jeudi 20 octobre 2016

« Saint » Martin Luther apparaît au Vatican.





par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 19 octobre 2016

Sœur Lucie de Fatima n’était pas mélodramatique quand elle parlait de « désorientation diabolique » dans l'Église à la lumière du Troisième Secret. Si cette phrase ne décrit pas les presque quatre années de l'actuel pontificat jusqu'à présent, alors les mots ont perdu de leur signification.

À présent, tout le monde Catholique sait que le 13 octobre 2016, l'anniversaire du Miracle du Soleil à Fatima, le Pape François a ignoré la Madone et a célébré Martin Luther à la place devant un public de Luthériens qui étaient en « pèlerinage œcuménique » à la salle d'audience Paul VI.


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.


Le groupe de Luthériens de l'Allemagne était dirigé par des faux religieux Luthériens incluant une femme Luthérienne en tenue cléricale qui semble penser qu'elle est un évêque. François semble le penser aussi puisqu’il l'a accueillie chaleureusement avec les autres faux évêques Luthériens, à qui il en a référé explicitement comme étant des évêques. Pendant l'événement, une statue de l'hérésiarque a partagé la scène avec François — un autre scandale sans précédent en ajout aux annales de la tumultueuse époque post-conciliaire.

L’audience avec les Luthériens fait partie de la période précédant le voyage abrutissant de François en Suède les 30-31 octobre où il va « commémorer » la « Réforme » qui a détruit l'unité de la Chrétienté. François participera à un « service de prière » œcuménique avec certains des faux clercs Luthériens qui prétendent présider les « Églises Luthériennes » dans la Fédération Luthérienne Mondiale. Ces institutions, bien sûr, sont des organisations purement humaines qui doivent leurs origines à un ennemi maniaque de l'Église et de la papauté, qui a violé ses vœux sacerdotaux, qui a épousé une nonne, qui était un grossier ivrogne et qui a été excommunié après avoir vomi un flux d’erreurs considérées comme anathèmes infailliblement par le Concile de Trente.

Il est inconcevable qu’un Pontife Romain puisse en aucune façon honorer la mémoire et l’« héritage » désastreux du plus grand hérétique dans l'histoire de l'Église Catholique. Pire encore, cependant, c’est l'apparente indifférence de François à la condition spirituelle des Luthériens qui sont sans sacerdoce valide et donc sans le Sacrement de la Confession et de la Sainte Eucharistie.

À cet égard, l'audience du 13 octobre, sur lequel j'ai beaucoup écrit ailleurs, est remarquable par cette déclaration de François à son auditoire Luthérien concernant la correcte approche pour les gens qui ne professent aucune religion :

« Que devons-nous dire pour les convaincre ? Écoutez ! La dernière chose que nous devons faire est de dire : vous devriez vivre comme un Chrétien — choisi, pardonné et croissant en vertu [ en italien : in cammino, fig ]. Il ne convient pas [ lecito ] de convaincre quelqu'un de votre Foi. Le prosélytisme est le grand poison contre le chemin de l'oecuménisme [applaudissements] ».

La dénonciation du « prosélytisme » que François comprend clairement comme toute tentative de persuader les autres des vérités du Christianisme, signifierait en pratique l'abandon de l'activité missionnaire de l'Église en faveur d'un « témoignage » vague sous la forme de bonnes œuvres. Si les Apôtres, les grands Saints et les missionnaires courageux qui les ont suivis génération après génération avaient suivi l'avis de François sur la mission de l'Église, l'Église n'aurait jamais converti le monde et aurait bien pu mourir à Jérusalem.

Car, comme Saint Paul enseigne : « Ainsi, la foi vient de ce qu'on écoute la nouvelle proclamée et cette nouvelle est l'annonce de la Parole du Christ ». (Rom. 10 :17) Voilà pourquoi dans son Serment contre le Modernisme — abandonné après Vatican II — le Pape Saint Pie X a exigé que tous les clercs et tous les théologiens Catholiques affirment que la Foi est « un véritable assentiment de l'intelligence à la Vérité reçue du dehors, de l'écoute, par lequel nous croyons vrai, à cause de l'autorité de Dieu souverainement véridique, ce qui a été dit, attesté et révélé par le Dieu personnel, notre Créateur et notre Seigneur ».

Il est, donc, absurde de demander que les Catholiques s'abstiennent de tout effort pour convaincre les autres de la Foi. Mais ce peu de bêtises mises de côté, qu'est-ce qu'on a à faire de la notion que les Luthériens assis devant François dans cette salle d’audience et qui sont privés des Sacrements de la Confession et de la Sainte Communion, soient néanmoins des « choisis, des pardonnés et croissants de plus en plus en vertu » ? Comment peuvent-ils être choisis, pardonnés et croissants de plus en plus en vertu surnaturelle sans les Sacrements que le Christ a institués pour le salut des âmes ? Et s’ils peuvent l’être, alors à quoi servent les Sacrements à quelqu'un ? Ils seraient simplement superflus.

Comme le Concile de Trente l’a infailliblement déclaré :

CANON IV - S I QUELQU'UN dit que les Sacrements de la Nouvelle Loi ne sont pas nécessaires au Salut : mais qu'ils sont superflus ; et que sans eux, ou sans le désir de les recevoir, les hommes peuvent obtenir de Dieu, par la seule Foi, la grâce de la Justification ; bien qu'il soit vrai que tous ne soient pas nécessaires à chaque particulier : qu'il soit anathème.

Mais il semble que, pour François, les Sacrements sont superflus et que les Luthériens sont corrects dans leur hérésie « une fois sauvés, toujours sauvés » — par la Foi seule. Ou bien François croit que les Luthériens possèdent en quelque sorte les Sacrements de la Confession et de la Sainte Communion sans un sacerdoce valide pour les fournir.

Dans un cas comme dans l'autre, nous avons un Pape qui semble penser que l'appartenance à la Sainte Église Catholique est sans importance réelle pour le salut des âmes et que les Luthériens sont sauvés dans des « églises » qui tolèrent, non seulement le divorce, la contraception et l'avortement dans des cas « difficiles », mais aussi l’« ordination » des femmes et le « mariage » des homosexuels.

Que peut-on dire au sujet d’un Pape qui honore Luther plutôt que la Vierge le jour même de l’anniversaire du Miracle du Soleil et qui indique à un auditoire de Luthériens qu'ils peuvent être « choisis » et « pardonnés » sans l'aide de la même Église dont Luther était un ennemi juré ? Nous pouvons dire que nous sommes les témoins de la crise même prédite par Notre-Dame dans le Troisième Secret de Fatima, ce précieux message d'avertissement au monde que le grand Miracle du Soleil qu’Elle nous a obtenu pour nous afin de l’authentifier hors de tout doute. C’est maintenant le temps qu'elle avait prédit.