vendredi 10 mars 2017

Est-ce que le Pape Benoît XVI a quitté sa fonction
à cause des « loups » qu'il a mentionnés ?

Une « lettre fatale » ? Le mystère s’approfondit.





par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Perspectives
Le 10 mars 2017

L'histoire enregistrera à jamais les paroles choquantes du nouveau Pape Benoît XVI à la Messe pour l'inauguration de sa papauté : « Priez pour moi pour que je ne fuie pas par crainte des loups ». Ces mots se sont avérés être une prophétie.

Les « normalistes » qui insistent sur le fait que rien ne va mal avec le pontificat actuel — un groupe dont le nombre diminue rapidement — affirment ne pas être dérangés par la manière la plus inédite dont Benoît XVI a quitté la Chaire de Pierre : tout en conservant son nom papal, son insigne papal, sa résidence pontificale au Vatican et, selon Benoît XVI, l'aspect « passif » de la fonction (prière et contemplation) comme premier « Pape Émérite » dans l'histoire de l'Église.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Si un Évêque Émérite est encore Évêque, n'est-ce pas qu’un Pape Émérite soit encore Pape ? Si non, alors comment le titre de « Pape Émérite » puisse être autre chose que des sottises vides ? Mais si Benoît XVI se considère comme un Pape dans quelque sens que ce soit, que devons-nous faire de deux Papes vivant au Vatican ? Comment un Pape qui démissionne de son ministère puisse être encore en quelque sorte un Pape, étant donné que l'élection à la papauté ne produit aucun changement ontologique dans l'homme — comme une marque indélébile sur l'âme, comme l'ordination au sacerdoce ou la consécration épiscopale font — mais confie simplement la fonction papale qui, dans le cas ici, a été censément renoncée ?

Je ne propose pas de réponse définitive à ces questions. Ce qui est certainement le cas, c'est que Benoît a vraiment fui la papauté, professée à cause de son incapacité à supporter ses fardeaux en raison de l'âge. Mais a-t-il fui dans la crainte des loups qu'il avait clairement en vue au tout début de son bref pontificat ? Et qui sont ces loups ?

Le mystère non seulement persiste mais s’approfondit de plus en plus à chaque jour qui passe du tumulte Bergoglien. Il apparaît maintenant un monseigneur Luigi Negri, ami de Benoît, qui déclare dans une interview à Rimini2.0 que l'abdication de Benoît XVI est « un geste inouï » pris alors qu'il était « sous une énorme pression ». Mais quelle sorte de pression et par qui était-elle appliquée ? Negri dit à juste titre que l'affaire est un « mystère très sérieux » et jure que lorsque sa « fin du monde personnelle » arrivera, « la première question que je vais poser à Saint Pierre sera précisément sur cette affaire ».

Curieusement, après l'interview de Negri, l'ancien porte-parole du bureau de presse du Vatican, le Père Federico Lombardi, a publié un démenti pro forma, citant la déclaration de Benoît XVI dans une interview avec Peter Seewald à l’effet qu'il avait renoncé à « l'exercice » de la fonction Pétrinienne en toute liberté et responsabilité ». Il n'y a pas eu aucune déclaration de Benoît en réponse à son ami Mgr. Negri cependant.

Or, l'expression « pleine liberté et responsabilité » n'est pas incompatible avec une démission sous pression. Personne ne suggère que quelqu'un ait mis un pistolet à la tête de Benoît XVI ou ait nié son libre arbitre. Non, la question est de savoir si la renonciation était néanmoins motivée dans une certaine mesure par la crainte de quelque chose qui aurait pu influencer indûment sa volonté : cette « crainte des loups » que Benoît lui-même avait mentionnée. Que cette peur ait ou non atteint le niveau d'invalidation de la renonciation, si « les loups » étaient ceux qui appliquaient la pression, il incombe à chaque Catholique d'exiger de connaître leur identité et de se mettre en garde contre eux alors qu’ils orchestrent et trament leur prochain coup.

À cet égard, le mystère approfondit. Le pseudonyme du blogueur italien « Père Cristoforo » apparemment très bien branché dont le site « Anonimo della croce » prétend avoir des sources à l'intérieur de Casa Santa Marta, a répondu par une dénégation au Père Lombardi avec une déclaration explosive : « Dans un mois « Anonimo della croce » sera en mesure de publier le contenu de cette fatale lettre que Benoît a reçue avant de décider de démissionner.

« Père Cristoforo » continue :

« De même, le Père Lombardi, comme tant d'autres journalistes, devrait se taire sur ce sujet. Parce que les raisons de la démission du Pape Ratzinger ne sont pas des bagatelles. Ce sont des raisons sérieuses. Et pas à cause d’une mauvaise santé ou d'autres raisons théologiques. Mais pour des raisons sérieuses, vraiment sérieuses ... Sur cette question, nous allons les publier dans un mois ».

Peut-être dans un mois un peu de lumière sera enfin jetée sur la démission mystérieuse, sans précédent et étrangement qualifiée du Pape Benoît XVI, un événement qui doit figurer dans la prophétie du Troisième Secret de Fatima.