samedi 24 juin 2017

Les élections, on s'en fout

...ou presque





Par : Arnaud Anjou
Chargé des relations médias pour l'Action Française


SOURCE : Boulevard Voltaire



Ouvrons des bastions sociaux, des écoles, des crèches, des entreprises, des librairies, des coopératives, des bistrots.

Slogan immature et désintéressé ? Non ! Constat lucide de soixante ans de défaite du camp national. Car oui, qui croit encore à la démocratie représentative, elle qui s’est toujours opposée à la démocratie réelle, locale et directe ? Qui croit encore que le salut soit dans les masses quand Gustave Le Bon (Psychologie des foules) et Guy Debord (La Société du spectacle) nous ont montré qu’elles ne sont que des puissances irréfléchies, esclaves de leurs émotions, incapables de raison ou de politique, livrées au contrôle de minorités médiatiques ou financières ?

Abstention, gérontocratie, prêt-à-penser électoral… à chaque élection, les urnes vomissent les mêmes résultats : invasion migratoire, éducation en détresse, destruction des protections sociales des français, disparition de nos libertés individuelles et bien d’autres défaites… Les élections passent, nos problèmes restent ! Cette Assemblée, comme la précédente, ne changera rien car le pouvoir ne s’y trouve pas ou plus : il a migré vers certaines banques, chez certains philanthropes internationaux. La sauvegarde de nos familles, de notre pays, de notre civilisation ne fait plus partie des objectifs du Sénat, de l’Élysée ou de l’Assemblée nationale depuis longtemps.

Alors, pourquoi continuer à placer toutes nos espérances dans un jeu truqué ? Ne perdons pas notre temps à tenter d’envoyer quelqu’un à l’Élysée à n’importe quel prix – même s’il est de notre devoir de voter pour le camp patriote : « on ne sait jamais ». Mais ne gaspillons par notre énergie dans le jeu parlementaire où nous perdons et reperdons depuis soixante ans.

La solution n’est pas dans les urnes, pas dans les petites combines d’élus, pas dans une dizaine de députés d’un Hémicycle poussiéreux et corrompu.

Certains, oui, bataillent franchement, conscients de l’importance de notre identité, de notre enracinement, de la transmission entre les générations. Et notre devoir est de les aider localement, ceux-là. Mais ils sont si peu, pour si peu de résultats… et le temps nous manque ! La solution est locale et commune.

La solution est notre indépendance, notre autonomie, notre enracinement.

Soyons présents sur tous les terrains, mais construisons demain ici et maintenant, arrêtons d’attendre ce qui ne viendra probablement jamais. Formons-nous, militons, créons ou rejoignons des communautés, travaillons au bien commun.

Battons-nous pour construire des communautés à taille humaine, où chacun a sa place au sein du groupe protecteur, contre la société atomisée, individualisée et précarisée qu’on nous impose.

Ouvrons des bastions sociaux, des écoles, des crèches, des entreprises, des librairies, des coopératives, des bistrots. Le combat commence au bureau, à l’usine, à la fac, dans son quartier : devenons les cadres de demain. Maurras a bien dit « Tout désespoir en politique est une sottise absolue », pas « Tout désespoir dans les urnes est une sottise absolue » !

Alors votons, oui, mais surtout engageons-nous, organisons-nous !