Burke a suggéré qu’à moins qu'il n’y ait un respect « fondamental » pour la vie, la question de ce qui devrait être fait au sujet de la crise des réfugiés pourrait se transformer en une sorte d’« ingénierie sociale » qui « peut être, à la fin, très dangereuse pour la société et par conséquent aux individus ».

Les commentaires de François rappellent les commentaires qu'il avait faits en 2013 quand il a déclaré que le chômage des jeunes et la solitude des personnes âgées comme étant problèmes « les plus urgents » auxquels l'Église fait face et le « plus grave des maux qui affligent le monde ces jours-ci. »