vendredi 23 juin 2017

Monseigneur Bux
Le Pape a contribué à la « crise complète de la Foi »



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 22 juin 2017

Il n'y a pas si longtemps, les « traditionalistes » et les « Fatimites » étaient systématiquement ridiculisés par les media « grand public » Catholiques comme étant des « prophètes de malheur » en raison de leurs descriptions « apocalyptiques » de la crise de l'Église, laquelle crise l'establishment Catholique, avec chaque nouveau développement désastreux, a travaillé dur à expliquer comment c’était exagéré et pas vraiment très sérieux dans le grand schéma de l'histoire de l'Église.

Puis vint le Pape Bergoglio dont le pontificat immensément perturbateur a rendu impossible de nier que la crise ecclésiale du dernier demi-siècle a atteint avec lui une phase aiguë, critique et apparemment terminale puisqu'il porte à sa conclusion logique les tendances ecclésiales désastreuses qui a suivi la fin du Concile Vatican II et l'émergence des nouveautés du « dialogue », de l'« œcuménisme », de la « collégialité » et de la « réforme liturgique » qui était en fait une déformation liturgique avec des conséquences dévastatrices.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Ainsi, une figure aussi respectée que monsieur Nicola Bux, théologien et ancien consulteur de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sous la direction de Benoît XVI, déclare franchement à Edward Pentin, lors d'un entretien avec le National Catholic Register de l'EWTN, que sous le Pape Bergoglio :

« Nous sommes en pleine crise de la Foi ! » et qu'il incombe au Pape de faire « une Déclaration ou une Profession de Foi qui doit affirmer ce qui est Catholique et corriger ces paroles et actes ambigus et erronés — les siens et ceux des Évêques — qui sont interprétés de manière non Catholique ».

Ses propres dires ! Enfin, les media « grand public » Catholiques sont finalement prêts à reconnaître le rôle papal critique dans l'émergence de la crise, les conséquences désastreuses des paroles et des actes pontificaux qui, dans l'esprit téméraire de l'ouverture « post-conciliaire » au monde et la poursuite du « dialogue » au lieu d'enseigner avec l'autorité péremptoire de Dieu lui-même, a compromis le témoignage de l'Église et a divisé le troupeau.

Mgr Bux fait maintenant le même diagnostic d'apostasie dans l'Église que le Père Gruner publiait bien des décennies avant son décès. En faisant allusion au refus du Pape Bergoglio de répondre aux Quatre Cardinaux concernant les erreurs d'Amoris Laetitia, Bux déclare :

« La première implication de l'anarchie doctrinale pour l'Église est la division, causée par l'apostasie qui est l'abandon de la pensée Catholique telle que définie par Saint Vincent de Lérins : « Quod semper, quod ubique, quod ab omnibus creditur » (ce qui a été cru partout, toujours, et par tous). Saint-Irénée de Lyon, qui appelle Jésus-Christ le « Maître de l'Unité », a signalé aux hérétiques que tout le monde professe les mêmes choses, mais que tout le monde ne veut pas dire la même chose. C'est justement le rôle du Magistère fondé sur la Vérité du Christ : à savoir ramener tout le monde à l'unité Catholique...

« Pour beaucoup de Catholiques, c’est incroyable que le Pape demande aux Évêques de dialoguer avec ceux qui pensent différemment, mais ne veut pas d'abord faire face aux Cardinaux qui sont ses principaux conseillers. Si le Pape ne sauvegarde pas la Doctrine, il ne peut imposer de discipline.».

Dans tout cela, il y a une bonne nouvelle, cependant. Une crise de cette ampleur a révélé à tous les observateurs de bonne foi l'agent pathogène dans l'organisme ecclésial : une adoption papale de la nouveauté et un éloignement conséquent de (pour citer Mgr Bux) « la pensée Catholique, telle que définie par St. Vincent De Lérins : « Quod semper, quod ubique, quod ab omnibus creditur » (ce qui a été cru partout, toujours, et par tous) ».

La première étape dans le traitement de toute maladie est un diagnostic précis. Ce qui reste maintenant, c'est l'administration de la guérison qui conduira à une restauration de la Tradition et à la bonne santé de l'Église : la Consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie.